Rhône-Alpes : deuxième terre d’accueil des cadres

Adrian de San Isidoro

Sanofi, Schneider Electric, Bayer : ces fleurons industriels implantés en Rhône-Alpes créent de nombreux emplois pour les hauts diplômés chaque année. La région possède aussi des pôles de compétitivité reconnus au niveau mondial, qui donnent un coup de fouet à son économie.

Avec plus de 20 000 embauches prévues par Pôle emploi en 2015, Rhône-Alpes est la région qui recrute le plus de cadres après l’Île-de-France. Ce chiffre, en hausse de 8 % par rapport à l’année dernière, prouve le dynamisme du marché de l’emploi local. Ses deux moteurs ?  Grenoble et Lyon, deux villes réputées mondialement pour leur capacité à innover.  

La capitale rhônalpine abrite des poids lourds du secteur pharmaceutique comme Bayer ou Sanofi Aventis, qui recrutent beaucoup de cols blancs. « Lyon peut compter par ailleurs sur les capitaux venus de l’étranger, qui dopent l’économie régionale », observe Thierry Humbert, président du cabinet de recrutements Urvika. Selon un classement IBM publié le 15 septembre 2015, la métropole arrive au 19ᵉ rang mondial des villes où l’on investit le plus, devant New York et Francfort. Lyon occupe également la troisième place des villes françaises les plus attractives pour les cadres, selon une récente étude réalisée par Cadremploi, grâce à sa position idéale à 2 heures de la Méditerranée et des Pyrénées.

À Grenoble, c’est la présence d’entreprises spécialisées dans la recherche industrielle comme Schneider Electric et STMicrolectronics, qui tirent l’embauche des cols blancs vers le haut. La ville iséroise possède en outre un réseau d’établissements prestigieux (l’école supérieure de management, l’école d’ingénieurs Phelma…), qui incitent les entreprises à s’implanter localement pour rafler les meilleurs talents. Le département de Haute-Savoie tire également son épingle du jeu avec des perspectives d’embauche très favorables : selon Pôle emploi, 9 % des entreprises devraient augmenter leur effectif cadre pour 2015.

Un rayonnement technologique attractif

Autre facteur à l’origine de la bonne santé du marché de l’emploi en Rhône-Alpes : la présence de d’une douzaine de pôles de compétitivité, dont trois reconnus au niveau mondial (Minalogic, Lyonbiopôle et Axelera), qui créent des postes destinés aux bac +5. Symbole de la réussite du secteur technologique dans la région : Sogilis. L’entreprise grenobloise spécialisée dans le développement d’applications ouvre une antenne lyonnaise cette année et compte embaucher une quarantaine d’ingénieurs en trois ans.

Un développement des entreprises high-tech facilité dans la région par le niveau d’éducation très élevé des Rhônalpins, qui sont un tiers à décrocher un diplôme dans l’enseignement supérieur selon l’Insee. Des statistiques qui les placent à nouveau juste derrière les Franciliens. Si vous êtes administrateur réseau, commercial B to B, ingénieur ou contrôleur de gestion, consultez les offres d’emploi rhônalpines : ce sont les profils les plus recherchés dans la région.

Adrian de San Isidoro
Adrian de San Isidoro

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