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Manager et assistant(e) : du désaccord dans l'air ?

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Nathalie Alonso

20/01/2014

Sans leurs assistant(e)s, ils n'y arriveraient pas... Pour 91% des managers, cette aide précieuse - en grande majorité des femmes - est indispensable. 79% leur délèguent une partie de leurs tâches, comme le révèle lundi une étude conduite par Opinion Way pour le compte du spécialiste en ressources humaines Randstad auprès de 660 managers*.

L'avenir, les managers ne l'envisagent pas davantage sans leur assistant(e) : 61% pensent que ce poste n’est pas mis en danger par le développement des nouvelles technologies. Depuis que les smartphones et tablettes ont envahi le monde du travail, les managers sont en effet devenus leurs propres assistants, gérant agenda et communication à distance. "Si la prise de rendez-vous ou les réservations de voyages vont disparaître dans le métier, la préparation des dossiers va en revanche prendre de plus en plus d'importance", estime Céline Girond, responsable des centres experts métiers de l'assistanat chez Randstad.

Les stéréotypes persistent

Dans ce couple en apparence parfait, le décalage est pourtant important entre les exigences des premiers et les ambitions des secondes. "Les stéréotypes persistent alors que les missions des assistant(e)s sont en pleine évolution", analyse Céline Girond. Premier désaccord : le salaire. C’est l’une des deux motivations principales des assistant(e)s : évolution de carrière et salaires - entre 1880 et 2030 euros bruts, actuellement -. Quant à eux, seuls 19 % des managers estiment que le salaire brut doit dépasser 2 000 € mensuels.

Second désaccord : les responsabilités et l’évolution de carrière. "Alors qu'ils sont persuadés que les assistant(e)s auront plus d'autonomie, de responsabilités et un fort impact sur les résultats, les managers continuent de citer la souplesse de l'organisation du travail comme l'un de leurs premiers leviers de motivation", constate Céline Girond. En clair, les managers permettent facilement à leurs assistant(e)s de déposer leurs enfants à l'école avant 9 h ou de télétravailler à la maison. Dans le même temps, ils sont de plus en plus exigeants : « Les demandes d’expertise dans des domaines précis (RH, commercial, NDLR) sont plus fréquentes, constate Nathalie Jacqueton, consultante senior Randstad en région parisienne. Mais les salaires ne suivent pas toujours, ce qui rend ces recrutements plus compliqués. »

*Étude conduite auprès de 660 managers travaillant depuis moins de trois ans avec un(e) assistant(e).

Nathalie Alonso © Cadremploi.fr

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white bear

22/01/2014

à 13:56

Les réactions de Dirty et EDITH me parlent. Je travaille dans le milieu associatif où les responsables sont recrutés par leur réseaux mais aussi et surtout sur leur capacité à être le bras armé de la direction ( les compétences techniques, managériales etc.....ne sont pas du tout obligatoires....) cela génère des situations ubuesques où un salarié compétant et consciencieux est sanctionné d'un avertissement alors que l'incompétence est récompensée. Ne parlons pas de la souffrance au travail que cela produit, j'ai la sensation que tout le monde s'en fout aujourd'hui!!!!!!

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DIRTY

22/01/2014

à 11:26

Bonjour,
Je suis actuellement assistante d'un manager dans une association où l'on ne voit que des cadres supérieurs en train de se tourner les pouces...
Comment voulez-vous motiver la base, quand vous entendez votre supérieur dire tout haut, tout fort, (au XXI ème siècle) : " je suis hermétique à la photocopieuse ...", tout çà parce que Mr ne veut pas se salir les mains à changer un toner...
A quoi sert un manager d'une équipe, lorsqu'il ne veut pas répondre au téléphone et régler une affaire conflictuelle ?
Effectivement, il a besoin d'une assistante mais il oublie que nous ne sortons pas toutes d'un cursus de secrétariat et nous ne sommes donc pas, leur secrétaire !
Mon manager a un BAC +5 en droit et se comporte comme s'il était dans un cabinet d'avocats où l'on a des petites mains pour lui servir le thé...Or, il n'est ni avocat, ni juriste, ni clerc de notaire, ni huissier...seulement "Responsable de service " de quatre personnes.
Ces cadres devraient se retrouver ailleurs que dans des postes où l'on demande de réelles compétences en matière de management, d'exemplarité et de professionnalisme !
Arrêtons de recruter ces profils de cadres qui ne sont recommandés que par le biais des relations privées : les administrateurs, les dirigeants PME...
Arrêtons le parachutage de ces cadres "mollassons" : réalisez un peu la souffrance psychologique des salariés qui sont sous leurs ordres !
Diplômés ne riment pas forcément avec "foudres de guerre" !
Pour ma part, je regrette ma fonction de gestionnaire car être l'assistant d'un manager, dans mon entreprise, c'est être son larbin et contribuer à la tranquillité et à la paresse professionnelle de son manager : no stress, no problem , no working hard !

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David Jouët

21/01/2014

à 16:00

Bonjour Mary, lorsque j'ai lu l'article, j'ai eu une petite pensée pour toi...
Ca te donne la tendance des rémunérations pour une assistante.
Bon courage!!!
David

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Edith

21/01/2014

à 12:40

Bonjour,
Etant directement concernée, je souhaiterais ajouter que les managers sont plus que frileux lorsqu'on est très polyvalente et débrouillarde.
Je n'ai pas de diplôme en la matière (ce diplôme étant pour moi une aberration... avec un peu de jugeotte et d'organisation, on peut être une bien meilleure assistante qu'une fille dite "diplômée").
J'ai occupé des postes où j'étais un véritable bras droit, auprès de patrons brillants et ouverts d'esprit, mais j'ai aussi malheureusement bien plus souvent été confrontée à des "chéfaillons" qui avaient peur de moi.
Il n'est pas de bon ton d'être polyvalente en France visiblement.
J'ai aussi managé plusieurs personnes, inutile de préciser que je fais encore plus peur !!
Et avec 20 ans d'expérience, ces mêmes chéfaillons me demandent toujours d'avoir un BTS de secrétariat... cela m'éclaire sur leur ouverture d'esprit inexistante et ne me donne pas du tout envie de travailler avec eux.
Ils voient en leurs assistantes des secrétaires Pigier des années 50 et les considèrent souvent comme des idiotes.
Aujourd'hui j'ai un nouveau souci : mes patrons éventuels sont plus jeunes que moi, et ils ont encore plus peur d'avoir une assistante qui connaît son travail sur le bout des doigts et s'y investit totalement par souci de conscience professionnelle.
Et comme je ne vais pas minimiser mon savoir et mes compétences, quelle solution s'offre à moi ?

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