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L'impression 3D est peut-être faite pour vous et elle recrute !

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Imene Besbes

05/07/2019

Des pièces d’avion, de voiture, de la peau ou même... un cœur humain. L'impression en 3 dimensions a fait des progrès considérables au cours des cinq dernières années. Avec un marché estimé à 2,7 milliards de dollars en 2019, ce secteur qui est l’un des moteurs de la 4e révolution industrielle sera peut-être votre prochain employeur. Car il recrute des cadres, et pas que des ingénieurs !  On vous explique pourquoi il est temps de vous intéresser à l’impression 3D, surtout si vous cherchez à vous reconvertir. 

Une nouvelle technologie

On en a fait du chemin depuis la découverte de Gutenberg. Aujourd’hui, on n'imprime plus seulement à l'encre mais aussi à partir de matériaux plastiques, de poudre d'alcool, de caoutchouc et même... de tissus humains. Pour être précis, utilisons les bons termes : le procédé de création en 3D est appelé fabrication digitale. Pour faire simple, ce processus débute par la modélisation 3D de l’objet à imprimer. Les données sont ensuite transmises à l'imprimante qui va se charger de tisser sa toile. Cette dernière étape est appelée fabrication additive. Les chercheurs estiment que ces techniques sont deux fois plus performantes, tous les ans. « Cette technologie de pointe permet à l'industrie d'être plus créative. On peut créer des objets autrefois trop complexes à réaliser voire impossibles », s'enthousiasme Alexandre Martel, fondateur de 3Dnatives, le premier média spécialisé sur le sujet. 

… qui accomplit des exploits

L’impossible aujourd’hui promet donc d’être possible demain. Et pour preuve, en avril dernier, le premier cœur à base de tissus humains a été imprimé en Israël. Oui, vous avez bien lu. Imprimé. Même si le cœur ne dépassait pas la taille de celui d’un lapin, l’humanité est donc désormais capable d'imprimer des organes humains. Dans un registre moins démiurgique, d’autres recherches devraient nous simplifier le shopping, prédit Nicolas Grimmer, designer et formation en fabrication digitale : « Il suffira de choisir un modèle et de scanner notre corps afin d'imprimer à nos mesures l’article convoité. »

Il faut des talents qui pensent les objets, les modélisent, les créent et les vendent.

Un secteur qui ne recrute pas que des ingénieurs

Mais pour en arriver là, l’écosystème de la fabrication digitale doit renforcer ses rangs. Donc recruter les talents qui lui manquent. L’ingénieur reste le principal dresseur des machines, mais il est loin d’être le seul. Il faut des talents qui pensent les objets, les modélisent, les créent et les vendent.  Les fabricants et distributeurs d'imprimantes ainsi que les services d'impression sont bien sûr concernés au premier chef mais ce ne sont pas les seuls. D'autres secteurs industriels, comme l'automobile ou l'aéronautique, continuent de renforcer leurs effectifs. L’industrie dentaire aussi ne jure que par cette technologie pour sa production de gouttières sur-mesure. Son marché devrait atteindre une valeur de 9,5 milliards de dollars d’ici 2027, selon un rapport publié par le cabinet américain SmarTech Publishing. 

 

« L'offre est en perpétuelle création tout comme les performances de l'impression. Les entreprises ont besoin de se projeter sur le long terme, » affirme le fondateur de 3Dnatives.

C’est pour cela que 80 % des offres d’emploi sont des CDI

Voici quelques exemples de postes recherchés :

  • Techniciens en automatisme, en robotique 
  • Architectes 
  • Ingénieurs support client ou robotique 
  • Modeleurs 3D, designers 
  • Fab manager, forgeur numérique 
  • Technologue créatif   
  • Growth hackeur 
  • Spécialistes marketing 
  • Chargé d’affaires/ d’études
  • Technicien SAV

 

Des opportunités de reconversion professionnelle

Les profils qui baignent dans les nouvelles technologies et l’ingénierie auront plus de facilité et de choix en termes de postes et de carrière. Chez Xtreee, les nouveaux embauchés ont tous des profils scientifiques mais ils sont tout de même formés dès leur arrivée aux spécificités de la maison. Cette entreprise qui fait de l’impression en grande dimension pour l’habitat, la voirie ou encore le mobilier urbain, n'embauche que des profils déjà expérimentés. « Nous avons des architectes, des ingénieurs civils, des docteurs en matériaux ou en robotique par exemple », témoigne Alain Guillen, co-fondateur de l’entreprise. 

Et les autres profils ? Les littéraires, les marketeux, les artistes ou encore les économistes peuvent aussi se former et tenter leur chance. Pour un apprentissage en douceur, des fablab mettent à disposition des machines et le savoir de professionnels. « En quelques heures, je peux former des gens et les rendre autonomes. Il n'y a pas besoin d’un diplôme d’ingénieur. Il y a différents niveaux de fabrication, mais le plus important est de savoir organiser ses idées, plus que de connaître la technologie en elle-même », assure Nicolas Grimmer.

Certains milieux restent tout de même plus difficiles d’accès, comme l’impression biomédicale qui nécessite une fine expertise pour pouvoir mener les recherches en laboratoires.

La solution de l'auto-formation

Pour encore plus d’autonomie, il est possible d’investir dans une petite imprimante et de se former par le biais des tutoriels video. Des youtubeurs de la fabrication digitale comme Heliox (30 000 abonnés) ou Peanut3D (201 000 abonnés) se sont formés eux-mêmes en suivant des chaînes YouTube.

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