1. Accueil >
  2. Actualités >
  3. L'actualité de l'emploi >
  4. « Rediplômés » : qui sont ces jeunes qui passent un deuxième diplôme en début de carrière ?

« Rediplômés » : qui sont ces jeunes qui passent un deuxième diplôme en début de carrière ?

-rediplomes---qui-sont-ces-jeunes-qui-passent-un-deuxieme-diplome-en-debut-de-carriere-

Mathilde Hodouin

30/01/2018

Dans les cinq années suivant leur diplôme, 13 % de jeunes ont repassé un deuxième diplôme alors qu’ils avaient déjà décroché un emploi. Analyse d’un phénomène émergent.

Réorientation, progression de carrière, insertion professionnelle… D’après une récente étude* menée sur la génération 2010, un jeune diplômé sur huit n’a pas hésité à rempiler pour obtenir un deuxième diplôme avant l’été 2015. Se former « tout au long du début de la vie active » deviendrait donc un réflexe pour certains jeunes. Le Céreq a cherché à comprendre qui sont ces jeunes Français qui enrichissent leur CV en début de carrière et quelles sont leurs motivations.

Un diplôme pour devenir cadre

Les Bac+3/4 « hors santé-social » se sont montrés les plus motivés (18 %). Dans près d’un cas sur deux, les Bac+3/4 en ont profité pour atteindre le niveau Bac+5. Ces jeunes rediplômés visaient ainsi un accès direct à la fonction cadre. Une manière de sécuriser leur parcours professionnel, dans un pays qui ne jure que par les diplômes.

Un tiers de l’ensemble des rediplômés s’est tournée vers une spécialité analogue à celle du diplôme précédent. L’objectif visé ? Accélérer une carrière naissante grâce à une spécialisation plus pointue.

Pas de « révolte des premiers de la classe »

En revanche, chez les Bac+5, le deuxième diplôme reste anecdotique (5 %). Ils sont deux fois moins nombreux que la moyenne des diplômés du supérieur à tenter l’aventure. Ce manque de motivation reflète surtout une insertion facile sur le marché du travail. Quand ils se sont lancés, les Bac+5 ont validé en majorité un diplôme équivalent (82 %).

Ils ont opté pour une spécialité proche (40 %). La « révolte des premiers de la classe » décrite par Jean-Laurent Cassély dans son ouvrage apparaît comme un épiphénomène. Originaires de milieux aisés, ils se sont réorientés vers des formations manuelles comme boulanger, cuisinier, fleuriste, etc. En 2015, cette tendance n’a touché que 1 % des jeunes… soit 1 700 individus.

*Etude publiée le 19 décembre 2017 par le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) à partir de son Enquête génération 2010. Cette recherche a été menée en 2015 auprès de 708 000 jeunes sortis de formation initiale en 2010 en France (métropole et DOM), tous niveaux scolaires confondus.

2

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Sam

18/04/2018

à 22:26

C'est n'importe quoi! Titulaire d'un Master 2 scientifique avec des difficultés à intégrer le marché de l'emploi et occuper de bons postes, j'ai opté pour un autre diplôme pour tenter une double compétence qui pour le moment n'a l'air de servir à rien. Toujours considérée comme jeune diplôme malgré quelques année de travail, je peine à avoir des entretiens et me retrouve à postuler de nouveau pour des postes ennuyeux du genre gestionnaire administrative avec des salaires à peine au dessus du smic. J'aurais du faire crémière!

> Répondre

Dibondo Cassandra

30/01/2018

à 20:08

Je connais moins ce phénomène: diplômée bac+ 4 à 26 ans en Droit, je n'ai trouvé aucun poste qui me fasse envie (gestionnaire etc) alors que je veux travaillerai en caninet d'avocats ou services juridiques. J'ai donc repris mes études 3 ans après pour le fameux bac+5. J'ai 29 ans, j'aurai le Master 2 en 2019 après avoir eu des petits postes entre 2016 et 2017. Voilà, mais après je ne suis pas français mais bien étrangère séjournant en France, est-ce ce que j'entre dans ces stats je ne pense pas...

> Répondre

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte