Entretien avec Valérie Carré, Consultante, Cabinet Chantal Baudron

Publié le 27 mars 2007 La rédaction Cadremploi

Chantal Baudron S.A.S a été créé en 1980. Ce cabinet de recrutement abrite deux marques : Chantal Baudron et Electre.
La marque Chantal Baudron correspond au recrutement du middle management. Ce département officie dans trois secteurs en particulier : la mode, le luxe et la beauté, la communication, et les nouvelles technologies de l'information et de la communication communément résumées par l'acronyme NTIC.
La marque Electre concerne plus particulièrement le recrutement de dirigeants, de membres de comité de direction. Ce département abrite également le recrutement de dirigeants investisseurs pour des sociétés de capital risque. Présentation du fonctionnement cabinet et des besoins par Valérie Carré, l'une des 9 consultantes.

 

 

Comment votre cabinet se distingue-t-il sur un marché plutôt concurrentiel ?
Valérie Carré : Nous avons une réelle culture de l'évaluation, et nous nous en donnons les moyens. Parmi notre équipe de consultants, la moitié est de formation psychologue. Nous avons donc vraiment à coeur d'évaluer d'un côté le profil du candidat, et de l'autre la culture de l'entreprise et ce qu'elle recherche.
Nous avons aussi pour nous l'expertise métier. Nous travaillons avec des clients depuis 10 ans, et c'est en travaillant nos relations avec eux que nous nous sommes forgés une solide connaissance des secteurs. Connaissance que le cabinet a su faire évoluer au fil du temps, au fil des conjonctures.
Cette culture de l'évaluation, associée à notre réelle maîtrise des métiers et secteurs pour lesquels nous recrutons, est le fruit de notre expérience de 25 ans.

 

Quelles sont les règles que vous vous imposez dans le processus de recrutement ?
V. C. : D'une part, il y a la volonté d'enrichir en permanence notre connaissance des métiers que l'on vient d'évoquer. Mais d'autre part, il y a l'écoute. De l'entreprise bien sûr, mais bien évidemment aussi du candidat. Pour chaque entretien d'évaluation que nous réalisons, notre objectif est de sortir de cette rencontre en ayant bien compris le candidat. Autrement dit, il s'agit pour nous de cerner précisément son parcours, son profil, ses attentes de manière à lui proposer le poste le plus en adéquation avec lui et l'entreprise pour laquelle nous recrutons. Et nous prenons pour ça le temps qu'il faut, entre une heure et une heure trente en moyenne, pour bien comprendre les motivations.
La grande règle que nous nous imposons aussi évidemment, c'est le respect absolu de la confidentialité. Mais ça, c'est un critère incontournable dans notre métier.

 

Au-delà de l'entretien, faites-vous aussi passer des tests ?
V. C. :  Nous n'avons pas forcément recours à des tests. Si nous le faisons, c'est sur demande expresse de nos clients. Nous pouvons être amené par exemple à réaliser une analyse graphologique qui pourra apporter un éclairage nouveau. En aucun cas, cette analyse ne prévaut sur le reste. C'est un indicateur, mais pas un élément de choix déterminant. Encore une fois, ce qui compte beaucoup chez nous, c'est l'évaluation du candidat par l'entretien, la discussion, l'échange.

 

Quelles sont les demandes de vos clients ?
V. C. :  Nous intervenons à tous les niveaux du middle management, des postes de direction de magasin jusqu'à des postes de direction de réseaux. A cela s'ajoute des fonctions marketing comme des postes de chefs de produit et de direction des achats. Pour ce qui est de la mode, nous sommes mandatés pour des postes de stylistes et de directeurs de collection. Il y a aussi les métiers de logistique et de l'approvisionnement, la gestion du flux entre l'entrepôt et le magasin pour une bonne gestion des stocks. Ce secteur est stratégique au coeur de l'entreprise, et est en plein développement.

 

Le recrutement est-il tendu en cette première période de l'année 2007 ?
V. C. :  La dynamique observée en 2006 se poursuit. Les entreprises ont besoin notamment de compétences techniques fortes, par exemple pour les métiers d'acheteurs.
Mais au-delà de ça, à partir du moment où les gens sont bien dans leur poste, il faut que la proposition soit à la hauteur de leurs espérances. Les personnes peuvent être intéressées, mais pas à n'importe quel prix. On n'est pas dans une approche où le candidat peut dire oui ou non, tout de suite.
Ce qui compte pour beaucoup, c'est le poste et ce que ça peut apporter. Après intervient la localisation géographique, ensuite les aspects liés à l'équipe et la culture d'entreprise. La rémunération n'en est pas moins importante, mais ce n'est pas le seul critère.

 

Zoom sur Valérie Carré
Comme ses autres collègues au sein du cabinet, Valérie Carré a suivi une formation psy sanctionnée par un diplôme de psychologue praticien. Elle entame sa carrière en 2001, au sein du groupe Bon Marché. En 2002, elle rejoint le groupe Etam. C'est finalement 5 ans plus tard qu'elle intègre le cabinet Chantal Baudron S.A.S.

La rédaction Cadremploi
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