Entretien avec Samuel Marchand, co-fondateur, du cabinet De Graët Consulting

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Si le cabinet De Graët est et reste depuis sa création un cabinet généraliste, il a étendu depuis quelque temps son champ de vision. A la recherche de candidats sur la zone Grand-Ouest, il intervient aujourd'hui sur l'ensemble du territoire national. Au point d'être présent maintenant à Paris, tout en conservant son siège historique à Nantes. De quoi conserver une activité soutenue en terme de recrutement, dans un contexte réputé pourtant plus tendu. Explications avec un des dirigeants fondateurs du cabinet, Samuel Marchand.

Dans le contexte économique que l'on connaît, le cabinet de Graët est-il un cabinet très occupé ou très préoccupé ?

Bien sûr, c'est difficile de dire que l'on n'est pas impactés par la crise. Le niveau d'exigence de nos clients est encore plus élevé, ce qui nous porte, nous, à être encore plus pointus dans nos recherches de candidats. Comme d'autres cabinets, nous passons des annonces, nous effectuons des recherches dans diverses base de données, nous sommes en contact avec de grandes écoles, mais parallèlement, nous intervenons aussi de plus en plus en chasseur de têtes, qui est notre savoir faire initial et ce aussi bien pour des postes de direction que pour des fonctions intermédiaires.

Quels sont vos terrains d'actions, tant au niveau géographique que sectoriel ?

Historiquement, notre périmètre d'activité est le Grand-Ouest. Le très Grand-Ouest même, puisque nous intervenons aussi en Aquitaine et souvent en Normandie. Mais mécaniquement, de par les relations de confiance que nous installons avec nos clients, nous intervenons aujourd'hui sur la France entière. Parce que nous sommes désormais présents à Paris bien sûr, mais aussi parce que nos clients, qui nous avaient sollicités une première fois pour un poste sur le Grand Ouest, nous confient désormais des missions de recrutement pour des besoins sur le reste du territoire.

Sur quels métiers, quelles fonctions portent les besoins de vos clients ?

Nous sommes depuis notre création un cabinet généraliste. Nous intervenons donc sur un périmètre très large mais trois grands types de fonctions se dégagent. Les fonctions commerciales et marketing tout d'abord ou nous recherchons régulièrement sur des postes de commerciaux, technico commerciaux, chefs des ventes, directeurs des ventes, directeurs commerciaux. Les métiers liés à la production ensuite ou nous intervenons sur l'ensemble des fonctions pour le compte de nos clients industriels : direction de production, maintenance, méthodes, hygiène sécurité environnement...et bien sur bureaux d'études. Enfin il nous arrive également de travailler sur d'autres besoins (informatique, juridique,...) ou dans des secteurs d'activités particuliers tels le Btp, l'univers de la Santé,...

Quel que soit le métier en tout cas, quel que soit le poste, notre premier objectif est de s'imprégner de la culture du client, de la façon dont fonctionne l'entreprise. Avec le soutien d'un seul interlocuteur, on s'attache à mieux connaître l'entreprise. De cette façon, on se montre plus réactif, plus rapide et l'on répond ainsi mieux aux attentes de nos clients et aux doléances de nos candidats.

Et le candidat dans tout ça, est-il plutôt frileux ou audacieux ?

Globalement, le candidat est plutôt frileux comme c'est toujours le cas sur un marché tendu. A nous de le rassurer, le sécuriser dans ses choix. On se doit d'aller plus loin dans la présentation du client, la culture de l'entreprise et d'autres éléments connexes.

Ceci dit, le marché reste tendu. Et pas uniquement parce que les candidats sont frileux, mais aussi parce que l'on est toujours dans le papy boom et les départs en retraites massifs. Alors, on est peut-être sur un rythme de renouvellement moins fort aujourd'hui, mais il y a quand même toujours des postes à pourvoir.

Sauf preuve du contraire, vous êtes le premier cabinet en France à avoir un bilan carbone validé par l'Ademe ; quel est l'intérêt pour une profession comme la vôtre ?

Disons que ce premier bilan carbone 2009 validé par l'Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie (Ademe), est le fruit d'une sensibilité que nous avons en interne. Nous sommes liés d'une part à une société de conseil en développement durable, Terra 21, et d'autre part nous faisons de plus en plus attention à la façon dont nous travaillons et nous déplaçons. Deux exemples concrets : lorsque nous allons voir des candidats, nous nous arrangeons pour grouper les rendez-vous et nous privilégions le train à la voiture. C'est pour nous une question d'éthique, et c'est une démarche que nous essayons de faire passer auprès de nos clients. On ressent d'ailleurs une vraie préoccupation sur cette question du développement durable de leur part.

Maintenant, ce premier bilan carbone est pour nous un point de départ. Il y a encore beaucoup de choses que nous comptons mettre en application dans les prochains mois et nous nous inscrivons à ce titre dans une démarche d'amélioration continue.

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