Les cadres français et les demandes d’augmentation… c’est compliqué

Publié le 08 mars 2017 Quentin Velluet

Si plus de la moitié des cadres a déjà demandé, ou va demander une augmentation en 2017, la plupart n’y croient pas trop. C’est l’une des conclusions de la dernière étude Cadremploi sur la rémunération des cadres que nous vous dévoilons en exclusivité.
Les cadres français et les demandes d’augmentation… c’est compliqué

C’est un mécontentement récurrent chez les cadres français. Plus de 72 % d’entre eux se disent insatisfaits par leur rémunération en 2017, dont un quart s’estiment très insatisfaits. La raison principale ? Un salaire qui ne reflète pas leur investissement dans l’entreprise pour 54 % des cadres interrogés. Fort de ce constat, on pourrait croire que les cadres ont décidé de réagir en réclamant une augmentation. Pas forcément. La dernière étude Cadremploi sur la rémunération des cadres nous dévoile que seule la moitié d’entre eux (54 %) a décidé d’en demander une en 2017. Mais vu qu’ils jugent le processus de demande d’augmentation injuste (57 %), opaque (51 %) et complexe (49,5 %), ils ne doivent pas en attendre grand-chose

Désabusement et "mauvaises" excuses

L’enquête s’intéresse aussi aux 41,5 % qui ont fait l’impasse sur cette demande d’augmentation. Un chiffre plutôt élevé comparé au sentiment global d’insatisfaction salariale. Y aurait-il une peur du refus ? Ou celle d’être frustré par une réponse négative ?

>> À lire aussi : Comment oser demander une augmentation dès maintenant ?

Ils sont 41,5 % dont un tiers s’estimant trop récents dans l’entreprise pour réclamer quoi que ce soit. Un frein qui doit être relativisé : il est évident qu’il ne faut pas se montrer trop gourmand en réclamant une augmentation trois mois après son arrivée (un problème que les Millenials ne semblent pourtant pas connaître). Mais on n’est pas toujours obligé d’attendre un an d’ancienneté, et son entretien annuel, pour demander une réévaluation de sa rémunération.  

À l’inverse, près de 20 % ne demandent pas d’augmentation parce qu’ils envisagent de quitter prochainement l’entreprise. S’il peut sembler humain d’éprouver des scrupules à réclamer plus et partir dans la foulée, être augmenté avant une volonté de départ représente néanmoins un avantage pour négocier un salaire plus haut pour le poste suivant.

Enfin, 16 % avancent l’absence d’augmentation dans l’entreprise. Une raison qui ne doit pas empêcher un collaborateur de poser la question pour en avoir le cœur net. Qui ne tente rien n’a rien.

>> Quelques conseils avant de vous lancer : 6 bons arguments pour décrocher une augmentation

 

*Enquête menée auprès de 1 920 candidats de Cadremploi, via un questionnaire auto-administré en ligne, du 23/02/2017 au 27/02/2017.

Quentin Velluet
Quentin Velluet

Vous aimerez aussi :