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Premier emploi : les compétences pour réussir ne sont pas celles que vous croyez

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Farah Sadallah

09/12/2016

Comment assurer en entreprise lorsqu’on décroche son premier job à la sortie d’une grande école ? Le centre d’expertise Edhec NewGen Talent Center s’est penché sur la question et leurs résultats risquent de vous surprendre. Car les connaissances métiers, le leadership et la créativité seraient bien loin d’être indispensables à la réussite.

S’adapter, prendre la parole, et avoir envie de bien faire sont des termes qui reviennent souvent dans les témoignages recueillis par Manuelle Malot, directrice de l’Edhec NewGen Talent Center, lors de son étude intitulée Quelles compétences ont été utiles pour la réussite de mon premier emploi. Cette enquête a été menée auprès de 1 480 jeunes diplômés managers et ingénieurs, français et internationaux, qui ont un niveau bac+5 et entre 6 mois et 6 années d’expérience professionnelle. Et quel que soit le sexe, le métier ou le secteur d’activité dans lequel ils évoluent, les trois compétences jugées indispensables à la réussite d’un premier emploi restent les mêmes : le sens du résultat et l’engagement, l’habileté relationnelle, et la capacité à apprendre et se développer en entreprise. 

S’adapter à toute les situations

Quand ces jeunes travailleurs arrivent en entreprise, ils doivent faire preuve d’adaptabilité, et d’agilité pour réussir, selon Manuelle Malot. Bien qu’ils aient étudié l’analyse financière, le droit social, et les études marketing à l’école, ils doivent apprendre rapidement pour maîtriser les matériaux et les logiciels qui ne sont pas les mêmes en entreprise. Ils s’adaptent aussi aux différents langages de l’entreprise et aux systèmes d’informations. Ainsi les jeunes travailleurs interrogés estiment que la capacité à apprendre et à se développer en entreprise est une des compétences les plus importantes à adopter.

« Il faut parler à tout le monde »

Ensuite les sondés parlent de l’habileté relationnelle. « Il est plus important de demander la bonne information à la bonne personne, plutôt que de vouloir se débrouiller tout seul » explique Manuelle Malot qui est aussi directrice Carrières et Prospective de l’Edhec. L’aisance relationnelle prime selon les interrogés. « Certains nous ont confié qu’ils regrettaient d’avoir manqué de cette aisance au travail, à savoir parler à tout le monde, à la fois aux collaborateurs, et aux fournisseurs, en adaptant à chaque fois ses propos ». Selon elle, 98 % des raisons pour lesquelles des jeunes de grandes écoles n’ont pas signé de contrat de travail avec une entreprise, concernent le manque de compétences managériales, d’engagement et d’envie.

Les connaissances métiers moins importantes que les soft skills

La motivation, le sens du résultat et l’engagement représentent ainsi la troisième compétence que doivent adopter les nouveaux venus sur le marché du travail s’ils veulent réussir. « L’envie de réussir et les autres compétences deviennent même plus importantes que les connaissances métiers, affirme Manuelle Malot. Quand les jeunes arrivent en entreprise, ils sont paniqués car ils ne maîtrisent pas tous les outils et s’interrogent sur le savoir-faire pour lequel ils ont été recrutés. Ils ont l’impression de ne pas utiliser leurs connaissances techniques. En réalité ils les utilisent mais ne s’en rendent pas compte ».

Les offres d’emploi en décalage avec la réalité

Cette étude, c’est aussi l’occasion de voir le décalage entre le top 3 des compétences que les étudiants pensent primordiales et celles requises par les entreprises lorsqu’elles embauchent. Dans les offres d’emploi et pendant les entretiens d’embauche, elles ont par habitude d’interroger les candidats sur leur leadership, leur capacité d’entraînement, à innover et à créer. L’enquête de l’Edhec NewGen Talent Center montre que ces compétences ont été jugées moins importantes que les autres pour les interrogés en entreprise. Pour Manuelle Malot les entreprises ne donneraient pas l’occasion à leurs nouvelles recrues d’innover au travail.

