Les cadres les plus recherchés en 2013

Nathalie Alonso

La France s'enfonce dans la déprime avec ses 3 millions de demandeurs d'emploi, pourtant un employeur potentiel sur deux prévoit encore des difficultés de recrutement en 2013... Ce paradoxe qui agace les politiques, Pôle emploi l’a souligné hier dans son enquête annuelle "Besoins en main-d’œuvre" (BMO). Il s’agit d’une photographie détaillée, par région, métier ou secteur, des besoins des employeurs pour l'année en cours : cette dernière est d'abord porteuse d'une "bonne nouvelle" selon Bernard Ernst, responsable des enquêtes et statistiques à Pôle emploi, cité par l'AFP.

La part des employeurs prévoyant au moins une embauche sur l'année progresse légèrement soit 18% après 17,7% en 2012. Le nombre de recrutements envisagés augmente lui aussi légèrement: 1 613 100 projets de créations de postes ou remplacements récoltés fin 2012 auprès de 395 000 employeurs du privé et d'une partie du public (+0,3% en 2013 contre +4,3% l'année précédente). La plupart des embauches prévues se concentre sur le premier semestre. Au-delà, la prudence est de mise.

Alors quels sont les métiers de cadres les plus convoités par les entreprises ? Les ingénieurs informatiques et de la R&D se hissent à la 5e place du top 10 resserré des métiers les plus recherchés (hors saisonniers) - derrière les personnels d'aide à domicile et de la restauration -. Ils sont suivis par les attachés commerciaux.

Le métier d'informaticien apparaît désormais comme celui affichant "la plus forte difficulté de recrutement", avec 67,2% de projets jugés difficiles par les services de Ressources humaines. Cette proportion augmente en moyenne de 5 points par an selon Pôle emploi.

Globalement, compte tenu de la "croissance ralentie" des besoins en main-d’œuvre observée, "les difficultés à recruter anticipées par les employeurs se réduisent" de plus de 2 points, note Pôle emploi. Mais un employeur potentiel sur deux (50,4%) en anticipe toujours.

Le "profil inadéquat" des candidats (86%) est la première cause de difficulté de recrutement, devant la pénurie de main-d’œuvre dans certains domaines (60%), les conditions de travail (32%) ou une image dégradée de l'entreprise ou du métier (18%).

Nathalie Alonso © Cadremploi.fr

Nathalie Alonso
Nathalie Alonso

Vous aimerez aussi :