Les cadres ne profitent pas assez du Conseil en évolution professionnelle

Quentin Velluet

À l’heure où les cadres se posent tant de questions sur leur carrière, le conseil en évolution professionnelle peine pourtant à se faire connaître. Il pourrait en rassurer bon nombre, salariés ou en recherche d’emploi, en plein doute sur l’avenir de leur parcours professionnel. Cadremploi vous explique pourquoi.
Les cadres ne profitent pas assez du Conseil en évolution professionnelle

Courir chez un coach. C’est le nouveau réflexe à la mode en cas de panne d’idées pour mettre un peu de piment dans sa carrière professionnelle. Mais cela peut vite coûter cher. Heureusement, il existe depuis 2014 une solution bien moins onéreuse pour rebondir professionnellement : le conseil en évolution professionnelle (CEP). C’est un service public gratuit et personnalisé, proposé à toute personne souhaitant prendre du recul sur sa carrière et envisager une mobilité, voire une reconversion. Problème, ce dispositif souffre d’un manque de notoriété chez les cadres salariés comme chez les chercheurs d’emploi. Voici donc un petit cours de rattrapage pour bien comprendre comment le CEP peut vous aider dans votre parcours professionnel.

Des conseils gratuits

Plus de 732 000 personnes ont bénéficié du CEP en 2015, et parmi elles, seul 9 % sont des cadres salariés ou en recherche d’emploi. C’est pourtant un service gratuit, que l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et d’autres acteurs de l’emploi comme Pôle emploi ou les missions locales, proposent sous plusieurs formes selon les différentes problématiques. Pour s’inscrire, il suffit de se rendre sur la page internet de l’association et de laisser ses coordonnées en expliquant sa situation à travers un questionnaire. Aucune obligation d’en parler à son employeur, ni d’avoir une idée claire de ce qui motive la demande d’un CEP. Par la suite, l’association vous rappelle pour fixer un rendez-vous. Un numéro gratuit (0 809 361 236) existe également pour les plus pressés, vous proposant un entretien de 45 minutes maximum avec un consultant.

Réfléchir sur sa carrière

Face à un consultant, vous devez bien expliquer votre problème : « L’enjeu pour nous, est de faire un bon diagnostic de manière à pouvoir proposer un service sur mesure », explique Michèle Sallembien, déléguée territoriale à l’Apec pour les Pays de la Loire. Proposition de formation pour monter en compétences et décrocher la promotion tant convoitée, refonte du CV ou consolidation d’un discours en vue d’un entretien d’embauche, évaluation de votre potentiel marché pour mieux discerner les opportunités qui vous entourent… Les solutions sont aussi variées que les profils. Le potentiel marché par exemple, consiste à analyser avec le consultant la concurrence, les opportunités ou encore les tendances de recrutement dans son secteur ou celui vers lequel le cadre souhaite se diriger.

Une aide ouverte à tous

Un rendez-vous d’une heure et demie peut suffire, bien que le suivi dépende des problématiques et besoins de chacun : « Nous pouvons être amené à travailler bien au-delà d’une ou deux heures avec certaines personnes si besoins », souligne Michèle Sallembien. Il arrive parfois que le projet soit infaisable. Dans ces conditions, pas de langue de bois, le consultant vous explique pourquoi : « Nous confrontons toujours le projet au marché, pour faire comprendre si ce que demande le candidat est possible ou non », conclut la déléguée de l’Apec.

Quentin Velluet
Quentin Velluet

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