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Témoignages : 4 pères se livrent sur leur équilibre vie pro et vie perso

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Sylvie Laidet

05/03/2020

A l’approche de la Journée internationale des femmes (le 8 mars), on aurait pu vous proposer de découvrir les sempiternelles recettes de superwomen qui réussissent à concilier vie pro et vie perso. Sauf que, chez Cadremploi, nous pensons que la charge mentale, ça se partage. Et il serait malvenu de renforcer l’idée que c’est aux femmes de s’organiser au mieux pour que tout roule au boulot et à la maison. Alors nous avons demandé à 4 cadres-conjoints-pères comment ils s’y prennent pour concilier vie pro et vie perso. Des témoignages qui confirment que l’égalité professionnelle passe par davantage d’implication des conjoints. Et vous, comment faites-vous ?

Joël Gaudeul « Pas de smartphone quand je suis avec ma fille »

38 ans

1 fille de 2 ans et demi

Directeur marketing chez Mention, une plateforme de social listening

Pour ce jeune papa d’une petite fille de deux ans et demi, concilier vie pro et vie perso n’est pas un vain mot. A la naissance de son enfant, ce directeur marketing, « plutôt » du matin, a réorganisé ses journées de travail.

 

Si je devais un jour avoir des soucis au travail parce que je m’occupe de ma fille, je changerais immédiatement d’entreprise car ce ne serait pas un employeur fait pour moi

Joël Gaudeul

 « J’arrive désormais plus tard, vers 9h15-9h45 après avoir déposé ma fille à la crèche. Sur mon agenda partagé, toutes les demandes de meeting après 17 heures, sont par défaut refusées. Les gens doivent venir m’en parler de vive voix et j’avise en fonction de l’urgence », illustre-t-il.

Quand il rentre le soir, il désactive systématiquement les notifications de sa messagerie pro de son téléphone afin de ne pas être dérangé.

« Avec mon épouse, on s’est fixés une règle : pas de smartphone quand on est avec notre fille. On profite à 100 % d’elle », insiste-t-il. En cas d’urgence personnelle en journée, il ne s’interroge même pas sur le fait de devoir quitter ou pas son boulot. Il file sur le champ, un point c’est tout.

« Ma paternité fait partie de mon identité professionnelle. Sans les spammer avec des photos de bébé, je m’assure que mon équipe est bien au courant. Aux nouvelles recrues, je me présente comme « Joël, 38 ans, papa d’une petite fille de deux ans et demi ». Cette précision rend plus acceptable la flexibilité de mes horaires. Avant d’intégrer l’entreprise, j’ai d’ailleurs vérifié que le télétravail était tout à fait possible et respecté », conclut celui qui est aujourd’hui ravie de gérer la première grossesse de la boîte.  

 

Edouard Gasser « Je ne travaille jamais à la maison. »

36 ans

3 enfants de 1 an et demi, 2 ans et demi et 5 ans et demi.

Co-fondateur et directeur général de Tilak Healthcare, un éditeur de jeux vidéo thérapeutiques

Sa recette « équilibre vie pro vie perso ? » :  COM-PAR-TI-MEN-TER.

« Je ne travaille jamais à la maison. Je ne suis d’ailleurs pas spécialement partisan du télétravail.»

 

Quand je rentre chez moi c’est pour profiter de ma famille et faire autre chose que bosser.

 Edouard Gasser

« En revanche, au boulot, je suis hyper concentré et focus. J’évite les débuts de réunions après 17h30 ce qui me permet de partir à 19h30 grand max. Idem le matin », illustre le jeune dirigeant.

Son job d’avant, dans lequel il bossait parfois soir et week-end, ne lui manque pas. Au contraire. « Je considère qu’un tel rythme est même mauvais pour conserver une bonne santé mentale », ajoute-t-il.  

