1. Accueil >
  2. Actualités >
  3. L'actualité de l'emploi >
  4. Gamification du recrutement : qu’en pensent les candidats ?

Gamification du recrutement : qu’en pensent les candidats ?

gamification-du-recrutement--quen-pensent-les-candidats--

Sylvie Laidet

06/05/2018

Région Ile-de-France,Région Rhône-Alpes

Escape game, hackathon, serious game, jeu de piste… Pour attirer les candidats, les entreprises recourent de plus en plus au jeu dans le parcours de sélection. L’avis de 3 candidats sur l’utilisation d’outils ludiques dans les process de recrutement.

Un escape game chez Sopra Steria

Thibault Garzetti a participé à un escape game durant le processus de recrutement chez Sopra Steria. Il est actuellement en stage de fin d’études chez Sopra Steria Banking.

Son avis sur l’événement

« Cet escape game est une bonne initiative. Il détend l’atmosphère dans le cadre de journées de recrutement. Il facilite le premier contact aussi bien avec les autres participants qu’avec les équipes de recrutement de l’entreprise via le feedback. Ce jeu reflète également une volonté de renvoyer une image de modernité et de se démarquer de la concurrence bien que ce soit une pratique qui se démocratise de plus en plus. »

Rester soi-même ou jouer un rôle ?  

«  Le démarrage n’est pas facile car on ne connait pas ses partenaires, leurs capacités et leur manière de fonctionner mais une fois le jeu lancé chacun a fait de son mieux pour gagner la partie !  J’ai également joué le jeu lors de la deuxième session en me concentrant sur des énigmes que je n’avais pas résolues la première fois. Même si l’escape game ne fait pas partie du processus de recrutement, on reste en présence d’observateurs et de recruteurs de l’entreprise. Donc, je n’imaginais pas m’y comporter comme avec des proches. J’ai également essayé d’avancer de manière plus positive et collective que ce que je pourrais faire avec des proches. Néanmoins la course contre la montre fait ressortir certains traits de caractères que l’on ne peut pas cacher même en étant un excellent acteur ».

Les compétences évaluées
« Les recruteurs prennent des indications sur les forces de chacun et la manière de penser ou d’aborder un problème. Ils essaient également de repérer certaines qualités potentielles de travail en équipe, d’aptitudes à communiquer, de leadership et observent si le candidat est force de proposition. C’est l’aspect humain qui est principalement évalué ».

 

Serious game collectif sur le campus de Grenoble Ecole de Management

Dalia Hariate a participé au serious game collectif organisé par Grenoble Ecole de Management sur son forum « Recruter autrement » et y a décroché un stage chez Extia. Elle est actuellement en 2e année du programme Grande école de GEM

Son avis sur l’événement

« Le jeu est intéressant car il permet au recruteur de voir in situ la façon dont le candidat se comporte et travaille. En effet, dans des situations telles que celles à laquelle nous avons fait face lors du serious game, le candidat ne peut pas se cacher derrière des mots et on peut réellement voir son comportement sur le terrain. Cela me parait beaucoup plus proche de la réalité qu'un entretien où il est facile de tromper le recruteur sur sa façon d'être ». 

Rester soi-même ou jouer un rôle ?  

« Difficile de mentir sur soi-même lors de ce type de session. Donc non, je n'ai pas joué de rôle, au contraire le recruteur a pu voir ma vraie façon de travailler et de me comporter en groupe ». 

Les compétences évaluées
« Le recruteur cherche à savoir comment le candidat réagit aux situations de stress, où le temps est compté. Il essaie également de comprendre comment le candidat se comporte en groupe et quelle place il prend, s'il a davantage un profil de leader ou s'il est plutôt dans la réflexion ».

 

Jeu de piste et escape game chez Scaleway

Marie-Aude Maréchal, 42 ans, a participé à un jeu de piste pour trouver l’adresse de Scaleway et à un escape game au sein de l’entreprise. Elle y a décroché un stage de 3 mois. Elle est actuellement en master 1 Transport et logistique internationale

Son avis sur l’événement

« C’est un jeu en deux parties. D’abord, pour se rendre à la journée de recrutement, chaque candidat doit se débrouiller pour trouver l’adresse des locaux. Après une requête infructueuse sur la page Facebook de Scaleway, j’ai cherché, et trouvé sur Google. Ensuite, en arrivant, on retire ses chaussures pour enfiler des chaussons – le bâtiment est classé – et, après une rapide présentation de la journée, on enchaine avec un escape game d’une heure en équipe. La pause déjeuner se déroule au milieu de tous les collaborateurs de l’entreprise, c’est donc l’occasion de poser des questions. L’après-midi, on enchaine les tests et les entretiens. En fin de journée, on sait si on est retenu ou pas. Même si la journée est très intense, j’ai apprécié le côté ludique de ce processus mais surtout la réponse rapide. C’est un gain de temps pour tout le monde. »

Rester soi-même ou jouer un rôle ?  

« Même si je postulais pour un stage, j’ai joué le jeu à fond, je suis restée moi-même sans essayer de dissimuler quoi que ce soit de ma personnalité. Une stratégie visiblement gagnante car on a réussi à sortir au bout de 50 minutes et j’ai décroché mon stage ».

Les compétences évaluées
« Avec ce type d’initiatives, les recruteurs décèlent rapidement qui a l’esprit d’initiative ou pas et qui a du leadership. C’est aussi l’occasion pour eux d’apprécier notre capacité à travailler et décider ensemble ».

 

1

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

marteena

08/05/2018

à 12:55

Il y a deux approches. Soit c'est un processus innovant qui permet de recruter chèrement des personnes dotés d'une fibre humaine s'étant perdue, et dans ce cas, la strate managériale a du subir cette stricte sélection pour atteindre l'exemplarité. Soit c'est une manière de se faire de la publicité à bon compte pensant que les candidats n'ont que ça à faire dans leurs recherches... de stage. Qu'est-ce que ça dot être pour un CDI : un exercice militaire pour mesurer l'engagement, la solidarité avec les collègues dans l'épreuve et l'émotion ?

Dans les deux cas, il y a peu d'évaluation des compétences pratiques. La fâcheuse tendance à vouloir humanifier la relation au travail et donc à vouloir être l'espèce de chef de projet qui va tout superviser, tout déléguer pour finalement ne plus avoir à faire, on en arrive au point où il n'y a plus personne pour exécuter le travail planctonique de base.

Gageons que ces personnes ont décroché des conditions favorables, car vous savez, c'est l'humain qui prime ici. Vos prétentions, si demandées, vous pouvez les remballer. Tout le monde est pareil et s'aime.

> Répondre

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte