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Les avantages sociaux représentent 35 % du salaire annuel des cadres

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Farah Sadallah

30/03/2017

Intéressement, participation, épargne salariale, régimes de retraite supplémentaire… les avantages sociaux sont nombreux et on peut vite s’y perdre. Une étude vient pourtant d’évaluer leur poids moyen à 35 % du salaire annuel net perçu par les cadres. Un résultat qui donne envie d’en savoir plus. Décryptage.

Les avantages sociaux ne sont pas faciles à évaluer pour un salarié, puisqu’ils n’apparaissent pas sur sa fiche de paye. Et ils sont d’autant plus intéressants que ces avantages, que l’enquête Aon Hewitt vient d’évaluer à 35 % du salaire annuel net d’un cadre, sont exonérés des charges sociales et d’imposition.

Dans ces avantages sociaux, on retrouve l’intéressement, la participation, la monétisation des congés payés, les versements pour la retraite et les versements volontaires réalisés par le collaborateur ou l’entreprise. Vu l’importance qu’ils peuvent avoir dans les grandes entreprises en France, il est important de se renseigner sur ces avantages sociaux avant de signer tout contrat de travail. Marc Salameh, responsable activité conseil en avantages sociaux d’Aon Hewitt déclare : « il ne faut pas hésiter à poser des questions sur ce sujet. Si une entreprise vous propose de vous rémunérer 10 % de plus que votre salaire précédent. Il faut aussi vérifier quels avantages sociaux elle est capable de vous offrir ».

L’intéressement et la participation représentent 1,3 mois de salaire

97 % des entreprises sondées* en France déclarent avoir un accord de participation (redistribution d’une partie des bénéfices de l’entreprise) et 75 % sur l’intéressement (prime facultative suite à un accord d’entreprise). Les deux cumulés correspondent ainsi en moyenne à 11,2 % de la rémunération annuelle d’un collaborateur soit plus d’1,3 mois de salaire. Le salarié va pouvoir épargner cette somme dans un des différents régimes d’épargne proposé par l’employeur.

Les deux peuvent être versés dans le PEE (plan d’épargne entreprise), sachant que l’épargne salariale est celle qui pèse le plus dans les avantages sociaux, entre 59 % et 63 %. Ce système d’épargne collectif permet aux salariés de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières (actions et obligations). Et ils sont nombreux à le faire : lorsqu’un PEE est mis en place, en moyenne, 62 % des salariés adhèrent au dispositif. Souvent les versements du salarié peuvent être complétés par des contributions de l’entreprise (abondements).

Les régimes de retraite supplémentaire se cumulent

Les collaborateurs adhèrent également à d’autres systèmes d’épargne comme ceux sur la retraite avec l’article 83, qui est obligatoire lorsqu’il est adopté par une entreprise. Selon l’étude Aon Hewitt, plus de 50 % des entreprises ont mis en place ce régime, soit une hausse de 10 % par rapport à 2016. Avec ce système, l’employeur épargne pour le compte du collaborateur, c’est l’équivalent d’un contrat d’assurance-vie. L’entreprise verse une cotisation fixe, souvent un pourcentage du salaire, éventuellement complété par une cotisation salariale si l’accord le prévoit. Le salarié peut également verser des cotisations à titre volontaire.

Mais une augmentation des articles 83 dans les entreprises ne veut pas forcément dire qu’ils sont mieux informés : le collaborateur ne bénéficie pas toujours d’un suivi régulier sur son épargne retraite (à savoir sur le fonctionnement des régimes, les changements législatifs, les taux de remplacement et les supports financiers). En effet, seule une minorité des Article 83 font l’objet d’un suivi régulier.

De même pour le Perco (autre plan d’épargne pour la retraite collectif), il y a un manque de communication. « Lorsqu’une entreprise adopte ce régime, il existe un écart entre être au courant de la mise en place du Perco et faire la démarche pour y adhérer, d’où l’intérêt de s’informer sur comment il marche, comment optimiser sa retraite et faire jouer les synergies avec d’autres avantages sociaux », déclare Marc Salameh. D’autant plus que les entreprises le mettent en place de plus en plus : 57 % en 2016 contre 47 % en 2015. Et près des deux tiers des salariés versent jusqu’à 600 euros par an au Perco. Pourtant le taux d’adhésion moyen (le pourcentage moyen de personnes qui adhèrent au Perco) pour les collaborateurs est de 37 % en 2016 contre 38 % en 2015.

La retraite occupe la deuxième place en termes de poids dans les avantages sociaux

Il est donc important de se renseigner sur l’article 83, plus ancien, et sur le Perco, plus récent dans les entreprises, car ils occupent la seconde place en termes de volume dans le package avantages sociaux. La retraite est en effet devenue une préoccupation sociétale importante pour les entreprises et les collaborateurs. C’est pourquoi elles combinent de plus en plus les deux régimes, selon Marc Salameh : « Entre 40 % et 50 % d’entreprises proposent les deux et ce phénomène s’accroît. »

Monétiser ses jours de congés dans un régime de retraite c’est possible

Le CET, le Compte épargne temps, est encore un autre moyen d’épargner pour les collaborateurs. Il permet aux salariés, ne prenant pas leurs congés, de bénéficier d’une rémunération immédiate ou différée, à partir du moment où ils les affectent sur leur compte épargne temps. Il est important pour le collaborateur de se référer à la convention collective ou aux accords d’entreprise car ces derniers fixent les dispositifs du compte épargne. Une question qui serait intéressante à poser à l’employeur, en fin de processus de recrutement, pour avoir une vision globale de ce que l’on vous propose

Selon l’enquête, les salariés peuvent épargner en moyenne jusqu’à 8,6 jours de repos par an. Il est aussi possible de faire interagir le CET avec le Perco. Le transfert des jours de congés monétisés permet d’optimiser financièrement et fiscalement la retraite. « Pour 73 % des cas, les transferts existent mais n’ont pas augmentés sensiblement », affirme Marc Salameh.

*Aon Hewitt, Avantages sociaux : pratiques des entreprises, Rapport d’enquête, décembre 2016, 5e édition

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commentaires

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mre

04/04/2017

à 17:25

Tout dépend de la taille de la société et du fait qu'elle soit cotée ou pas en bourse. Si je prendre l'exemple de ma précédente société 100 000 personnes dans le Monde. La participation + l'intéressement représente moins de 50€ brut. On est loin des 1,3 mois de salaire !!
Pour servir des dividendes aux actionnaires, les grandes entreprises pratiquent l'optimisation fiscale et par conséquent la RSP est souvent réduite au minimum afin de ne pas récompenser les employés au travers de ce mécanismes. C'est plus proche de zéro que de 35 %.

Il vaut revoir l'évaluation à mon avis.

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En réponse à mre

Bruno

08/05/2017

à 07:11

Meme avis : cette année est une bonne année dans l'entreprise ou je travaille, avec participation + intéressement qui atteignent un montant de l'ordre de 0,5 mois de salaire. L'entreprise est côtée en bourse et emploie environ 50000 personnes dans le monde. Malheureusement, on est loin des 1,3 mois de salaire mentionnés dans votre article.

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