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Rudologue, l’ingénieur qui rétrécit nos déchets

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Clémentine Billé et Jimmy Darras

25/04/2018

Ingénierie

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[Video] Le plan anti-gaspi et anti-déchets présenté ce lundi par Edouard Philippe ? Les ingénieurs rudologues l’applaudissent. Mathilde Derouet, en poste au sein du cabinet AJBD, nous explique son métier, bon pour la planète.

Le « plan de bataille anti-gaspillage » présenté lundi 23 avril par le Premier ministre Edouard Philippe confirme qu’en matière d’environnement, de réduction ou de gestion des déchets, la législation et les règlements évoluent quasiment en permanence. C’est heureux pour la planète – elle aussi victime « d’obsolescence programmée » selon le Premier ministre – mais c’est un casse-tête pour les élus et les professionnels de cette filière. Comprendre, anticiper, financer, optimiser la gestion des déchets est le cœur de la mission d’un métier en pleine expansion : ingénieur rudologue.

Ce métier donne du sens à sa carrière et lui permet de défendre des valeurs

Conseiller les meilleurs dispositifs

« C’est un domaine en mouvement perpétuel », confirme Mathilde Derouet, ingénieur rudologue, consultante en gestion publique des déchets pour le cabinet AJBD à Paris. Ce bureau d’études est l’un des nombreux cabinets indépendants (comme Optigede, EODD, Verdicité…) qui aident les pouvoirs publics à assurer leur mission de gestion des déchets quand ceux-ci ne possèdent pas cette compétence en interne. L’annonce du plan anti-gaspi d’Edouard Philippe concerne son corps de métier car un rudologue réalise aussi des plans de prévention auprès des usagers.

Les missions des ingénieurs rudologues consistent à conseiller aux services techniques et aux élus les meilleurs dispositifs possibles pour la collecte et la gestion des déchets dont ils ont la responsabilité. Elle peut ainsi les conseiller sur la fréquence du ramassage des ordures ménagères et des ordures recyclables, sur la gestion de leur déchetterie et sur la maîtrise des coûts qu'engendre cette collecte.

 

Valeurs écolo

C’est un métier pour les personnes qui « aiment les chiffres », souligne Mathilde Derouet. Au-delà des normes juridiques à maîtriser, l’ingénieur va devoir piloter des volumes de déchets et les enjeux budgétaires qui y sont associés. Formée à l’École des mines de Nantes, Mathilde Derouet consent que ce métier donne du sens à sa carrière et lui permet de défendre des valeurs. Ingénieur rudologue, c’est aussi « faire un geste pour l’environnement et aider aux changements de mentalité ».

Et concrètement, à quels « gestes » a-t-elle contribué en 6 ans au sein du cabinet AJBD ? A titre d’exemples, Mathilde Derouet cite la mise en place d’une nouvelle tarification à Tarbes : la facture de chaque famille y est proportionnelle au volume de déchets produits, ce qui incite à moins jeter. Un dispositif analogue est à l’étude à Bordeaux et à Pau. A Vélizy-Villacoublay, son cabinet a co-défini la mise en place d’une stratégie visant à inciter les particuliers à produire moins de déchets. Sur d’autres territoires, comme à Gérardmer dans les Vosges, la réduction de la fréquence de collecte des déchets a, elle aussi, modifié le comportement des usagers.

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commentaires

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HOBERLAN TCHOUTA

02/05/2018

à 13:28

tres belle initiative,la sensibilisation en est primordiale,mais qu'en pensez vous des dechets non biodegradables tel que les plastiques?

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toto

26/04/2018

à 16:56

Bah, si on est tout seul à le faire, cela n'aura pas beaucoup d'impact sur l'environnement (démentira ainsi la fable du colibris).

Je ne me lasse jamais de voir dans les rayons des produits comportant 3 voire 4 packagings selon le plan marketing défini, sans parler de l'obsolescence programmée. Voilà pourquoi nous sommes tous condamnés à éteindre un feu global avec une petite cuillère...

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SweetDream

01/05/2018

à 10:15

c'est pas une raison pour ne rien faire, au contraire, en agissant, l'on peut aussi démontrer que cela peut bouger ! Restons optimistes !

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En réponse à SweetDream

toto

02/05/2018

à 15:40

oui, c'est vrai qu'il faut faire sa part. Mais, taxer les utilisateurs finaux, cela n'aura pas un impact énorme sur l'environnement et de sens. Car le volume de déchets reste constant et ce n'est évidemment qu'un déplacement des déchets vers d'autres acteurs.
Finalement, il faut penser réduire les déchets ou les recycler dès la conception des produits et comme cela, on aura un vrai résultat significatif...

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