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À force d’aider vos collègues, vous risquez le burn-out

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Mathilde Hodouin

18/09/2017

Bienveillance et esprit d’équipe sont des qualités recherchées par tous les employeurs. Mais une fois en poste, il faut penser à se montrer égoïste. Question de survie.

Combien de fois par jour êtes-vous interrompu par un collègue qui a besoin de votre aide ? Vous n’arrivez pas à calculer… c’est mauvais signe. Car à force d’être sollicités, les salariés risquent l’épuisement. D’après une étude américaine*, un collaborateur ne devrait pas s’interrompre pour aider les autres plus de 2 à 3 fois dans une même journée. Les managers et  les personnes à caractère très sociable sont particulièrement concernés par ce problème.

 

Frustration et ressentiment

Les interruptions constantes, que l’on s’impose pour aider convenablement un collègue, finissent par provoquer de la fatigue mentale, mais aussi des sentiments de frustration et de colère envers les collaborateurs jugés incompétents. L’épuisement mental perturbe ensuite les performances de celui qui accorde son aide, prévient le professeur de management Russell Johnson, auteur principal de l’étude.

 

4 attitudes pour sortir du cercle vicieux

Mais l’étude ne s’arrête pas à ce constat assez effrayant, elle propose aux bons samaritains de l’entreprise d’adopter quatre attitudes pour ne pas se faire anéantir par la vie en open space :

- Apprendre à dire non. Il faut, évidemment, expliquer poliment la raison du refus. Et si vous invoquez un manque de temps, proposez un créneau qui vous arrange. Vous éliminerez ainsi les plus pressés.

- Rediriger votre collègue vers quelqu’un ou indiquez lui où trouver la réponse.

- Montrez que vous n’êtes pas disponible, par exemple en portant des écouteurs.

- Accordez-vous des pauses.

 

*Étude menée par l’université du Michigan auprès de 68 salariés avec un profil « pro social » (prompts à aider les autres), et publiée dans la revue Journal of Applied Psychology.

7

commentaires

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Sandrine

22/09/2017

à 22:20

Aider : "oui!". C'est quand même essentiel sinon le monde professionnel serait totalement invivable. Bémol néanmoins. Depuis que je travaille avec une collègue égoîste, qui se plaint toujours et n'aide jamais alors que nous l'avons tous formée à son arrivée il y a 5 ans, j'ai appris à dire non à ce type de personnalités. Aujourd'hui je continue à aider et à me rendre disponible pour les collègues sympas et eux-mêmes disponibles pour les autres. Quant aux égoîstes, qu'ils restent entre eux!!!

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Anthony

20/09/2017

à 11:34

L'article dit qu'on l'on peut aider 2 à 3 par jour, c'est déjà pas mal.Vos remarques seraient justifiées si l'article indiquait de ne jamais aider quelqu'un, là oui ça propagera l'égoïsme, je trouve que 2 fois c'est pas si mal...

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Hanine

23/09/2017

à 22:25

Dans mon travaille j'ai toujours considéré que aider les autres collègues est une tache parmi les taches qui me sont confiées et pour moi c'est une de mes valeurs au travail que je considérait essentielle pour vivre dans une ambiance d'équipe bien soudée....jusqu'au jour où j'ai appris la grande leçon: Il y avait un collègue qui en profitait pour s'approprier le bon travail fait..pour prendre le dessus au détriment des efforts de l'équipe..résultat il a été nommé back up de l'équipe....aider les autres oui mais ne pas leur servir de "levier" pour prendre le dessus....

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Elinas

20/09/2017

à 11:09

J'ai été salarié dans plusieurs entreprises, et l'entraide a toujours été au coeur de ma façon de travailler. En tant que manutentionnaire, chauffeur-livreur, il était crucial de pouvoir compter les uns sur les autres pour les livraisons lourdes. Lorsque j'ai travaillé dans l'administratif, j'épaulais les plus âgés sur les questions informatiques qui les dépassait, et ils me rendaient la pareil sur un autre champ de compétence. L'esprit d'équipe, ce n'est pas "les autres qui comptent sur nous", c'est compter les uns sur les autres. Il n'y a pas d'erreur à aider les autres durant le travail, la seule erreur, c'est de continuer à les aider si le schéma est unilatéral. Avant de proner l'égoïsme, il faut aller plus loin dans la recherche. Pas seulement constater une fatigue à l'aide aux autres, mais plutôt la raison cachée derrière cette fatigue. Parce qu'en cas d'entraide plutôt que simple aide unilatérale, on a une équipe productive. L'égoïsme dans l'entreprise entraîne le mépris, la jalousie et la compétition, et au final, c'est tout aussi malsain qu'un burn out.

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En réponse à Elinas

LN

21/09/2017

à 06:24

Merci pour cet artîle.
Je suis sollicitée plusieurs fois par jour par les juniors de l'équipe, je pourrais dire non, mais cela serait perçu comme de l'égoïsme qui n'est pas attendu dans l'open space puisque c'est sensé favoriser la communication au détriment de la concentration ! Ma solution est l'isolement en salle de réunion ! C'est difficile de refuser de répondre même si la plupart du temps la personne aurait pu se débrouiller toute seule, la jeune génération ne cherche pas beaucoup, n'aime pas être bloquée et veut toujours une solution rapide : c'est la génération Google ! Il faut s'adapter, même si ça prend sur les nerfs !

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NG

19/09/2017

à 21:03

Bonjour, Je trouve ces conseils débiles et l'article creux. C'est comme cela qu'on développe et entretien le fonctionnement en silo, qu'on propage l'égoisme en entreprise. Et le résultat c'est que la personne qui n'est pas aidée se retrouvera elle-même en burn-out ! La bonne solution est d'aider la personne à identifier un moyen de trouver la réponse à ses questions : son manager qui l'aide, un binôme qui transmet du savoir, une formation pour acquérir les compétences manquantes etc

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FRED

19/09/2017

à 18:49

Baser de tels écrits sur une simple étude regardant 68 salariés est il vraiment "pro"?. Vous me semblez généraliser bien vite les choses. N'avez vous pas l'impression de remettre en cause la notion de collectif, d'équipe, d'entre-aide en vantant les mérites du "moi d'abord" et de l'égocentrisme ? En outre vous parlez de "question de survie" pour accentuer le trait..Ne croyez vous pas qu'il faudrait plus de mesure dans vos conseils ou ceux que vous répercutez..?

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