Entretien avec Stéphane Jutard, Directeur ressources humaines, Cegelec Nord & Est

Publié le 30 janvier 2006 La rédaction Cadremploi

Cegelec est un groupe mondial intégré de services technologiques pour les entreprises et les collectivités. Cegelec réalise près de 2,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires avec 26 000 collaborateurs présents dans une trentaine de pays. Cegelec offre des solutions performantes dans les domaines suivants : énergie, électricité ; automatismes, instrumentation et contrôle ; technologies d'information et de communication ; génie climatique ; génie mécanique.
En France, ce spécialiste a organisé son implantation en 6 filiales régionales. Parmi elles, Cegelec Nord & Est couvre la moitié nord du territoire du Havre à Besançon. Les métiers organisés entre les secteurs Tertiaires, Industriels et Infrastructures sont similaires entre chaque filiale : la proximité avec le client soigneusement entretenu par un réseau d'agences. Présentation avec Stéphane Jutard.

Quelle spécificité Cegelec Nord & Est a développé en contact avec le tissu économique régional ?
Stéphane Jutard - DRH : Nous sommes partenaires de nos clients de façon proche et régulière depuis des années, bien sûr dans le milieu industriel si présent dans nos régions Nord et Est, mais aussi dans le secteur tertiaire qui reste un axe de développement fort. Notre proximité alliée à notre technicité nous assure une reconnaissance claire dans les milieux industriels même dans une période globalement difficile pour ce secteur. Le tertiaire, lui, est plus intéressé par notre capacité de Grand Groupe que nous sommes capables d'offrir sur tout le territoire de notre filiale.Nous sommes dans ce cadre présents sur tous les chantiers et un interlocuteur reconnu des collectivités, et nous développons aussi dans le domaine par exemple de la maintenance des partenariats avec des personnes privées ou publiques.

 

Dans quels projets êtes-vous impliqués pour les prochains mois ?
S. J. : L'avantage de la taille de notre groupe et de notre maillage régionale, c'est que nous sommes impliqués aussi bien sur les gros projets que sur des projets plus petits, courants. D'un côté, notre proximité avec le tissu industriel et tertiaire nous permet d'intervenir sur l'équipement de petites usines, de mairies et autres ; de l'autre, nous sommes impliqués sur des chantiers de plus grandes ampleurs. Présent dans le milieu industriel, par exemple dans des investissements réalisés sur Dunkerque, Le Havre ou en Alsace-Franche Comté ; nous travaillons dans le cadre du plan de développement des hôpitaux programmé dans le nord et l'Est de la France. A Lille, à Strasbourg, nous sommes sollicités par les collectivités publiques, sans oublier de nombreuses affaires moins médiatiques mais primordiales pour nous et nos clients.

 

La diversité de vos clients vous oblige-t-elle à avoir une diversité de vos équipes ?
S. J. : Il est clair que nous ne sommes pas organisés de la même façon pour un projet de 5 millions d'euros comme pour un projet de 100 000 euros. Pour suivre toute la diversité de notre clientèle et des secteurs d'intervention, nous nous structurons pour répondre au mieux à nos clients : notre réseau d'agence déploie des équipes de management, d'études et de réalisation tertiaire ou industriel en différenciant des métiers, donc des Hommes, plus précis si nécessaire (maintenance, infrastructure...). Nous avons aussi une Agence Grands Projets Tertiaires au sein de la filiale, avec des équipes dédiées, qui gère les projets de plusieurs millions d'euros demandant des compétences, une organisation et une logistique adaptée à ce genre d'engagements.

 

Vos profils sont répartis de la même façon : les spécialistes des affaires locales, et les spécialistes des grosses affaires ?
S. J. : Nous essayons plutôt d'adapter les gens en fonction de ce qu'ils aiment, de leur expérience professionnelle, de leurs compétences afin qu'ils se sentent performants et efficaces. Notre taille nous permet d'intégrer tout profil et de l'orienter au sein d'un service qui lui correspond. Certains préféreront la dimension commerciale, relationnelle et technique des petits projets, alors que d'autres se sentiront plus efficaces sur de grands projets où l'organisation, la gestion et la logistique sont des compétences plus déterminantes. Nous embauchons des jeunes diplômés chaque année dont certains sont affectés directement sur les grands projets.

 

Votre rythme de recrutement reste régulier d'une année sur l'autre ?
S. J. : Nous recrutons effectivement annuellement entre 20 et 25 jeunes diplômés et une soixantaine de cadres globalement. Un point d'entrée important chez nous reste le métier de chargé d'affaires, celui qui va voir le client, qui réalise et qui gère jusqu'au résultat une affaire. C'est 2 à 3 ans de formation interne.
En confirmé, par exemple, actuellement, nous cherchons des chefs de projet, capables de mener à bien des contrats de plusieurs millions d'euros, mais aussi des ingénieurs chargés d'affaire pour des contrats d'instrumentation dans l'industrie. Sans oublier la partie tertiaire en très forte croissance.
Parallèlement, nous avons des collaborateurs qui entrent chez nous par la filière Etudes ou encadrement de chantiers (notamment en Grands Projets).
Nous intégrons bien entendus des compétences dans nos fonctions supports type Achats, Ressources Humaines ou Finances.

 

Comment faites-vous pour attirer les talents ?
S. J. : Notre Groupe reste une référence professionnelle incontestable qui facilité la recherche de nos futurs collaborateurs. Notre métier change et évolue, ce qui, porté par notre progression nous amène à recruter régulièrement et de façon exigeante.
En matière de ressources humaines nous arrivons à offrir un accompagnement, une formation, un développement, une carrière alliant des implantations à taille humaine avec une gestion et des perspectives d'un grand Groupe, sans oublier notre présence à l'internationale. Notre politique de mobilité, la diversité de nos métiers, les secteurs d'interventions, la formation continue de nos équipes sont aussi clairement des facteurs attractifs.

 

Zoom sur Stéphane Jutard, DRH de la filiale Cegelec Nord & Est
Stéphane Jutard a débuté sa carrière comme conseiller juridique, spécialisé en droit social, au début des années 90. Il enchaîne ensuite comme DRH à temps partagé, puis devient DRH France, avec une dimension européenne, pour le compte du groupe américain PGI. L'évolution de sa carrière l'amène au cours de l'année 2002 à intégrer Cegelec Nord & Est, filiale territoriale du Groupe Cegelec forte de plus de 2 200 salariés réalisant près de 250 000K€ de chiffre d'affaires. Agé aujourd'hui de 39 ans, Stéphane Jutard apprécie particulièrement le dynamisme, la culture et la capacité d'amélioration de son entreprise.

La rédaction Cadremploi
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