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Limiter les allocations chômage des cadres : efficace ou démagogue ?

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Sylvia Di Pasquale

23/08/2018

Il compte les rendre dégressives et souhaite les plafonner. Pour Aurélien Taché, député LREM, les indemnités des cols blancs doivent être rabotées, pour « plus de justice sociale ». Depuis son annonce du 22 août dernier, l’idée fait son chemin et fait débat. Arguments des uns et des autres.

Les cadres sont dans son collimateur. Ce 22 août, le député LREM du Val d’Oise, Aurélien Taché, a lancé un pavé dans la mare de Pôle emploi et des indemnités maximum que l’agence verse à ses chercheurs d’emploi. Et ce sont les cadres qui touchent entre 5000 et 6000 euros d’allocations chômage mensuelles qui sont directement visés par ce proche d’Emmanuel Macron.

Pour lui, les cadres supérieurs coûtent trop cher à l’assurance chômage. Dans un entretien au Parisien, il suggère de rendre leurs allocations dégressives au bout de 6 mois et évoque un « forfait ». Qui pourrait être « de 3 000 euros par mois », selon ses déclarations au Figaro, loin du plafond aujourd’hui fixé à 6 540 euros par mois (le plus élevé d’Europe).

Combien de cadres sont visés ?

Les cadres représentent 7 % des indemnisés par l’assurance chômage. Selon l’Unedic, seules 400 personnes avaient touché l'indemnisation maximale  de 6 540 euros nets en 2017, soit 0,02% des bénéficiaires (Source : Les chiffres clés de l’Unedic).

Le rabotage des indemnités ferait-il faire des économies ?

Pas vraiment, résume Gilbert Cette sur BFM Business. Pour cet économiste, spécialiste du marché du travail et membre du Conseil d’analyse économique, « comme les cadres ne connaissent quasiment pas de chômage (entre 3 et 4 %), ils ont très peu l’occasion de solliciter les prestations pour lesquelles ils ont cotisé. En clair, ils font vivre le système de l’assurance chômage sans beaucoup en profiter. Jusqu’à présent, ils cotisent beaucoup plus qu’ils ne coûtent. »

Cette mesure serait-elle plus « juste » socialement ?

Dans le système actuel de l’Assurance chômage, la solidarité par la redistribution joue déjà fortement entre les cadres et les catégories moins qualifiées. Selon Aurélien Taché, sa mesure serait suffisamment dissuasive et motiverait d’avantage les cadres privés d’emploi à retrouver plus vite du travail. Ce qui n’est pas de l’avis du patron du principal syndicat des cadres, la CFE-CGC.

Et que penser de la dégressivité des allocations ?

Au-delà d’un nouveau plafonnement, Aurélien Taché propose également un système dégressif au bout de 6 mois d’inactivité pour les cadres.  Mécanisme qui serait une incitation plus forte à se bouger pour retrouver un emploi. Mais aucune expérimentation permettant de démontrer son affirmation n’a été réalisée. Selon une étude Pôle emploi publiée ce lundi 20 août, seuls 4 % des cadres indemnisés ne recherchent pas activement un emploi – c’est le cas de 8 % de l’ensemble des indemnisés.  Cette étude démontre que la grande majorité des demandeurs d’emploi cadres ne "profitent" pas du système.

La dégressivité de leur allocation accélérerait-elle encore leur retour à l’emploi ou leur mettrait-elle une pression délétère ? Pressés par la baisse de leurs allocations, les cadres privés d’emploi devraient accepter des postes qui colleraient moins à leurs compétences. « Ce qui serait injuste, défend Gilbert Cette, on punirait les cadres quand ils se retrouvent au chômage. »

Mais d’autres économistes n’y voient pas d’injustice : avec le quasi plein emploi des cadres, raccourcir leur durée maximale d'indemnisation en dessous de deux ans n’aurait pas de conséquences sur la qualité de l’emploi qu’ils retrouvent. C'est sans doute vrai pour les cadres du numérique qui se font chasser, mais beaucoup moins pour les quinquas ayant exercé dans des secteurs sinistrés.