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Mazeau

26/01/2017

à 07:26

Le seum probleme est quand on pose des questions on n'obtient pas de réponse quand on se debrouille on est trop intrusif bon cavva deux minutes ah oui et quand on est correct on se permet pas de sortir son smartphone on est insociable . Super quelqun m'explique ? Comment etre exactement un robot enfaite? Ah daccord

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me

13/12/2016

à 17:03

Entre ce qui est mis en avant dans les entretiens d'embauches et le quotidien, il y a un fossé pour ne pas dire une crevasse. Pourquoi les jeunes n'arrivent pas à trouver du boulot, c'est simple ils ont entre 18 et 25 ans suivant le niveau d'étude.
Lors de l'entretien, on leur demande s'ils connaissent plus de sujets qu'ils n'ont déjà appris et surtout si ils ont des expériences confirmées. Après viennent les langues étrangères qu'il faut parler couramment alors que l'interlocuteur est en mesure de faire 3 phases et pas plus. etc.
En plus, on a tendance à prendre un profil surdimensionné pour un travail qui est loin de l'être en pensant évolution, carrière (un peu dépassée dans le monde actuel).
Laissez sa chance aux jeunes, c'est leur faire confiance et leur donner envie de travailler pour vous ou avec vous.
La génération actuelle ne fait pas de plan de carrière dans l'entreprise mais elle va où l'intérêt la conduit (pas forcement que financier).
Il faudrait que les recruteurs se remettent en cause et changent leurs visions un peu restrictives de la réalité. Voilà le principal problème mais c'est à eux de le résoudre pas aux candidats.

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Ora

14/12/2016

à 14:02

Tout à fait d'accord avec vos propos.

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Hervé, S, HERVE78

13/12/2016

à 15:03

La seule certitude qu'on aura toute sa vie pro quand on arrive dans un nouveau job, et ce n'est pas valable que pour les jeunes diplômés, c'est que l'adaptabilité au contexte humain, technique, administratif, organisationnel, et la capacité à établir des relations professionnelles cordiales, dans le partage et l'échange, avec tous les niveaux hiérarchiques, en respectant chacun et en prenant sa place avec subtilité après l'avoir clairement identifié et fait définir, sont les 1ers critères de réussite. Une évidence pour moi, confirmé par 30a d'expérience. Les compétences, on les développe sur le tas, ou on se forme au plus près du besoin identifié au fil du temps en utilisant les ressources disponibles. Les connaissances, on les trouve, souvent chez les seniors qui ne demandent qu'à transmettre, quand ils ont pas bêtement tous été viré avant, et on complète avec le réseau technique. Un vieux de 55a, consultant, donc en changement permanent, dans de

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En réponse à Hervé, S, HERVE78

Plaisance Patrick

19/12/2016

à 16:37

Tout à fait d'accord avec vous sur votre commentaire.Moi je suis un farouche défenseur de la transmission du savoir à condition d'être encore en poste au delà de 55 ans....j'en sais quelque chose (mais j'ai su rebondir).
Des gens comme vous il devrait y en avoir beaucoup plus dans les entreprises.
Vive le tutorat pas assez développé en France.

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Ochija

13/12/2016

à 12:35

Réaction non pas à l'article mais à la photo supposée l'illustrer et qui, tiens, tiens, me permet d'apprendre que les grandes écoles ne sont donc pas mixtes...

De plus, s'agissant de soft kills, la posture et l'expression de ces 4 garçons ne sont pas forcément celles attendues dans les entreprises, alors, allez les filles!

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JeanPierre

13/12/2016

à 11:58

Les principaux atouts sont les connaissances et l'argent de papa et maman, comme pour faire ses études d'ailleurs, le piston et les courbettes.

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neal59

11/12/2016

à 21:14

quel scoop beaucoup de nos entreprises sont peu innovantes peu soucieuses du client
elles préferent demander des aides publiques et les condidats politiques actuels leur promettent encore plus d'aide et sans contre partie
du coup les jeunes doivent partir
Merci !

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En réponse à neal59

trochu

12/12/2016

à 12:11

Tout ça c'est très bien mais personne ne parle des jeunes non diplômés à la recherche d'un premier emploi, il n'y a rien pour cette catégorie de jeunes qui ne savent pas comment se vendre, comment se mettre en avant, comment être convaincant car les diplômes ne font pas l'intelligence d'une personne bien loin de là, et ceux qui n'en n'ont pas ou sont tout simplement bacheliers ne savent pas comment s'y prendre ce qui ne veut pas dire qu'ils sont moins compétents que les qualifiés.
La France a un énorme retard par rapport aux personnes non qualifiées qui ne sont jugées qu'à travers un CV rempli de diplômes contrairement à bien d'autres pays plus évolués qui sont réceptifs des compétences et personnalité de chacun.

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