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Les outils pour dialoguer avec la direction font-ils du bien aux salariés ?

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Mesurer le climat social, renforcer le dialogue, sonder l'humeur générale... De plus en plus d'applications proposent d’aider les entreprises en matière de mieux-être au travail. Comment fonctionnent-elles, qu'en pensent réellement leurs utilisateurs et quel peut être le retour sur investissement ? Explications.

À l'instar d'initiatives telle que la Fabrique Spinoza, think tank qui a récemment mis sur pied l’Université du Bonheur au Travail, la question de la qualité de vie au travail n'a jamais été aussi prégnante. Manager par le stress ne fournit pas ou peu de résultats, et encore plus avec les nouvelles générations. Plus productifs, moins malades, plus loyaux... Les entreprises ont de plus en plus tendance à être à l’écoute de leurs collaborateurs pour optimiser leur performance et les fidéliser.

 

Fluidifier le management en testant de nouvelles méthodes

Outre le réseau social d'entreprise Yammer ou le très tendance Slack, qui offrent tous deux la possibilité de dialoguer en direct entre collègues, d'autres outils pratiques permettent de passer de la réflexion à une vraie mise en œuvre opérationnelle pour faire face à ces nouveaux défis. « Avec l'arrivée des Y et Z sur le marché du travail, il m'a semblé adéquat de tester d'autres méthodes de management, témoigne Xavier Larrieu, senior manager chez Mazars, qui utilise depuis quelque temps ZestMeUp. Les services que propose l'application m'ont paru pertinents afin d'améliorer le fonctionnement de mon département. Zest sert par exemple à collecter des idées auprès des collaborateurs qui pourraient concerner aussi bien l'opérationnel, l'activité fonctionnelle ou la vie d'équipe. Un processus qui a permis de plébisciter des idées en interne après sondage. » Autre point d'intérêt de l'interface, la possibilité de faire des feedbacks. « Dans le conseil, il y a souvent des feedbacks descendants, mais peu dans l'autre sens. Cela pourrait nous aider à fluidifier le management, modifier les méthodes, ajoute Xavier Larrieu. Les managers seront chargés de faire un feedback aux collaborateurs. De leur côté, ces derniers pourront fournir leurs avis sur une mission, leurs éventuelles frustrations, leurs envies... »

 

« Compenser le formalisme des entreprises »

Par l'intermédiaire de sondages et de questionnaires, la plateforme de suivi et de gestion de la qualité de vie au travail Wittyfit offre quant à elle l'opportunité de comprendre ce qui satisfait ou non les collaborateurs et les désengage. De quoi prendre fréquemment le pouls des équipes et favoriser l'amélioration continue de la performance de l'entreprise tout en satisfaisant l'épanouissement des collaborateurs. « La spontanéité de ces outils peut ainsi compenser le formalisme des organisations et d'un certain nombre de dispositifs contraignants », note Jean-Philippe Cathelin, directeur de l'agence en communication interne A Conseil. Skiply propose quant à lui de mesurer de façon digitale le taux de satisfaction de l'environnement au travail des salariés. Comment ? « En posant quotidiennement des questions aux employés qui répondent sur une borne de façon anonyme. Ces informations permettent d'obtenir une première mesure et ensuite, d'évaluer quelles actions mettre en place pour ramener le bonheur au travail », précise Emmanuel Denner, chief happiness officer chez Dhatim qui utilise Skiply depuis quelques semaines.

 

Pas une recette miracle

Si ces applications ne remplacent pas l'indispensable relation humaine au sein des équipes et qu'il est nécessaire d'aller plus loin que l'outil lui-même, elles peuvent initier des réflexions et être source de changements. Même exemple pour les pulse survey, ces enquêtes éclaires auxquelles ont recours de nombreuses entreprises pour sonder l'humeur de leurs employés ou observer l'atmosphère générale à un instant T. « Attention toutefois à ce que ces pulse survey ne soient pas des gadgets. Elles doivent s'inscrire dans une démarche plus globale de la qualité de vie au travail qui ne se mesure pas uniquement par des résultats dans un tableau Excel », précise Jean-Philippe Cathelin.

S'ils peuvent paraître futiles aux yeux de certains, ces applis et réseaux sociaux répondent aussi et surtout aux méthodes des générations actuelles, habituées à dialoguer en mode 2.0 et soucieuses de pouvoir exprimer leur ressenti régulièrement. « Que l'entreprise intègre ces réflexes de communication est donc largement positif. Mais il faut aussi que la direction y soit favorable, au risque que cela s'avère contre-productif », rappelle Jean-Philippe Cathelin.

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Aude S

05/04/2017

à 09:56

Quelques remarques concernant cet article, qui ne répond pas à la question posée initialement et qui comporte de nombreuses approximations. Par exemple, je suis curieuse de connaître les retours terrain qui vous permettent d'écrire que "Yammer, comme Slack, proposent tous deux la possibilité de dialoguer entre collègues". Avez-vous vu les interfaces des appli que vous citez ? Vous êtes vous renseigné auprès de collaborateurs sur leurs usages réels ? Concernant la conclusion, je reprends vos formulations : "répondre aux méthodes des générations actuelles", ne s agit il pas plutôt de celles "des digital natives"? Plutot que d évoquer des "réflexes de communication", il s'agit plutôt de nouvelles méthodes de management, nécessairement " phygitales" (c'est-à-dire combinant des échanges en ligne et des échanges en face à face, physiques), dans le cadre de la transformation digitale des entreprises et finalement de la société. Enfin, il ne faut pas simplement que "la direction soit favorable" pour un réel effet de telles applis et pour une utilisation pérenne par l'ensemble de l'entreprise, ce qui pourrait effectivement répondre à votre question initiale. Il faut que la direction en soit convaincue et utilise au quotidien elle aussi ces technologies comme un levier de performance, au service du business et de l'humain. En conclusion, cet article va être beaucoup lu par des cadres et par l'approximation de cet article, vous ne contribuez pas à faire une bonne pédagogie de ces nouveaux managements. C'est regrettable.

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Pascale Harismendy

04/04/2017

à 16:49

Intéressant... Merci !
Je recherche un consultant en management disruptif pour assurer une journée de formation à Paris.
Vos avis et témoignages me seront précieux.
Merci d'avance !

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En réponse à Pascale Harismendy

JEAN MICHEL POURTIER

07/04/2017

à 15:58

Bonjour Je suis Jean Michel Pourtier expert en science du comportement; J'interviens régulièrement en entreprise sur différent module , formation , conference , training ou coaching cadre. Pour plus de renseignements : www;braincom.FR
Ou contactez moi
mail jeanmichelpourtier@orange.fr
ou 07 61 6918 00
A bientot

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En réponse à Pascale Harismendy

Géraldine Dupré Impresario du Bonheur Au Travail

06/04/2017

à 06:58

Merci pour l'article!
@Pascale, vous pouvez répondre à l'invitation linkedin que je viens de vous envoyer. Chaleureusement

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En réponse à Pascale Harismendy

Aude S

05/04/2017

à 09:34

Bonjour. Pour une formation en management faisant appel à la facilitation je vous propose le cabinet Oddes consulting, avec Eric Seguier et Christian Lapointe qui sont de vrais spécialistes. Pour un travail plus global sur la culture, il y a Nape Culture avec Selim Saadi. Le lab RH est une association présentant de nombreuses solutions, technologiques notamment. Vous les connaissez peut être ?

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