>> Lire aussi : Allocations chômage, combien toucheriez-vous ?

Que cache cette proposition ?

Elle ressemble à une classique manœuvre politique qui consiste à lancer une idée pour la tester.

Est-il juste que ces personnes à hauts revenus puissent toucher une telle somme alors qu'elles sont très peu exposées au chômage et qu'elles n'ont aucun mal à en sortir quand c'est le cas ? Il faut ouvrir le débat.

                                                                                        , confie Aurélien Taché au Figaro.

Ce n’est pas la première fois qu’un politique prend pour cible les indemnités chômage des cadres. Bruno Lemaire en 2011 et Michel Sapin en 2016 avaient déjà envisagé de les raboter. Si l’idée refait surface aujourd’hui, c’est en raison de la reprise des négociations sur l’assurance chômage prévue dans l’agenda du Premier ministre Edouard Philippe. Entre le 29 août et le 4 septembre prochain, chacune des huit organisations syndicales et patronales va défiler dans son bureau. Les règles d’indemnisation, qu’Emmanuel Macron veut faire changer, seront au centre des débats.

Une fois la polémique lancée, si l’idée de rendre les indemnités des cadres dégressives et de les plafonner n’est pas rejetée par l’opinion, sa généralisation à tous les chômeurs pourrait être plus simple.

L’indemnisation des cadres privés d’emploi est-elle menacée ?

Le rabotage du montant paraît difficile à faire passer. Mais l’idée de dégressivité est sérieusement envisagée. Début août déjà, le gouvernement envoyait des signaux de fumée relayés par L’Opinion. « A quoi bon maintenir une assurance pour cette catégorie d’actifs qui aujourd’hui n’est presque plus concernée par le chômage, » confiait des proches du dossier. « Sous-entendu : assez de ces cadres qui, après une rupture conventionnelle bien négociée, profitent de quelques mois de vacances en étant très bien indemnisés par l’assurance-chômage… alors même qu’ils sont sûrs de retrouver un job », commentait l’Opinion.

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Valère

01/09/2018

à 10:41

Pour une justice sociale, il faudrait aussi une dégressivité des cotisations alors ?
Où est la justice pour les personnes qui cotisent tout le temps, qui sont "rarement" ou peu de temps au chômage et quand ils le sont, ils n'ont pas les mêmes règles que les autres ?
Que faites vous des cadres qui ont plus de 55 ans ? peu d'entreprises sont prêtes à les embaucher... là il y a peut être une piste à creuser (allègement de charges par exemple...)
Lorsque ceux qui gouvernent notre pays montreront l'exemple alors peut être que nous pourrions en débattre.....
Une précision : Aurélien Taché (députer LREM) n'a pas d'expérience de l'entreprise.....

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véronica

31/08/2018

à 15:01

Je suis aussi outrée par toute cette démagogie, au lieu de régler le problème du chômage il faut toujours que les politiciens trouvent des boucs émissaires et des vaches à lait, en tant que cadre nous avons cotisé et rempli les caisses des assurances et ensuite on n'aurait moins de droits que les autres, sans parler du chômage des séniors dans notre pays qui est une honte, "Jupiter" ferait mieux de créer des lois incitatives pour que ses amis du CAC 40 embauchent des séniors plutôt que de favoriser les ruptures conventionnelles qui mettent les séniors en pré-retraite payés par nos impôts

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Vache à lait

30/08/2018

à 21:57

À 57 ans, C’est la première fois de ma vie que j’interviens sur un forum.

