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Les cadres se font désirer

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Sylvia Di Pasquale

13/02/2018- réactualisé le 14/02/2018

Selon le dernier baromètre Cadremploi - Ifop, 45 % des cadres français sont ouverts aux opportunités extérieures. Mais, plein emploi oblige, ils font les difficiles.

Ils se sentent super bien. Mais n’ont rien contre le fait de se sentir encore mieux. Ailleurs si possible. Sauf que, finalement, ils ne sont pas si mal là où ils sont. Le bon vieux malaise des cadres ? Le stress ? Les journées à rallonge ? Même pas peur. Pour la majorité des cols blancs interrogés à l’occasion de ce 17e baromètre Cadremploi - Ifop*, tout va bien.

 

Une expression de bien-être

79 % d’entre eux se sentent bien dans leur boite et 24 % parmi ces derniers s’y sentent même très bien. Leurs missions ? 50 % les jugent intéressantes, et ils sont presque aussi nombreux à apprécier l’ambiance au boulot. Bien sûr, il faut toujours un peu contraster le tableau, ils ne sont que 43 % à trouver le juste équilibre entre vie perso et vie pro. Mais l’optimisme règne largement malgré ce léger nuage.

Il règne bien au-delà de leur seule personne. Car 72 % des cadres interrogés estiment que le marché de l’emploi cadres en général est très favorable. Un chiffre en hausse de 17 points par rapport à l’an passé, et qui a même augmenté de 25 points par rapport à 2016. Un enthousiasme somme toute logique puisque les embauches de cadres n’ont jamais atteint de tels sommets (214 800 l’an passé et 225 000 prévues en 2018 selon l’Apec). De plus, le taux de chômage des cols blancs atteint son plancher historique en ce début d’année avec seulement 3,5 %.

 

Aller voir ailleurs ? Oui mais

Évidemment, une situation aussi idyllique devrait donner des idées d’ailleurs. Les cadres sondés ne s’en cachent pas. 45 % d’entre eux se disent « ouverts aux opportunités professionnelles » selon les termes consacrés. Mais leur désir de mobilité ne décolle pas. Les « ouverts aux opportunités » sont moins nombreux d’un point, tout comme ceux qui ont entrepris des démarches active pour changer de boîte. Ce qui n’empêche pas 59 % des cadres interrogés de consulter des sites d’offres d’emploi. Une valse-hésitation ? Plutôt une lucidité de la part des cols blancs qui leur permet d’avoir pleinement conscience de leur valeur sur le marché du travail. Une valeur que les entreprises semblent de plus en plus avoir prise en compte. Choyer ses cadres reste le meilleur moyen de les conserver. Un message qui semble reçu 5/5 par ces derniers qui moins qu’avant souhaitent s’en aller.

 

Réformer le statut cadre ? Oui mais

Cette valeur que les cols blancs se reconnaissent, ils la reconnaissent également à leur statut très franco-français et très particulier. Or, les réformes du travail étant lancées, ce statut cadre est débattu. Et la réforme prévue effraie les interrogés, même si, et c’est un paradoxe, 73% d’entre eux la jugent nécessaire. C’est même une opportunité pour 61% des sondés. Ces derniers considèrent que c’est le moment ou jamais de mieux définir leurs conditions de travail. Peur de changer de statut, mais envie de l’améliorer ; peur de changer de job mais envie de progresser ; les cadres sont plus que jamais tiraillés. Mais plus que jamais persuadés d’être au centre du marché.

 >> Lire aussi : Le statut cadre va-t-il être ventilé façon puzzle ?

* Etude réalisée par l’Ifop pour Cadremploi sur un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population cadres sous contrat de droit privé, interrogé selon la méthode des quotas du 10 au 18 janvier 2018.

12

commentaires

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Primastone Consultant

27/02/2018

à 11:39

Les cadres français font-ils vraiment les difficiles ?

Quand on est dans l’action, il est difficile de s’affranchir de son propre système de représentations et de bien mesurer ses résultats, son potentiel d’évolution et d’identifier tous ses atouts et, ce faisant, d’accéder à d’autres pistes, d’autres possibilités d’évolution professionnelle.
Aujourd’hui, rechercher un nouvel emploi, une nouvelle orientation professionnelle, ne s’improvise pas. Il est nécessaire de professionnaliser et de sécuriser cette période de transition au regard des enjeux, professionnels et personnels.

