Reconnaissance au travail : le comportement comptera bientôt plus que les résultats

Publié le 05 décembre 2016 Elodie Buzaud

La reconnaissance au travail conditionne le bien-être des salariés, mais aussi leur engagement, c’est dire si elle est primordiale pour les entreprises. Elles semblent donc avoir envie de faire changer les choses…
Reconnaissance au travail : le comportement comptera bientôt plus que les résultats

Y’a pas que les résultats qui comptent. Les entreprises en ont pris conscience et intègrent de plus en plus de critères comportementaux dans l’attribution de leurs primes. Certaines organisations établissent une note de conduite qui peut peser 10 à 30 % dans le calcul des primes individuelles et même être éliminatoire, d’après l’étude de rémunération Deloitte en 2015.

Cette tendance se confirme et va même s’accentuer. Bientôt, le comportement sera plus important que les résultats, c’est ce qu’indique l’enquête reconnaissance Anact-Fidal-Amplitude publiée en novembre 2016. À la question "Quelles seront les priorités de votre entreprise en matière de reconnaissance ?", 76 % des responsables des ressources humaines ont répondu le comportement - respect des règles, initiative, esprit d’équipe, loyauté -, 73 % les personnes - respect, souci des autres, convivialité - et à 71 % les résultats.

Des critères de reconnaissance plus subjectifs

« Autrement dit, les critères de reconnaissance les plus difficiles à évaluer objectivement seront davantage pris en considération que les éléments plus objectifs, tels que les résultats ou les compétences. Ce constat laisse présager un certain nombre de mutations, tant au niveau hiérarchique (entretiens d’évaluation), qu’au niveau des outils (grilles d’évaluation) ou encore des négociations sociales », prévoit l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). 

L’une des mutations semble déjà se dessiner : 9 entreprises sur 10 ont distribué des rémunérations variables individuelles (primes et bonus) plutôt que collectives, selon l’étude de rémunération de Deloitte. Souvent, aux cadres et aux cadres dirigeants.

Une tendance qui semble aller dans le bon sens. Pour l’heure, plus de la moitié des RH estiment que la politique de reconnaissance de leur entreprise - basée majoritairement sur les résultats - n’est pas satisfaisante et qu’elle devrait prendre davantage en compte l’effort. Ils auraient tort de ne pas vouloir les faire évoluer face aux études successives qui pointent le stress et l’inefficacité de ces politiques de reconnaissance basées sur les résultats.

Et vous, voyez-vous les choses évoluer dans votre entreprise ? Racontez-nous en commentaires.

Elodie Buzaud
Elodie Buzaud

Le travail et l’écologie sont mes thématiques de prédilection. En tant que journaliste indépendante, je cherche notamment à répondre aux questions que posent ces deux sujets pour mieux comprendre comment le travail, et les travailleurs, peuvent contribuer à la transition écologique.

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