Cette proposition est tout bonnement scandaleuse ! Les cadres du privé sont les vaches à lait de la république ! Après hollande qui les a massacrés avec des hausses d’impots ahurissantes, voici Macron et ses velléités de réduire de manière drastique leurs allocations chômage.
Tout cela uniquement pour des raisons politiques et essayer de ne plus passer pour le soir disant. « président des riches ». Il n’y a aucune justification économique valable derrière cette proposition qui ne rapportera que des queues de cerise au budget de l’assurance chômage.
C’est à se demander si ces gens se rendent compte des efforts consentis (horaires delirents, RTT a la trappe, pression permanente sur les résultats, déplacements reguliers loin des siens .... j’en passe et des meilleurs) pendant de nombreuses années pour parvenir à mieux gagner sa vie.
Ce pays n’aime definitivement pas les gens qui réussissent et c’est bien triste.
Quid du cas encore plus particulier des cadres seniors dont les entreprises ne veulent plus et qui doivent tenir souvent plusieurs années jusqu’a un âge de départ à la retraite qui ne cesse d’etre repousse.
Les cadres sont pourtant les meilleurs contributeurs au financement de l’assurance chômage tout au long de leur carrière et on ne trouve rien de mieux que de proposer une réduction progressive ou drastique de leurs indemnisations si ils en ont besoin un jour. C’est lamentable.
S’agissant d’une minorité de soit disant «nantis », qui va les défendre aujourd’hui contre cette attaque injuste sans véritable justification économique.
Mr Macron soyez assuré que vous perdrez mas voix, celle de mon épouse et de beaucoup de mes amis et collègues si vous mettez en place cette mesure absurde.
Ayez donc enfin le courage, d’aller chercher l’argent là où il est, plutôt que de vous en prendre une nouvelle fois a des bons soldats de la république qui contribuent depuis des décennies à financer les gabgies démagogiques du monde politique.

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Valère

05/09/2018

à 13:16

Je suis tout à fait d'accord
Valère

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Cris

28/08/2018

à 21:05

Quand on a 62 ans et que l'on doit travailler au moins 3 ans (pour une retraite non rabotée), que l'on a cotisé toute sa vie pour le chômage et payé un maximum d'impôts, que l'on s'investit complètement pour retrouver du travail et que l'on reçoit des réponses systématiquement négatives (même en ayant 100% des critères requis), voir et entendre des propositions démagogiques est, pour le moins, très énervant. Cela prouve que certains politiques ne connaissent pas les réalités du terrain.

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SB

28/08/2018

à 19:32

Et que dire du suivi par pôle emploi pour les cadres? Les conseillers ne sont absolument pas formés, il faut demander nous-mêmes à être suivi pas l’APEC car ils ne connaissent pas. Par contre il ne faut pas rater un rdv (qui ne sert à rien) car sinon on vous prive de votre allocation! En effet on cotise plus et les énormes retenues sur notre paie ne gênent personne. Quand on est cadre, on a généralement fait des études, des sacrifices, des financements, commencé à travailler plus tard ce qui veut dire retraite plus tard également. Les 35h, on ne connais pas trop, plutôt 10 à 12h par jour. Et quand on se retrouve au chômage ce n’est vraiment pas par choix et notre objectif est de retrouver rapidement un poste à la hauteur de nos compétences et du choix de carrière que l’on a durement construit. Alors se faire culpabiliser c’est bien du grand n’importe quoi venant de politiciens qui n’ont jamais connu le chômage et qui profiteront d’avantages et de rétributions à vie après leur mandat!

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Bertrand

30/08/2018

à 14:05

Le plein emploi cadre ne concerne que les 30-45 ans. Pour les quinquas, retrouver un travail est très difficile même avec une carrière réussie et en acceptant un déclassement. La plupart, après des mois de recherche sans aucun résultat, finissent par se mettre en indépendant pour travailler sur des missions espacées et souvent à tarifs cassés. A peine 10% en vivent, le reste survit sur ses économies mais par honte le cachent (on ne fait pas travailler les "loosers"). Mais tous ces ex-cadres sont alors rayés des stats du chômage, vivement encouragés sur cette voie de l'autoentreprenariat par pôle emploi. Le chômage des quinquas a augmenté de 70% en 10 ans (cf Insee 08 2018). Voilà la réalité qui se cache derrière les stats de "plein emploi". Alors décider de les punir... Donnez un travail même un peu moins payé et alors seulement vous pourrez légitimement sanctionner les quelques exceptions qui profitent du système et dont se servent les libéraux pour réduire les aides. Tous ces politiques sont protégés par leur statut public ou leur réseau, voilà pourquoi ils imaginent que pour les autres il suffit de vouloir pour pouvoir.

