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Recrutement des cadres 2019 : les hyper convoités… et les autres

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Sylvia Di Pasquale

20/02/2019

C’est le moment de bouger. Les entreprises privées ont l’intention de recruter entre 270 700 et 292 000 cadres en 2019, estime l’Apec. Mais lesquels profiteront plus que les autres de ces opportunités record ?

C’est ce qu’on appelle un marché furieusement porteur. En 2019, les entreprises pourraient recruter jusqu’à 10 % de cols blancs en plus par rapport à l’an passé, soit entre 270 700 et 292 000 embauches prévues.

Merci qui ? A en croire l’Apec qui vient de livrer ses traditionnelles prévisions annuelles*, les cols blancs peuvent bénir la transformation numérique, la transition énergétique et autres chamboulements sociétaux qui rendent les encadrants et experts indispensables aux organisations ambitieuses.

« L’emploi cadre semble se caractériser par une évolution qui s’affranchit des aléas et soubresauts conjoncturels », écrit joliment l’Apec. Traduction : la croissance du pays a beau ralentir (+1,5% en 2018 contre +2,3% en 2017), le moral des décideurs retomber dans leurs chaussettes, le mouvement des gilets jaunes impacter des entreprises, les recrutements de cadres accélèrent et font fi de ces récifs.

 

Les cadres sont attendus pour gérer les évolutions technologiques autour de la data, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle ou de l’usine du futur.

 

Une catégorie de salariés globalement privilégiée

Alors, être cadre en 2019, c’est l’assurance de pouvoir trouver un emploi ou d’en changer pour un autre qui lui conviendrait davantage ? La réponse est oui assurément ! Avec un taux de chômage de 3,8%**, cette catégorie de salariés est globalement privilégiée par rapport aux profils moins qualifiés.

Mais une vue d’avion n’offre pas la précision de lecture d’un microscope. Un jeune diplômé écologue galèrera davantage qu’un CPO qui a roulé sa bosse. De même que n’importe quel cadre de 35 ans vs un collègue de 45 ans cumulant 20 ans d’expérience dans la distribution.

Sur ce marché très polarisé, tout dépend d’une part du secteur d’activité, du métier et de la région convoités. Et surtout du nombre d’années d’expérience que le candidat affiche au compteur.

Qui sont les entreprises qui recrutent le plus de cadres ?

>> Découvrez le palmarès 2019


44 % des embauches polarisées sur 3 activités de services

2019 s’annonce florissante pour l’emploi des cadres dans tous les domaines. Mais encore plus dans ceux où se concentrent les investissements. Parce qu’ils portent les transformations structurelles, notamment numériques, les services à eux seuls pourraient polariser 72 % des embauches (soit 22 points de plus que l’an passé) avec jusqu’à 211 080 recrutements prévus. Et dans ce secteur, plus de 4 embauches sur 10 devraient se concentrer sur 3 grandes activités : informatique et télécommunication, ingénierie-R&D et juridique, comptable et conseil. Trois domaines où les cols blancs sont attendus pour gérer les évolutions technologiques autour de la data, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle ou de l’usine du futur.

Les autres recrutements prévus se répartissent dans l'industrie (15 %), le commerce (8 %) et la construction (5 %). Dans l’industrie, la mécanique-métallurgie ainsi que les équipements électriques et électroniques prévoient les plus gros volumes de recrutements. La construction ne dévisse pas grâce à la bonne tenue des permis de construire et des mises en chantier liées au Grand Paris. En revanche, les cadres travaillant dans la distribution, notamment spécialisée, ne seront pas à la fête. Les employeurs en difficulté n’excluent pas de réduire leurs embauches par rapport à l’an passé.  

 

55 % des embauches concentrées sur 3 métiers

Vous avez dit polarisation ? Cette année encore, pour choisir son employeur, mieux vaut être informaticien (20 % des embauches en fourchette haute), ingénieurs d’études-R&D (18 %) ou dans le commercial/marketing (16 %) selon la nomenclature des fonctions de l’Apec (qui étonnamment ne distingue pas les commerciaux et les spécialiste en marketing, que les recruteurs convoitent pourtant différemment).

Loin derrière (10 % des prévisions en fourchette haute), les fonctions de production industrielle-chantier font une percée remarquée (+ 4 à + 13 % de hausse escomptée).

Le reste se compose de différentes fonctions support, avec, en tête, l’exploitation tertiaire (qui regroupent les métiers spécifiques des secteurs santé et action sociale, culture, banque, assurance, immobilier, formation, tourisme, transports), les métiers de l’administration-RH-communication-juridique, les métiers du chiffre et les achats. Toujours rare, les directions générales devraient représenter à peine 2% des postes à prendre en 2019.

 

Les juniors en hausse, les seniors en recul

Sur ce marché très polarisé, le nombre d’années d’expérience reste un critère segmentant. Comme l’an passé, les cadres qui profiteront le plus des opportunités de l’année sont ceux affichant  de1 à10 ans d’expérience. Ils devraient bénéficier de 60 % des embauches.

Quant aux moins recherchés, ils se retrouvent parmi les seniors les plus expérimentés (plus de 15 ans d’expérience) qui ne constitueront que 11 % des embauches prévues, un chiffre qui serait donc encore en recul sur un an.

A l’inverse, plusieurs bonnes nouvelles pour les plus jeunes. D’abord, les signes d’ouverture aux cadres de moins de 5 ans d’expérience, et notamment les cadres débutants de moins d’un an d’expérience, se confirment tout particulièrement dans l’informatique-télécommunication et l’ingénierie-R&D. Ensuite, dans les activités du conseil-gestion des entreprises et communication-médias, les cadres de 1 à 5 ans d’expérience devraient représenter respectivement 40 % et 44 % des recrutements prévus dans ces deux secteurs. Victimes d’une pénurie de candidats dans ces fonctions, les employeurs finissent donc par recourir à ces profils qu’ils forment à leur arrivée.

* Enquête réalisée par l’Apec du 22 octobre au 15 décembre 2018 auprès d’un panel permanent de 10 000 entreprises représentatif de la répartition par région, taille et secteur d’activité des salariés du secteur privé en France métropolitaine (représentant 1,8 million de salariés dont 395 500 cadres). Publiée le 19 février 2019.

** Indicateur du Bureau international du travail (BIT). Lire aussi : 12 chiffres à connaître sur les cadres français

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