Le TGV Tours-Paris au prix du RER

Michel Holtz

Des abonnements TGV entre Tours et Paris à peine plus chers qu'un Pass Navigo 6 zones (grande banlieue). Mais aussi des trajets depuis Orléans, Blois ou Vendôme à des tarifs de métro.

C'est ce que proposera la Région Centre dès le 1er janvier à tous les salariés « navetteurs » qui empruntent quotidiennement cette ligne. Une manière futée d'attirer vers la province des parisiens en mal de verdure. « Et surtout, d'aider financièrement les salariés habitant déjà la région pour qui le budget transport est en hausse constante, quelque soit leur destination », explique Pierre-Alain Roiron, président de la commission des transports au Conseil régional.

Cette aide publique, qui représente près de 6 millions d'euros par an, permet à la collectivité d'inciter ses administrés à la recherche d'un emploi à s'aventurer vers le premier bassin français en la matière : l'Île-de-France. Car le temps de transport en TGV entre la gare de Tours et Paris-Montparnasse ne dépasse pas 58 minutes. Certains trajets en RER sont plus longs (et moins confortables). Plusieurs milliers d'exilés effectuent déjà ce trajet chaque jour, mais le prix de l'abonnement mensuel, plus de 500 euros, est de nature à rebuter ceux qui rêvent des châteaux de la Loire, sans jamais avoir osé sauter le pas.

Reste que si la région fait un effort substantiel pour faciliter la vie des navetteurs, la SNCF ne fait qu'en tirer bénéfice sans bourse délier. Car, comme le rappelle Jean-Michel Bodin, vice-président de la Région chargé des transports, « un train qui emporte 600 ou 900 passagers, ça ne coûte pas plus cher à faire rouler ». Mais ça rapporte plus d'argent qu'un train qui en transporte moins.

Michel Holtz © Cadremploi.fr

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