Toujours dans cette logique de compartimenter pour profiter à fond de ses vies pro et perso, Edouard Gasser utilise son temps de transport en train (45 minutes aller) entre sa maison de Fontainebleau et son bureau parisien comme un sas de compression et de décompression. Le matin, il profite de son voyage pour « monter en puissance », traiter ses premiers mails, etc. Et le soir, sauf extrême urgence, il lit la presse, des bouquins, écoute des podcasts… pour décompresser et arriver chez lui en ne pensant plus à son job. Et être entièrement dispo pour sa tribu qui compte désormais 3 enfants.

 

Dany El Jallad « Je ne quitte jamais le bureau après 18h30 afin de pouvoir faire les devoirs avec mes filles. »

37 ans

2 filles de 6 et 9 ans

Directeur des comptes stratégiques au sein du cabinet de recrutement Robert Half

 

En termes de mobilité géographique, ce jeune père de deux filles encore petites accepte les déplacements professionnels ponctuels mais pas de déménagement pour le moment.

 

Chacune de mes décisions professionnelles est prise en corrélation avec ma vie de famille.

 Dany El Jallad

Sa journée est rythmée par son job et sa vie de famille. Le matin, c’est le rituel immuable du petit-déjeuner avec ses enfants. Puis celui du chemin de l’école en voiture, où il continue d’échanger avec elles.  Sa femme, qui les suit à vélo, prend ensuite le relai à un croisement. Elle fait à son tour le reste du trajet avec les filles jusqu’à l’école tandis que leur père est reparti en direction de son travail.

« Le mercredi si je suis entre deux rendez-vous à l’extérieur, je passe déjeuner avec les filles à la maison », illustre-t-il. Le soir, il ne quitte jamais son bureau de La Défense après 18h-18h30 afin d’être présent pour les devoirs, le dîner et passer du temps avec sa famille. « Si besoin, je me reconnecte ponctuellement à ma messagerie professionnelle. Mais c’est rare et cela ne dure pas des heures », insiste-t-il. S’il doit rentrer en urgence et lâcher son travail, il n’hésite pas une seconde, tout en gardant un œil sur son téléphone pro. « Je suis toujours disponible en cas d’urgence », conclut-il.

 

Fabrice Marsella « Nous synchronisons nos agendas tous les dimanches soirs avec ma femme »

2 filles de 12 et 16 ans

47 ans

Directeur de Le Village by CA Paris, un accélérateur de start up

Pour concilier sa vie professionnelle avec sa vie personnelle, ce manager ne laisse rien au hasard. D’abord, avec sa femme, ils travaillent tous les deux dans le même quartier et à peine à une demi-heure de train de leur domicile.

Le matin, nous faisons une partie du chemin à pieds avec nos deux filles avant de filer travailler.

Fabrice Marsella

« J’ai le sentiment d’avoir fait une partie du job de parents en passant un maximum de temps avec elles dès le matin », sourit-il. Cette « proximité géographique » lui permet de gagner en sérénité. « En cas d’urgence, je peux rentrer rapidement sans avoir à appeler ma femme », ajoute-t-il.

Le dimanche soir chez les Marsella, c’est opération synchronisation : « On a tous les deux des postes à responsabilités et beaucoup de déplacements, cette synchronisation d’agendas permet de checker qui sera présent le soir pour les filles et le cas échéant, d’organiser un autre mode de garde », illustre-t-il.

Pour préserver ce subtil équilibre vie pro-vie perso, Fabrice Marsella désactive également toutes ses notifications pros durant le week-end et les vacances. « Si je les recevais, je serais tenté de replonger », précise celui qui se lève volontiers (et de bonne humeur) à 6 heures tous les jours et qui bosse jusqu’au réveil de sa famille. Après il décroche.

Enfin, pour éviter de se laisser déborder par leur job, les Marsella essaient de rentrer du boulot ensemble. « On s’appelle parfois pour rappeler à l’autre qu’il est grand temps de partir », conclut-il.

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