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Le vrai/faux sur les cadres en 2016

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L'actualité de l'emploi

Dans son étude réalisée avec l’Ifop, Cadremploi dresse le portrait-robot du cadre en 2016. L’occasion de démêler le vrai du faux d’un statut plébiscité à 94 % par ses bénéficiaires.

Ils sont de plus en plus nombreux. En 2014, la France comptait 4,5 millions de cadres, un chiffre qui, selon l’Insee, a doublé depuis 1990 et porte à près de 16 %, la part des cadres dans la population active du territoire métropolitain. Pour mieux les cerner, Cadremploi et l’Ifop ont interrogé plus de 1 000 cadres français. L’occasion de valider ou de réfuter les idées reçues sur une catégorie qui ne connaît que 4,4 % de taux de chômage. Alors un cadre en 2016, c’est quoi ?

Un responsable d’équipe : plutôt faux

Selon les résultats de l’étude, seulement la moitié des cadres se considère comme manager et 54 % ont des responsabilités managériales. Lorsqu’ils sont effectivement managers, près de la moitié a moins de cinq personnes à gérer. Ils se voient plus majoritairement comme des « experts » (74%) et des « chef de projets » (62%)

Majoritairement des hommes : vrai

En 2013, ces messieurs étaient encore 64 % à truster les postes cadres. Mais la féminisation du statut est une tendance qui progresse : en 2016, 36 % des cadres sont des femmes, c’est 6 points de plus qu’en 2002.

Travailler plus que la moyenne : vrai

Loin de la durée légale de 35 heures, un cadre travaille en moyenne 42,5 heures par semaine. Pire ou mieux – selon ses convictions –, 37 % des cadres interrogés déclarent travailler plus de 45 heures chaque semaine.

C’est être toujours en déplacement : plutôt faux

Si 44 % des cadres déclarent effectivement réaliser des déplacements professionnels au moins une fois par mois, la grande majorité ne le fait qu’en France (78 %) et sur une seule  journée. Loin d’être des globe-trotters, les cadres ne parcourent pas non plus le monde pour leur travail : seulement 8 % sont amenés à se déplacer au moins une fois par mois à l’étranger.

Un être hostile à la transformation numérique : faux

Les cadres salariés n’ont pas peur d’être remplacés par les robots. Alors que 51 % jugent que la transformation numérique a des effets importants sur leur poste, 75 % sont convaincus de son effet positif sur leur efficacité au bureau.

Quelqu’un prêt à tout sacrifier pour son boulot : faux

S’ils sont prêts à  bouger plus, un tiers d’entre eux jugent tout de même que les déplacements et leur volume horaire de travail impacte leur équilibre de vie : 51 % estiment notamment qu’il est difficile de trouver une juste mesure entre vie professionnelle et vie personnelle en ce qui concerne le temps passé avec leurs enfants.

Une personne fidèle à son entreprise : faux

Les cadres sont plutôt enclins à la mobilité. Près de la moitié se déclare ouvert aux opportunités et 34 % confient avoir effectué des démarches de recherche d’emploi (entretiens et/ou candidatures). Gage de qualité, les cadres attirent les recruteurs : 39 % de ceux ayant entamé des démarches de mobilité déclarent avoir refusé une proposition de poste.

C’est être attaché à son statut : vrai

C’est tellement vrai qu’ils vont même jusqu’à le plébisciter : 94 % des cadres interrogés sont en faveur du maintien de leur statut. Raison principale : il constitue une reconnaissance des compétences et des responsabilités de ceux qui en bénéficient. Second argument : il permet de se constituer une retraite complémentaire.

* Entretiens menés en ligne du 11 au 20 janvier 2016  auprès d’un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population cadre sous contrat de droit privé.

 

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Piacenza

14/02/2016

à 12:15

Après 14 ans de services dans une société financière spécialisée dans le financement de réseau automobiles à 56 ansj'ai été remercié "sec" avec comme motif "incompétence professionnelle"..... Grace à mon expérience et mon niveau de spécialisation dans ce domaine j'ai pu malgré mon âge rebondir à travers des missions d'intérim pendant lesquelles je suis intervenu là ou il y avait le feu.Je suis tombé sur des responsables qui m'ont remis en selle,m'ont fait confiance (tout en me recadrant quand il le fallait)et qui m'ont donné carte blanche avec comme seul impératif des dates butoirs à respecter.
Tout ceci pour dire aux seniors que votre expérience vaut de l'or et que des profils de cadres expérimentés pour des cabinets de recrutement valent parfois mieux que des jeunes cadres.Le tout est de savoir rester humble ,et de parler en toute franchise de sa perte d'emploi en mettant en avant son désir de rebondir,ses compétences,son savoir être et son savoir faire.Ma plus grande satisfaction en tant que bénévole (association SNC) a été d 'avoir accompagné un senior de 56 ans totalement anéanti physiquement et moralement et qui au bout de 6 mois a retrouvé un poste similaire...

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William

10/02/2016

à 17:23

A quandune informations sur le chômage des cadres seniors en France?

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Rizzi

15/02/2016

à 19:08

J'ai du mal à imaginer à quoi cela servirait... La formation n'est pas la solution miracle à mon sens !

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En réponse à William

taiki

12/02/2016

à 15:07

C'est un article a aborder car effectivement dans une société ou le jeunisme et le coût salarial d'un cadre entre dans les analyses des DAF,
les cadres seniors sont poussés vers la sortie, rupture conventionnelle aidant la chose......
Mais ceci existe depuis longtemps, et en 2016 encore plus.
Qui a dit que les patrons sont des gens humains? Pas moi en tous les cas.

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