Jean-Louis Michelet
Primastone Consultant

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Diana Sapori

27/02/2018

à 11:38

A Sylvie L
Je me dois de réagir dans la mesure où (heureusement), les cabinets que vous avez interrogés ne sont pas le reflet du marché de l'emploi "cadres".

2018 est une année décisive pour les entreprises, avec notamment la reprise mais aussi et surtout, le fameux RGPD, qui va nécessité de recruter pour la mise en conformité.

Le réflexe sera de s'orienter vers les jeunes recrues mais cela sera largement insuffisant et il faudra vite se tourner vers des "seniors".

Je vous laisse lire sur le net ce qu'est le RGPD qui impacte le marketing, la relation client, la data etc...

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Sylvie L

20/02/2018

à 15:06

Tout à fait d'accord avec nageoire sur le fait que les cadres expérimentés sont les oubliés du système et surtout de cette reprise de l'emploi.
Quoi de plus frustrant que d'entendre que le marché de l'emploi repart à la hausse pour les cadres alors qu'aucune de ses candidatures n'aboutit.
Confirmation de plusieurs cabinets de recrutement :les cadres recherchés ont entre 5 et 10 ans d'expérience. Les cadres seniors ne sont pas des profils recherchés.
A quand une pénalité pour les entreprises mettant sur le marché de l'emploi des seniors qui continuent à rencontrer d'énormes difficultés à retrouver un emploi

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Pim

27/02/2018

à 21:33

Très juste il n'y a de reprise économique que pour les moins de 35 ans=)

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DS

27/02/2018

à 16:33

Pein emploi en France, c'est une hérésie! venez visiter gare du nord le lundi matin entre 6-8 heures du matin pour voir combien de français traversent la manche pour un salaire de misère car il ne trouve pas de travail dans leur secteur et en France.

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En réponse à Sylvie L

Diana Sapori

27/02/2018

à 11:37

A Sylvie L
Je me dois de réagir dans la mesure où (heureusement), les cabinets que vous avez interrogés ne sont pas le reflet du marché de l'emploi "cadres".
2018 est une année décisive pour les entreprises, avec notamment la reprise mais aussi et surtout, le fameux RGPD, qui va nécessité de recruter pour la mise en conformité.
Le réflexe sera de s'orienter vers les jeunes recrues mais cela sera largement insuffisant et il faudra vite se tourner vers des "seniors".
Je vous laisse lire sur le net ce qu'est le RGPD...

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En réponse à Sylvie L

Gregory

22/02/2018

à 10:32

300% d'accord avec Sylvie L. Le contraste avec les séniors et les juniors est flagrant. C'est à vous, recruteurs, de vous. poser les bonnes questions.

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Lasegue

20/02/2018

à 14:06

D'accord avec Nageoire, mais les 50-60 ans ne sont pas que les oubliés du plan Macron, ils sont les oubliés depuis les 20 dernières années. Dans bien d'autres pays d'Europe, cette tranche d'âge est privilégiée car elle a un professionnalisme reconnu. L'expérience sert aussi à la formation des nouveaux diplômés qui sont plus vites performants sur leur lieu de travail grâce aux connaissances et aux acquis des séniors. Malheureusement dans notre Pays nous n'en sommes pas encore convaincus et à cause de cela nous manquons beaucoup d'occasions de nous surpasser face au marché.

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pim

01/03/2018

à 18:25

Très juste

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dme

21/02/2018

à 10:18

Je suis tout a fait d'accord avec cet argumentaire, je rajouterai même que si l'ensemble des instance de l'emploi en France y compris le patronat ne réagissent pas nous continuerons à perdre tout nos savoirs faire au profit souvent de pays non structuré pour favoriser ce type d'emploi.
Tout le pays doit se secouer pour élaborer une solution d'avenir.
je suis cadre en retraite et malheureux de n(avoir pu transmettre mon experience si riche!!!!

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nageoire

19/02/2018

à 12:49

Un point important les cadres expérimentés, (50-60 ans et plus) sont inquiets car les incitations d'emplois des employeurs et faible ...
Certains ont eu la crise à gérer et leur retraite est préoccupante !
Autre point la facilité de gérer leur employabilité peut devenir une catastrophe, hors si l'Etat Providence est mort, les offres de formation ciblées ne sont pas légion...
Ce sont les oubliés du plan Macron !

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En réponse à nageoire

pim

01/03/2018

à 18:27

Ils sont d'abord oubliés par les recruteurs qui ne font que de la vente rapide..

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