1. Accueil >
  2. Actualités >
  3. L'actualité de l'emploi >
  4. [La semaine de l’emploi] Entre rire, dormir ou travailler, il faut choisir

[La semaine de l’emploi] Entre rire, dormir ou travailler, il faut choisir

la-semaine-de-lemploi-entre-rire-dormir-ou-travailler-il-faut-choisir-

Quentin Velluet

29/04/2016

Cette semaine, on nous a dit qu’il fallait rire et dormir au bureau. Pendant ce temps-là, des sous-marins créaient des emplois en France, et la Silicon Valley s'employait à en détruire.

Est-ce l’approche imminente des beaux jours ? Mais cette semaine, les médias ne nous ont pas incités à travailler ! Ce lundi, rire et bonne humeur étaient de mise dans les colonnes du Monde. Le quotidien nous a embarqués dans les locaux de deux entreprises qui mettent la plaisanterie au centre du bien-être des salariés. À tel point que chez l’une d’elles, la blague qui ne fait rire personne coûte 20 centimes… Bon pour la motivation, pour relativiser et pour se détendre, « l’humour permet [aussi] de renforcer le lien social et donc d’améliorer l’ambiance au sein de l’entreprise », relève dans l’article David Autissier, professeur à l’université de Paris-Est-Créteil et spécialiste de l’humour au travail. D’accord pour le rire, mais comme pour le travail, il faut savoir s’arrêter.

En parlant de pause, il semble que L’Express n’avait pas non plus très envie de s’y mettre mardi. L’hebdomadaire a relayé un rapport du think tank Terra Nova sur le sommeil des actifs qui prévient que notre sommeil serait menacé par le stress et les horaires décalés ou de nuit. Travailler ainsi pourrait favoriser l’augmentation des risques cardiovasculaires ou encore le cancer du sein. Rien de nouveau, mais comment lutter ? Avec des siestes bien sûr mais aussi l’instauration de période d’activité calme après manger par exemple, où les salariés seraient invités à reprendre en douceur, dans le silence et la lumière tamisée.

Au même moment, d’autres préféraient zapper le roupillon pour décrocher « le contrat du siècle ». C’est Jean-Yves le Drian qui l’a annoncé mardi matin au micro d’Europe 1 : la vente de 12 sous-marins pour la bagatelle de 34 milliards d’euros à l’Australie, pourraient créer des milliers d’emplois en France et notamment au sein du groupe de construction navale DNCS, vainqueur de l’appel d’offre. Un revirement de situation pour cette entreprise semi-publique qui annonçait en septembre 2015, 1 000 suppressions de postes dans les trois années à venir à cause notamment des Mistral non livrés à la Russie.

En Californie, ce ne sont pas des préoccupations géopolitiques qui menacent l’emploi mais plutôt une mesure paradoxalement favorable aux salariés : l’État fédéral va remonter le salaire horaire minimum à 15 dollars, nous informe Le Temps. Une annonce qui fait les choux gras des plus cyniques innovateurs de la Silicon Valley : « Clairement cette augmentation du salaire minimum est une bonne nouvelle pour nos affaires », se réjouit l’un d’eux, voyant déjà l’automatisation remplacer certains métiers. Car plutôt que de rire ou de dormir, les robots, eux, préfèrent travailler…

2

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Beba

04/05/2016

à 09:10

Des milliers d'emplois ?!? Sans être réac, vous oubliez un point important, la construction se fera en Australie.. Certes cela va surement créer des emplois "support", mais pas des "milliers"..

> Répondre

Beba

03/05/2016

à 17:56

Des milliers d'emplois ?!? Sans être réac, vous oubliez un point important, la construction se fera en Australie.. Certes cela va surement créer des emplois "support", mais pas des "milliers"..

> Répondre

+