Pas d'entretien d'embauche pour qui traîne des casseroles sur les réseaux

Michel Holtz

La pratique commence insidieusement à faire son chemin. Le tabou des réseaux sociaux privés a tendance à tomber et de plus en plus de recruteurs vont jeter un coup d'œil sur les profils des candidats sélectionnés. Et à les évincer purement et simplement s'ils y découvrent un détail gênant. Selon une étude du cabinet RH Robert Half, qui a interrogé 2100 décideurs européens au mois de mars 2011, 25% des sondés français sont dans ce cas et motiveraient leur refus auprès du candidat. 7% d’entre eux retoqueraient son dossier sans aucune explication et 39% d’entre eux resteraient dans l'expectative et interrogeraient le postulant avant de prendre une décision.

Ce qui démontre, quelque soit leur réponse, que leur découverte du compte Facebook, Copains d’avant ou Twitter influe sur leur choix. D’autant que la question posée par les enquêteurs concerne des candidats hautement qualifiés, avec des CV béton qui auraient donc toutes les chances d’être recrutés.

Pour autant, les recruteurs français ne sont pas les plus intrusifs dans la sphère privée. Les italiens sont 32% dans ce cas, même s’ils affirment expliquer leurs motivations.  Il n’en reste pas moins que l’habitude semble prise, en Europe.

La googlisation devient reflexe ? Conseils de bons sens : "La simplicité d’utilisation des réseaux sociaux fait qu’il est extrêmement tentant de visiter le profil d’un candidat. Alors que les professionnels du recrutement focaliseront leurs recherches sur les réseaux sociaux professionnels du type LinkedIn et Viadeo, d’autres moins scrupuleux n’hésiteront pas à visiter Facebook. Candidats, verrouillez vos profils sur les réseaux sociaux personnels et au contraire, soyez visibles et actifs sur les réseaux sociaux professionnels. Ce type d’action peut indéniablement apporter l’élément qui vous démarquera des autres postulants", explique Olivier Gélis, Directeur Général de Robert Half International France.

Extraits de l'étude :

Et dans les autres pays, « Refuseriez-vous un candidat hautement qualifié avec un très bon CV si vous découvriez des informations négatives ou gênantes sur les réseaux sociaux comme Facebook, Copains d’avant ou Twitter ? »

Michel Holtz © Cadremploi.fr

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