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Patrons de PME : stressés, pressés… mais fiers !

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Michel Holtz

15/04/2014

On les pensait seulement obnubilés par la crise, et la menace du dépôt de bilan (près de 62000 en 2013). Mais c’est surtout le manque de temps et le manque d’accompagnement qui obsède les dirigeants d’entreprises.

Les patrons de TPE et PME, interrogés par l’Ipsos pour American Express* ne sont pas aussi déprimés que ce que l’on pourrait croire. Certes, 37% d’entre eux décrit son état d’esprit au quotidien par le terme « stress », mais il n’est pas aussi pesant selon que l’on dirige une très petite entreprise (TPE) ou une moyenne (PME). Dans le premier cas, la situation économique compliquée fait stresser 39% des boss. Alors que les seconds semblent beaucoup plus détendus, puisque seuls 28% d’entre eux avouent leur anxiété.

Et malgré cela : pas de regret ! Les patrons de boites importantes, tout comme les indépendants des professions libérales choisiraient le même parcours si c’était à refaire à une quasi-unanimité (respectivement 92 et 91%).

Les entrepreneurs fiers de leur liberté

L’optimisme semble donc de mise, et même s’il est moins élevé chez les petits patrons, il reste majoritaire. De plus, les uns comme les autres se déclarent libres et fiers. Fiers de créer des emplois, pour 84% d’entre eux, et libres, parce qu’entrepreneurs. Un choix auquel ils sont 70% à ne vouloir renoncer pour rien au monde. Ils ont la banane, et même la fameuse rengaine franco-française du « salaud de patron » ne semble pas les toucher outre mesure. Les dirigeants de TPE pensent plutôt que le grand public les voit comme des pros qui manquent de soutien. Par contre, 60% des patrons de PME de 50 à 249 salariés estiment être perçus comme des privilégiés.

Des journées trop courtes pour développer l'entreprise

Reste que, petits ou grands patrons se plaignent de concert du manque de temps. Un manque précisément estimé à 3h18 par jour. Et si les petits voudraient rajouter 3h30 à leur quotidien, les grands se contenteraient volontiers de 2h18 supplémentaires. Pour quoi faire ? De la recherche principalement. De financements, de nouveaux collaborateurs et de nouveaux marchés. Leur journée est occupée par la routine, le temps qu’ils n’ont pas, ils voudraient le consacrer au développement.

Michel Holtz © Cadremploi.

*Enquête réalisée par l’Ipsos pour American Express auprès de 401 patrons de TPE-PME, du 21 au 23 mars 2014.

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