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Les cadres s'empêchent de postuler à cause de leur niveau d'anglais

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Sylvia Di Pasquale

23/05/2016

Les cadres ratent des postes à cause de leurs faiblesses en anglais. C’est ce que révèle la dernière étude Cadremploi qui pointe aussi leur manque d’informations sur les moyens d’améliorer leur niveau. Tirons (à nouveau) le signal d’alarme.

Ils ont beau être conscients de leurs lacunes, ils persistent. Les cadres français continuent majoritairement de négliger l’anglais dans leur vie professionnelle. 36 % d’entre eux estiment leur niveau limité, tandis que seulement 35 % affichent un niveau opérationnel, selon la 3e édition de l’étude menée par Cadremploi* afin d’ausculter le rapport des cadres et des langues en milieu professionnel.

Une question d’âge ? Pour être précis, il existe un gap certain entre les jeunes de moins de 25 ans et les autres : seuls 19 % de la jeune génération avoue un petit niveau débutant ou intermédiaire, tandis qu’ils sont 32 à 39 % dans  toutes les autres classes d’âge. Une preuve, s’il en fallait, des vertus des méthodes d’immersion linguistiques devenues quasi systématiques dans les cursus du supérieur (séjours à l’étranger, stages linguistiques, année de césure) dont ont davantage bénéficié les jeunes générations, et qui permettent à 80 % d’entre eux de mener une conversation en anglais et de manier naturellement le vocabulaire de leur secteur.

Qu’est-ce qu’on attend pour être fluent ?

Pourtant, 70 % des cadres l’affirment : l’anglais sera davantage utilisé dans les années à venir.  Mais cette lucidité ne semble pas les avoir incités à se muscler. En recherche d’emploi, leur mauvaise maîtrise se transforme souvent en handicap : 63 % d’entre eux s’empêchent parfois ou totalement de répondre à une offre d’emploi vu le niveau d’anglais exigé.

Lucides, 79 % des cadres s’estiment peu préparés à un entretien en anglais. A posteriori, plus d’un tiers considère néanmoins que le niveau exigé est souvent plus élevé que le besoin réel du poste. Mais un cadre sur deux considère finalement que son niveau d’anglais faiblard est un frein à son évolution professionnelle.

 

Manque d’informations ou laxisme ?

Sans surprise, 60 % des cols blancs désireraient suivre une formation en anglais. Pourquoi ne l’ont-ils pas demandée avant, questionneront les plus perfides ? Question de priorité : si l’anglais reste le premier domaine de formation, il n’est pas le seul dans le viseur les cadres. Les entreprises n’ayant pas des budgets illimités, seule une petite moitié d’entre eux (45 %) a déjà suivi une formation financée par son employeur, dont l’anglais (53 %) mais aussi le management (46 % des sondés) ou un domaine technique spécifique à sa fonction (28 %).

Plus étonnant toutefois, le nombre de cadres qui se dit plutôt mal informé (42 %), voire pas du tout (20 %) des dispositifs existants. Le CPF tout particulièrement, ne semble pas être arrivé jusqu’à eux. Depuis le 1er janvier 2015 pourtant, le compte personnel de formation permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à sa retraite, d’acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. Or, 69 % des sondés n’ont pas encore ouvert leur compte sur internet et seuls 21 % des sondés déclarent avoir bénéficié d’une formation grâce à ce dispositif. Côté RH, il convient de faire un effort pour diffuser l’information. Côté cadres, il est urgent de ne pas attendre pour muscler son avenir professionnel. In english or not.

*L’étude Les cadres et les langues en milieu professionnel a été réalisée en ligne par questionnaire auto-administrés du 14 au 21 avril 2016 sur la base Cadremploi.

 

Lire aussi :

>>Se mettre à l'anglais pour booster sa carrière

>> Comment les recruteurs testent votre niveau d'anglais en entretien d'embauche

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commentaires

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Ked Orsay

04/08/2016

à 18:18

CPF ou pas, il appartient à chacun de gérer son développement personnel, dans un monde professionnel où les compétences doivent constamment être mises à jour. À fortiori les fondamentaux tels que des compétences linguistiques, tout particulièrement l'anglais. D'autant plus avec la pléthore de méthodes disponibles aujourd'hui en auto-formation, ou assistées, sites de toutes natures, news, podcasts, vidéos, cours par skype, etc. Bien entendu, tout ça demande un travail régulier, mais facilement ludique. Les demandes qui entrent en conflit ne manquent pas, mais c'est une question de priorités. Donc laxisme et naïveté sans aucun doute.

> Répondre

En réponse à Ked Orsay

Xx

27/08/2016

à 10:39

Cela est une réponse d'un pro en Anglais

> Répondre

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