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Giraud, Eric, eric

28/08/2018

à 18:16

je suis moi aussi scandalisé par cette démagogie désinvolte
Ces penseurs ne savent que raboter la planche de salut des plus de 45 ans pour qui la catastrophe arrive toujours plus tôt, et, bien curieusement ces messieurs (les dames ont plus de décence) n'ont guère de propositions pour encourager les entreprises à valoriser des quadras, quinquas, sexas (mon cas) qui ne demandent qu'à travailler, souvent d'ailleurs pour combler les emprunts antérieurs faits pour survivre

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Fade

28/08/2018

à 21:02

Bonsoir,
Tout à fait d accord. Encore une fois nos politiques loin de la réalité. Qu attendent ils pour inciter les entreprises à recruter les seniors cadre ou pas.

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Xena

28/08/2018

à 20:48

Je partage également cet avis. Je suis moi-même à la recherche d'un emploi à 53 ans. Et c'est complexe. Pour autant les cotisations sociales des cadres sont très élevées et les impôts proportionnels !!!

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Audrey

28/08/2018

à 19:53

Je suis également outrée et scandalisée.
D'autant plus que les processus de recrutement pour des postes de cadres/cadres sup, peuvent parfois prendre de 6 à 8 mois (vécu) !
Que ce Monsieur Taché commence par réduire ses revenus sur 6 mois, on en reparlera ensuite.

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dd

28/08/2018

à 18:12

Encore un politique qui sait tout sur tout, au vu de son parcours, je doute qu'il connaisse ce qu'est une entreprise, sans parler des PME où loin d'être nantis les cadres s'échinent toutes les longues journées avec un seul objectif: assurer la pérénité de leur entrpise et de l'emploi. Continuons à les mattraquer avec de telles bonnes idées, ils ne seront que plus motivés. S'il pense que les cadres trouvent aussi facilement du boulot qu'il démissionne de son job à l'assemblée pour venir dans le monde réel, après quelques années, il pourra ^venbir donner des leçons.

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Philippe

28/08/2018

à 18:09

Ce député ne sait pas de quoi il parle : un cadre au chômage touchera environ 50% de son ancien salaire brut ( après csg ), soit une perte de revenu très supérieure à la moyenne des chômeurs . Ses charges fixes resteront fixes, donc l'incitation à la reprise est évidente...
De plus, depuis la dernière réforme, il ne touchera AUCUNE indemnité pendant 6 mois si sa prime de licenciement dépasse un certain montant ( environ 20 k€ ). Auparavant le calcul de la carence était plus juste car elle tenait compte de l'ancien salaire journalier.
Donc selon lui un cadre cotisant plus ( normal ) devrait être moins bien couvert ?
Ainsi, il n'y aurait plus d'ASSURANCE chômage, mais une simple allocation.

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Zouzou

28/08/2018

à 18:07

J ai 60 ans informaticien, reponsable d un departmeent de 14 personnes , mon entreprise est en train de fermer plusieurs services en france pour les relocaliser en roumanie ( services financiers) en pologne ( service support ) , ventes des services informatiques en sous traitance de tous a une societe indienne ... 25 ans d emploi dans la societe avec des promotions constantes
aujourd’hui je n ai pas assez de trimètres cotisés car j ai ete a l ecole pour des études supérieures et donc je vais passer par le Chomage , pas de retraite avant 63 ou 64 ans ..
Et bien encore dses traites a payer .. des enfants pour lequels on subvient aux besoins ... pas de travail ... chomage ( pourtant master 2 )...
Donc abaissement de la durée et des plafonds des versements , je dis non ...
Ras le bol mr macron ....

