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Mondial 2018 : comment Deschamps réussit à manager ses Millennials

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Hugo Wintrebert

16/06/2018

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[Vidéo] Ils sont impatients, distraits, ambitieux… Didier Deschamps réussit pourtant à coacher les jeunes de cette génération née après 1980 qui composent 100 % de la sélection des Bleus. Voici comment.

Ils ont en commun d’être jeunes, ambitieux et parfois un peu distraits. De l’attaquant Mbappé, 19 ans au gardien Steve Mandanda, 33 ans, l’ensemble des joueurs de l’équipe de France appartient à la fameuse génération des Millennials, celle née après 1980, avec un tiers de son effectif composé de moins de 25 ans. Une génération hyper connectée et impatiente, parfois déroutante pour un manager. En foot comme en entreprise.

Si je leur parle plus de 10 minutes, je les ai perdus.

Justement, l’entreprise a beaucoup à apprendre de la gestion de l’équipe nationale par Didier Deschamps. C’est la théorie du journaliste anglais Ben Lyttleton, auteur de Edge, ce que le monde de l’entreprise peut apprendre du football (HarpCollins, 10 euros, non traduit). Il consacre tout un chapitre au sélectionneur français, connu dans le milieu du football pour avoir su faire évoluer son management, lui qui a pourtant été formé au « paternalisme » d’Aimé Jacquet ou de Marcelo Lippi.

Lire aussi : Millennials au travail : arrêtez d'en parler sans vraiment savoir

Impatients

Lors de leur rencontre, Deschamps lui a expliqué qu’il avait dû s’adapter au fonctionnement des Millennials, et pas l’inverse. Le champion du monde de 1998 a vite compris qu’il ne pouvait pas diriger ses joueurs en utilisant les méthodes d’il y a vingt ans, quand lui-même tapait dans le ballon pour la Juventus. « Aujourd’hui, ils ne se posent pas de question. A 18-19 ans, ils sont déjà dans les grands clubs. Ils ont envie de tout, tout de suite », résume Didier Deschamps, sélectionneur depuis 2012.

Sentiment d’injustice

Autre caractéristique de cette génération : « Ils ont aussi un fort sentiment d’injustice, explique Ben Lyttleton. C’est un mot que Deschamps entend énormément. Si un joueur ne joue pas pendant une semaine ou deux, il pense que c’est injuste. » Un propos qui fait écho à la polémique déclenchée par Adrien Rabiot, le 22 mai dernier. Le milieu de terrain du PSG de 23 ans a préféré claquer la porte de la sélection nationale plutôt que d’honorer un simple statut de suppléant, vécu comme une humiliation.

Durée d’attention

« L’autre élément important, c’est la durée d’attention », relève Ben Lyttleton. « Quand Deschamps était joueur, un entretien avec son entraîneur pouvait durer une demi-heure. Maintenant, Deschamps admet en souriant "Je n’ai qu’une dizaine de minutes avec eux. Si je leur parle plus de 10 minutes, je les ai perdus." »

Sens de la communication et empathie

Pour un manager, la capacité à bien communiquer est donc aussi cruciale que la faculté à montrer de l’empathie. « Il faut être capable de s’adapter à tous ces changements, à la façon dont les Millennials voient leur travail et leur vie », conclut le journaliste anglais. Sur un terrain de football comme dans un open space.

>> Lire aussi : Ce qui est admirable chez les Millennials (chronique caustique de Benjamin Fabre)

4

commentaires

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CHJ

03/07/2018

à 16:02

Impatients, distraits, ambitieux... Si on définit "ambitieux" par "je veux tout, tout de suite", et distraits par "une capacité d'attention très courte", tous les parents reconnaîtront le comportement classique d'un enfant de 3-4 ans !!!
Et si jamais, on ne va pas dans leur sens, "c'est injuste", ou "je claque la porte"... En bref, c'est un caprice, typique d'un enfant de 3-4 ans...

Il est vrai que tout ce qu'on leur demande, au final, c'est de courir et de taper dans un ballon, et, de temps en temps, passer le ballon à un petit copain... Ce que fait très bien un enfant de 3-4 ans. A quand les millions pour nos bambins ?

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lorenzo 31

21/06/2018

à 10:39

le foot ne peut pas être un exemple. un monde d'égocentrique avec peu d'éducation et de si gros salaires ne fait que renforcer le sentiment pour lequel on peut détester le foot.

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En réponse à lorenzo 31

Olivier2169

23/07/2018

à 23:57

On mélange tout là. Le "foot" ne se réduit pas à une équipe de stars surpayées. Le "foot" est à l'instar de la majorité des sports collectifs, par essence, le contraire d'un monde égocentrique. Au-delà de la technicité, c'est l'abnégation et la générosité de chaque individu qui fera l'osmose et la qualité d'une équipe. Que dire des dizaines de milliers de licenciés qui pratiquent en amateur ?

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Berni

19/06/2018

à 19:18

Je rajouterai aussi qu'ils sont beaucoup trop payés

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