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Growth hacker : le nouveau métier star du digital

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Quentin Velluet

17/11/2016

Nouveaux magiciens du marketing, les growth hacker sont les chouchous des start-up en recherche d’une croissance rapide. Mais quelles compétences et quelles missions se cachent derrière ce métier peu connu qui commence à intéresser aussi les grandes entreprises ?

Il y a le mot hacker dans l’intitulé, pourtant il ne désigne pas les fameux pirates du web. La mission principale des growth hacker ? Analyser et comprendre la mécanique des entreprises, des produits et des clients, afin de mettre en place des techniques marketing ingénieuses, censées booster la croissance en un éclair. Identifié en octobre 2016 comme transversal et émergent, par l’association Interactive Advertising Bureau (IAB)* et cantonné jusque-là aux petites entreprises du numérique, le métier se démocratise et commence à attiser la curiosité des grands groupes.

De la bidouille organisée

Le growth hacking voit le jour vers 2010, chez des start-up désargentées comme Dropbox ou Airbnb qui cherchent à se faire connaître à moindre coût. Le manque de fonds pousse donc les collaborateurs les plus malins à être créatifs et rivaliser d’ingéniosité pour attirer, retenir et fidéliser les clients. Relance de mails automatique, inscription par parrainage, aspiration des données de profils LinkedIn pour une création de base de données moins chère… Certaines techniques de growth hacking sont parfois à la limite du cadre légal. D’autres sont plus basiques, comme celle qui consiste à insérer une image du « Chat Potté », personnage du film d’animation Shrek, dans un mail de relance. Comment ne pas craquer ?

 

Curiosité et compétences transverses

Mais depuis 2010, les méthodes se sont technicisées. Pour dégoter la bonne idée, il faut désormais savoir toucher à tout et être très curieux : « Je fais beaucoup, beaucoup, beaucoup, de veille », insiste François Van Laeys, growth hacker chez Controletechniquegratuit.com. C’est par les forums comme Growthhacking.fr et les blogs spécialisés comme Deux.io qu’il a appris tout ce qu’il sait.

Il avoue ne pas savoir coder, pourtant, les compétences techniques comme la maîtrise des langages informatiques ou le traitement de données est bien ce qui différencie un growth hacker d’un profil webmarketing plus traditionnel. Ce que confirment Hugo Geissmann et Stéphane Coussement, respectivement co-fondateur et associé de Thiga, une agence spécialisée en product management et growth hacking : « Alors que les webmarketteurs s’occupent de l’image produit ou de l’analytics, le growth hacker, lui, fusionne les deux. Il doit avoir en plus, des compétences techniques lui permettant de lire les données, les interpréter et en parler avec les développeurs pour agir rapidement sur le produit ». Logique, donc, que ce marketteur augmenté, bénéficie de rémunérations plus élevées : de 32 000 à 38 000 euros brut par an pour un profil junior, de 38 000 à 45 000 pour un confirmé et jusqu’à 65 000 pour un senior**.

>> À lire aussi : Marketing-communication : quels profils séduisent les entreprises qui recrutent ?

Business et empathie

Aux compétences techniques et digitales, s’ajoutent les connaissances business : « Le growth hacker a une vision complète du parcours d’achat d’un client et teste des choses à chacune de ses étapes », souligne Julien Le Coupanec, growth hacker chez The Family, une entreprise qui finance et accompagne les start-up. Les bonnes capacités d’analyse de l’environnement économique de l’entreprise, de son modèle d’affaires et une bonne compréhension du produit font donc partie du bagage nécessaire pour intégrer le métier. Reste que pour Julien Le Coupanec, qui a l’habitude de conseiller les start-up, il n’y a pas de profil type, puisque chaque entreprise a sa singularité.

Et pour s’adapter aux caractéristiques de chacune, un brin d’humanité n’est pas de trop : « La principale compétence relationnelle que peut avoir un bon growth hacker c’est l’empathie, explique Julien Le Coupanec, parce qu’elle permet de se mettre plus facilement à la place du client et de savoir comment il se comporte ». Derrière un titre de poste à la mode, il y a donc aussi un état d’esprit.

 

*Étude : la transformation des métiers du marketing & de la communication, IAB, octobre 2016.

**Étude de salaire des métiers webmarketing 2015, Urban Linker. Données recueillies en Ile-de-France.

 

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commentaires

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Sébastien

22/11/2016

à 16:59

Article intéressant! Il serait par la suite judicieux de connaître led entremrises qui recrutent le plus ce profil de compétenced

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toto

18/11/2016

à 13:36

bientôt, accompagné d'un handicapé en fauteuil roulant comme dans "bienvenu chez les CHTIs (au fait, ils sont flamands en vérité)!

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