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Isabelle

28/08/2018

à 18:02

Il ne manquerait plus que cela ! Quant on sait qu'après 50 ans pour les hommes et 45 ans pour les femmes, on ne vaut plus rien pour les recruteurs alors que l'on est sensé travailler jusqu'à 66 ans pour avoir une retraite pleine (on commence tard à travailler quand on fait des études supérieures). En outre, cadre ne veut pas dire gros salaire, un plombier gagne mieux sa vie que moi !

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Joanna

28/08/2018

à 17:50

Et si on s'attaquait aux faveurs des députés, quand un député perd son mandat (pour avoir perdu les élections ou pour ne pas s'être représenté..) Cf un article de La Tribune du 14/06/2017 : "Concrètement, les députés âgés de moins de 60 ans qui étaient fonctionnaires, retrouvent immédiatement leur emploi. Etant en situation de détachement pendant leur mandat, ils se mettent ainsi en disponibilité. Pour les députés issus du privé, la situation est un peu plus complexe. Depuis 2007, une « allocation d'assurance mutuelle différentielle et dégressive de retour à l'emploi », dite FAMDDRE,* est attribuée aux députés non réélus, de moins de 60 ans - 62 ans dès 2018 -, c'est-à-dire ceux ayant été battus ou ayant choisi de ne pas se représenter.

Ces anciens députés peuvent ainsi bénéficier d'une allocation dégressive pendant trois ans. Ils touchent 100% de l'indemnité parlementaire soit 5.999,80 euros bruts durant les six premiers mois puis 70% de l'indemnité parlementaire durant le deuxième semestre (4.199.86 euros bruts), 50% durant le troisième semestre (2.999,9 euros bruts), 40% le quatrième semestre (2.399,92euros bruts), 30% le cinquième (1.799,94 euros bruts) et 20% le sixième (1.199,96 euros bruts). Il s'agit là d'un réel avantage puisque, à salaire égal, les salariés du domaine privé au chômage touchent 57,4% de leur salaire de manière fixe pendant deux ans.

> Répondre

Vincent

28/08/2018

à 16:57

Un cadre d'une quarantaine d'année, n'a t il pas des enfants en bas âge à charge, n'a t il pas acheté un bien immobilier a crédit sur 25 ans en fonction de ses revenus ?. De nombreux secteurs ne proposent pas une si grande mobilité et une garantie de réembauche, le retail en est un. Cette idée reviendrait à limiter la mobilité des cadres de peur de ne pas retrouver un job équivalent ou meilleur pour leur carrière.Un vrai scandale cette proposition compte tenu de mes cotisations chômage retenues sur ma fiche de paie chaque mois depuis 15 ans et qui au final représentent des sommes importantes au motif de la solidarité...à laquelle je n'aurais que partiellement droit, encore un paradoxe bien de chez nous.

> Répondre

roucel

27/08/2018

à 10:20

C'est une HONTE ! J'ai fait un burn-out et quand j'ai voulu revenir dans l'entreprise, elle m'a licenciée. Après un burn-out il est souvent impossible de revenir à l'activité voir le secteur d'activité d'avant burn-out. Ce qui signifie une reconversion. Mon ancien employeur n'a non seulement pas assumé sa responsabilité dans mon burn-out mais en plus m'a jeté comme un vieux kleenex qu'elle a au préalable bien usé. Et comme le burn-out n'est pas reconnu comme maladie pro, les conditions de licenciement sont similaires à celles pour une faute commise par le salarié (difficile à encaisser).
Résultat pour moi, chômage, formations pour ma reconversion à financer totalement de ma poche (puisque les financements vont aux moins diplomés) et maintenant on parle de plafonner et de rendre dégressif l'allocation !!! J'ai cotisé durant plus de 16 ans, et maintenant que j'en ai besoin, on m'en prive d'une grande partie !
Elle est où l'égalité et la fraternité la dedans ???!!!

