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Saint-Valentin : est-il permis de roucouler entre collègues ?

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Sylvie Laidet

14/02/2018

En ce jour de fête des amoureux, Cadremploi a voulu savoir s’il est possible de vivre une idylle tranquillou entre collègues sans que l’employeur n’ait voix au chapitre. Réponse d’un avocat.

Pas question de vous donner des conseils pour déclarer votre flamme à un (ou une) collègue. Vous êtes assez grands pour ça. En revanche, voici trois points de droit qu’il est bon d’avoir en tête avant que Cupidon ne touche les cœurs.

 

1) Votre employeur ne peut pas vous imposer le célibat

Aucun contrat de travail ni même règlement intérieur, ne peut vous empêcher d’avoir une relation amoureuse (consentie bien sûr) avec un ou une collègue. La vie privée ne relève pas du droit du travail. Donc même dans un contexte professionnel, rien ne vous empêche de roucouler avec un ou une collègue, voire de vous unir avec lui ou avec elle pour la vie. Idem avec un ou une manager. Et rien ne vous oblige non plus à révéler votre histoire d’amour au grand jour.

 

2) S’aimer oui, mais sans troubler

Voilà pour la théorie mais en pratique, il faudra tout de même savoir raison garder. « Un directeur commercial qui attribue un secteur géographique plus juteux à sa petite amie pourrait être licencié pour cause réelle et sérieuse si les autres commerciaux se plaignent, signent une pétition et/ou saisissent les représentants du personnel. Et ce, quel que soit le bien fondé de sa démarche. Sa décision est réputée avoir créé un trouble caractérisé au sein de son service et de l’entreprise », illustre maitre Laurent Parras. Idem, si vous embrassez votre conquête à longueur de journée et que les collègues se plaignent.

 

3) L’amour, pas vu, pas pris

Donc, tant que votre idylle n’engendre pas de troubles caractérisés dans l’entreprise, roucoulez heureux. « Les dirigeants ont parfois tendance à confondre le droit et la morale. Un employeur reprochait un jour à mon client de coucher, de manière consentie bien sûr, avec une collègue sur leur lieu de travail et pendant qu’il était rémunéré. Or, il n’avait pas causé de troubles caractérisés à l’entreprise. L’employeur le sanctionnait en fait pour une considération morale. J’ai plaidé contre cette posture, mon client a balayé l’histoire des horaires de travail en avançant qu’il était cadre au forfait. Nous avons ainsi gagné en première instance et en appel », témoigne notre avocat. Pas vu, pas pris, pas de souci.

 

 

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commentaires

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Anne Onyme

14/02/2018

à 17:12

Article très interressant... même si la situation n’est pas simple à gérer. Je connais une bonne amie qui est dans ce cas avec un supérieur devenu son N+1.

La relation est soupçonnée au sein de l’entreprise alors qu’ils sont très discrets.

Faut-il qu’ils officialisent ?

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