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Rentrée : la to-do toute bête qui va rallumer votre recherche d’emploi

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Farah Sadallah

24/08/2017

Ras-le-bol de votre poste ? Pas assez payé ? Ou votre employeur commence à vous montrer la sortie ? Pas de panique. La recherche d’emploi est un muscle qui se travaille… et qu’il faut parfois réchauffer. Pour cette rentrée prometteuse en termes de prévisions d’embauche de cadres, Cadremploi vous a concocté une to-do liste en 7 points. Prêts à mettre toutes les chances de votre côté ? Partez !

1- Apprendre à mieux se connaître

Avant même de rechercher un emploi, faites un point sur… vous-même. Un simple test de personnalité peut faire l’affaire dans un premier temps. Certains sont mêmes tombés dans le domaine public. « L’idée est d’analyser en profondeur sa manière de fonctionner », explique l’auteure du livre Changer de vie professionnelle. Selon Mathieu Salfati, consultant chez RH Triumvirat, le MBTI (Myers Briggs Type Indicator) est plus pertinent que les autres pour les candidats en recherche d’emploi qui souhaitent mieux se connaître pour choisir entre deux postes. « Disons que le DISC est le leader au niveau mondial, que le MBTI est plutôt leader en France et que le SOSIE se pratique un peu moins », résume-t-il.

2- Compléter son CV en intégrant ses soft skills

Ces tests doivent aussi vous aider à identifier vos compétences en savoir-être, les fameuses « soft skills ». Style de management, résistance au stress, empathie, capacité à résoudre des problèmes, à s’intégrer dans une équipe… On oublie trop souvent ces compétences sociales, pourtant elles sont le vrai critère déterminant d’une embauche entre deux postulants qui présentent les mêmes compétences métiers (hard skills). Reste à savoir les formuler habilement dans un CV : « soit les placer directement sous le titre de la fonction en haut du CV, soit dans la description de chaque poste. Autres options : réaliser un encadré à part. « J'ai certainement raté des candidats tout simplement parce qu'ils ne les avaient pas indiqués ou mal présentés », avertit Julien Palmaro, directeur associé de l'agence Infostrates.  

3- Assumer sa recherche d’emploi en société

L’un des exercices les plus difficiles consiste à assumer sa recherche d’emploi en société. Car les clichés ont la vie dure. Paradoxalement, alors que tout le monde ou presque a connu une période de chômage ou de recherche d’emploi, ces termes renvoient une mauvaise image. Mieux vaut donc oublier ce champ lexical au profit d’un discours plus positif si l’on veut rester dans le jeu social. Montrez sa bonne humeur et surtout garder le moral pour échanger plus sereinement. Surtout si vous êtes licencié ou si vous voulez changer de travail, car celui-ci vous insupporte. L’erreur classique à éviter ? faire le procès de vos anciens collègues ou de votre manager. « Cela peut dissuader de vouloir en savoir davantage sur vous », explique Valentin Becmeur, coach et expert en communication au sein du groupe Othello.  À la place, il conseille d’embellir l’histoire, de dire que vous avez choisi d’arrêter ce projet pour débuter un autre parcours, d’expliquer pourquoi vous tenez absolument à travailler dans telle entreprise ou tel secteur. Vous pouvez même recentrer la conversation sur la quête de sens. Une problématique commune à chacun.

4- Afficher un profil d’entrepreneur sans être dupe

À en croire les offres d’emploi, de nombreuses entreprises recherchent des profils d’ « entrepreneurs », autonomes, débrouillards, polyvalents, innovants, qui affectionnent le travail en équipe, et qui ne rechignent pas à prendre des risques. « Un moyen d’attirer les jeunes dont 60 % aspirent à la création d’entreprise, » argumente Cyril Capel, dirigeant du cabinet CCLD Recrutement. Bien sûr les profils d’entrepreneurs sont importants en entreprise mais pas uniquement. « Si les employeurs étaient réellement honnêtes, ils parleraient d’intrapreneurs, ou encore de collaborateurs. Mais comme ces termes ne sont pas très connus et donc pas bien référencés, ils indiquent entrepreneurs », regrette Cyril Capel.