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Doro

31/08/2018

à 18:22

Je suis exactement dans le même cas que vous. Retour aux études payées de ma poche obligatoire, soit déjà 1 an de chômage et des charges qui cours...
C'est honteux comme proposition.
Je gagne moins qu'un plombier!

> Répondre

Roger

24/08/2018

à 19:22

Complètement indécent. On les reconnait vraiment à ça. Ils osent vraiment tout dans ce gouvernement. Je fais parti d'une association de cadres dont une partie est passée par la case chômage et ce n'était pas de gaieté de cœur. Je ne connais pour ma part personne qui profite du système. Tout le monde cotise à hauteur de ses revenus !! Il faudrait que M. Taché arrête de jouer les amateurs et aille se reposer avant de revenir prendre des décisions censées. Plutôt que de restreindre les alloc, il ferait mieux de travailler à développer l'activité de la France pour donner du travail aux chômeurs et changer la mentalité de nos dirigeants qui refusent d'employer des seniors parce qu'ils sont trop chers, préférant ainsi surexposer des juniors moins bien payés mais qui n'ont pas le temps de faire le travail qu'ils sont souvent remerciés parce que rincés ou n'ayant pas fait l'affaire (normal car non expérimentés). Nous avons vraiment élu des amateurs ! Une déception de plus...

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damien

28/08/2018

à 17:14

c est tellement plus facile de dire que les gens abusent plutot que de se comprendre la réalité du marvlurs d un chomeur. Accepter un poste nécessitant moins de compétences ? avec un salaire plus faible que le dernier ? pour l avoir vecu, les entreprises refusent d embaucher ce genre de candidat en disant : "c est bizarre, c est louche, il ne va pas rester et partir dès qu il aira trouver mieux". Ami(e)s de la Macronie, renseignez vous avant de faire de la démagogue.

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Laurent

24/08/2018

à 18:11

Ce jeune député ne serait-il pas par ailleurs fonctionnaire, donc certain de ne jamais être au chômage ?... N'aurait-il pas surtout vécu en administrations et en cabinets ministériels et jamais en entreprises ?... Il me semble bien… Bref, il ne sait pas de quoi il parle, et annone ce qu'on lui souffle : dans un période de pression sur les salaires à l'embauche des cadres, avoir des cadres aux abois faciliterait les choses pour les entreprises… Au final, est ce que les députés vont montrer l'exemple en réduisant la durée de leur indemnisation post-mandat?...

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Anthony

24/08/2018

à 09:18

Et si on pratiquait également la dégressivité des allocations avec les personnes qui profitent du système et/ou qui ne travaillent peu ou pas volontairement ? Haha que ce serait tellement drôle. Mais bizarrement ça ne se fera pas puisque cela touche une plus grande partie de la population...
Toute personne travaillant et cotisant pour le chômage doit en bénéficier sur le même pied d'égalité que les autres, point.

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Yourek

28/08/2018

à 23:35

Tout à fait en phase. Stop !
Et ne pas s'arrêter au chômage quand on parle d'égalité ou d'inégalité !
Parlons des retraites des régimes spéciaux adossés au régime Agirc-Arrco des salariés du privé ! sans modification de leurs modalités de calcul de leurs prestations retraite et du nombre d'annuités cotisées qui sont largement plus favorables pour les régimes spéciaux que pour l'ensemble des salariés du privé, qu'ils soient cadres ou non-cadres d'ailleurs.
Les régimes spéciaux sont en majorité déficitaires et pour partie, grignotent dans les caisses où il reste de l'argent.
Personne ne bouge parce que personne n'en parle.
Mais là, le nombre de français à qui on ment par omission est très important, largement plus nombreux que les cadres visés par cette mesure sur le chômage.

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