5- Apprendre la recherche d’emploi digitale

Si vous n’avez pas cherché d’emploi depuis longtemps, vous risquez d’être surpris. Le digital a révolutionné la mise en relation employeurs/candidats. Les outils évoluant sans cesse, prenez le temps d’apprendre à les maîtriser avant de vous lancer.  Grâce aux jobboards comme Cadremploi, vous pouvez être averti par mail ou SMS dès qu’une offre vous correspond grâce à la création d’alertes. La recommandation d’annonces (« les candidats qui ont répondu à cette annonce ont également postulé à… ») vous permet aussi de gagner du temps.

Parallèlement, les réseaux sociaux vous aident à soigner votre e-réputation. Ou comment « savoir mettre en avant ses compétences de manière intelligente pour se faire repérer naturellement », souligne Alain Fusiller, dirigeant du cabinet Axone RH. Multiplier les contacts sur LinkedIn, Viadeo ou encore Twitter, participer à des discussions sur les forums et poster des articles sur vos sujets de prédilection pourraient plaire à votre futur employeur.

6- Enquêter sur ses potentiels recruteurs

Avant l’entretien, n’hésitez pas à vous renseigner sur votre recruteur en consultant son profil sur Linkedin ou Viadeo. « C’est une mine d’infos sur leur parcours professionnel, les écoles fréquentées ou des contacts communs. Ainsi, si un sujet ou un nom surgit dans la conversation, le candidat va si attendre », explique Joelle Walraevens-de Luzy, auteure de LinkedIn, le guide pratique, la clé de votre réussite professionnelle. Toujours dans l’idée d’enrichir l’entretien, n’hésitez pas à lire ses tweets, les interviews qu’il aurait données dans des media ou à visionner ses interventions à des conférences. Googliser son recruteur n’est plus un tabou, à condition de se cantonner à rechercher des informations strictement professionnelles.  

7- Tenir prête sa tenue fétiche pour les entretiens

On ne va pas se mentir… La première impression se fait aussi sur le look du candidat.  D’où l’importance d’avoir sous la main le costume qui va bien ou la tenue savamment étudiée qui vous ressemble vraiment. Comment mettre en avant sa personnalité au travers de sa garde-robe ? Virginie Andres-Fabre, coach spécialisée dans l’image de soi nous répond : « Le message principal, le sérieux le plus souvent, passe par la tenue générale. L’accessoire permet de mettre en avant un trait de personnalité : créativité, dynamisme, sociabilité ou calme. » Coupe de la veste, forme des chaussures et même bijoux ou sac parlent de vous.

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Fanny P.

31/08/2017

à 09:01

J'ai fait le test MBTI qui m'a confirmé ma façon d'être au travail et mes choix pour une nouvelle orientation professionnelle. J'ai pu également en tirer des soft skills (pas de diplôme mais un "savoir-être mode de travail").
Bien qu'inscrit sur mes réseaux Linkedin et Viadeo, je n'ai pas l'impression que cela change quoi que ce soit dans le regard des recruteurs qui passent de plus par des logiciels traquant la pléiade de mots clés magiques à détenir...
Les demandeurs d'emploi font toujours plus de démarches "personnalité pro" pour des recruteurs qui déshumanisent de plus en plus en se contentant d'un regard logiciel.

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Collin-Ceddaha Camille

29/08/2017

à 13:40

j'ai apprécié la différence collaborateur et entrepreneur . Et je pense que si tout le monde n'a pas le profil entrepreneur , les
candidats atypiques (séniors , non diplômés , expériences diverses de vie etc... auront forcément parmi les soft skills des
compétences hors scolaires qui intéressent notre monde professionnel en pleine révolution

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En réponse à Collin-Ceddaha Camille

GIRARD Jean-Eric

30/08/2017

à 09:44

Tout à fait d'accord.
cadre très senior je n'ai plus rien à prouver dans mes capacités professionnelles , mes capacités à mener des projets complexes.
Par contre tous les soft skills que l'expérience permet de développer sont un avantage évident.
Passé 55 ans on a un bagage énorme dans ce domaine et plein de choses à transmettre et apprendre aux autres.
Pensez aux cadres très seniors ! Ils ont encore plein d'energie , plein de savoirs, plein d'envies d'aider les plus jeunes !
Jean-Eric

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En réponse à Collin-Ceddaha Camille

Pascal lemaire

29/08/2017

à 17:45

L'Entreprise a besoin de savoir être autant que de savoir faire.
L'Entreprise n'est pas qu'une machine à sous, c'est 60% de sa vie sociale et de sa santé.
L'employeur comme l'envoyé ne doit pas se tromper.

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