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Top rémunérations : 7 postes cadres qui rapportent 10 000 euros par mois

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Sylvie Laidet

19/02/2019

Trois chasseurs de têtes ont repéré pour Cadremploi les postes susceptibles d’atteindre la barre symbolique des 10 000 euros bruts par mois (hors bonus) en 2019. Et donnent leurs conseils pour postuler.

Parce que le pouvoir d’achat est sur toutes les lèvres, Cadremploi a décidé de s’intéresser aux postes susceptibles d’atteindre la barre symbolique des 10 000 euros bruts par mois (hors bonus). Des fonctions souvent à la frontière des comités de direction. Etant entendu que les postes, même s’ils sont énoncés au masculin, concernent aussi bien les hommes que les femmes.

 

Nos 3 experts en recrutement

Guillaume Beauvais
Manager au sein du cabinet de recrutement Clémentine
Christophe de Bueil
Directeur de la practice digitale du cabinet de recrutement Grant Alexander
Romain Franck
Senior manager au sein du cabinet de recrutement Fed Legal

 

Directeur infrastructure, le champion des réseaux

C’est quoi son job ?
C’est le garant des évolutions et du maintien en condition opérationnelle de l’infrastructure informatique de la boîte. C’est lui (ou elle) qui définit la stratégie sur le sujet, le budget et les ressources à allouer. « Dans un grand groupe, il encadre 7 à 8 responsables de pôle réseau, sécurité des systèmes d’information, virtualisation, bases de données, cloud… », précise Guillaume Beauvais, manager au sein du cabinet de recrutement Clémentine

Pourquoi ça rapporte ?
Car c’est sur les infrastructures informatiques que reposent désormais la quasi totalité des flux de business de l’entreprise. Qu’il s’agisse d’opérations internes ou externes. Un réseau informatique qui plante, et ce sont des dizaines de milliers d’euros (voire bien plus) qui s’envolent.

Conseils pour décrocher le poste 
« Certaines entreprises font progresser en interne leurs responsables de pôle. D’autres cherchent plutôt un clone chez les concurrents. Rares sont les transfuges en provenance d’autres fonctions car il faut un bagage technique. En règle générale, les candidats ont la quarantaine, affichent un bac+5 en informatique ou un diplôme universitaire équivalent », constate-t-il.

Quelques exemples d’offres d’emploi

>> Direction infrastructure

 

Directeur des études informatiques, le pro des solutions applicatives

C’est quoi son job ?

Avec son équipe, il recueille et analyse les besoins des directions métiers de l’entreprise en matière de système d’information. Il pilote ainsi le développement et bien sûr la maintenance des solutions applicatives de la direction des finances, de la logistique, des ERP… Pour cela, il s’appuie sur 5 à 8 responsables de domaines applicatifs.

Pourquoi ça rapporte ?
Car le job est, compte tenu de la rapidité d’évolution des systèmes d’information, de plus en plus complexe. En plus de la vision technique, il (ou elle) doit avoir une vision financière, juridique et organisationnelle des dossiers. Un job que l’on décroche à partir de la quarantaine.

Conseils pour décrocher le poste 
Comme pour les directeurs infrastructures, soit les postes sont pourvus en interne par des responsables de pôle, soit ils sont chassés à la concurrence après avoir fait leurs preuves dans le même type de fonction. « Un candidat avec une expérience réussie dans le conseil en système d’information est aussi intéressant », ajoute Guillaume Beauvais.

Quelques exemples d’offres d’emploi

>> Direction des études informatiques

 

Directeur marketing, une star montante des start-up en croissance

C’est quoi son job ?

C’est simple (enfin façon de parler) : gérer toutes les problématiques marketing d’une boîte en croissance et qui ne lésine pas sur les moyens.

Pourquoi ça rapporte ?

Car l’enjeu est crucial au regard des gros investissements médias souvent réalisés. Donc il faut que cela fonctionne, vite et durablement. « Pour cela, les start-up comptant entre 50 et 100 personnes, mais aussi certains pure players, sont prêts à débourser des rémunérations à 120 000 euros par an », confirme Christophe de Bueil, directeur de la practice digitale du cabinet de recrutement Grant Alexander.

Conseils pour décrocher le poste 
 « Le candidat type est diplômé d’une grande école, avec une première expérience en cabinet de conseil en stratégie où il a été repéré comme haut potentiel. Il aura également enchainé avec un poste en start up où il aura eu des résultats exceptionnels. Et le voilà fin prêt pour un poste de chief marketing officer », complète notre expert.

Quelques exemples d’offres d’emploi

>> Directeur marketing en start-up

 

Chief product officer (CPO), le super chef de projet des scale-up

C’est quoi son job ?

Sa mission est claire (mais parfois compliquée) : accompagner, structurer (en mode agile souvent) et accélérer la croissance d’une entreprise en croissance rapide (scale-up). Au quotidien, il supervise tous les aspects du développement d’un produit, de sa conceptualisation à ses performances de lancement. Le tout en respectant les délais et contraintes budgétaires mais aussi en oeuvrant avec l’équipe R&D, le marketing, etc. Un véritable chef d’orchestre.

Pourquoi ça rapporte ?

La concurrence est rude. Donc pour exister sur un marché, la rentabilité des offres et des produits doit être rapidement au rendez-vous. Du coup, les scale-up n’hésitent pas à investir sur ce type de professionnels.

Conseils pour décrocher le poste 
« Plus le produit est technique et B to B, plus le bagage technique est apprécié. Pour du B to C, un background réussi en expérience utilisateur est davantage apprécié », détaille Christophe de Bueil.

Quelques exemples d’offres d’emploi

>> Chief product officer


Chief data officer, le pilote des données

C’est quoi son job ?

Pour faire simple, disons qu’il facilite l’accès aux données et identifie, parmi toutes les infos dispos, les plus importantes à extraire pour prendre des décisions optimales en entreprise. Il est pour cela au cœur de tous les sujets car il doit comprendre et décrypter les rouages des différents business et fonctions de l’entreprise.

Pourquoi ça rapporte ?

Car la data est devenue le nerf de la guerre. Comprendre qui achète des produits ou des services, pourquoi, comment… est une des clés de la performance. Pour cela, les entreprises doivent créer un environnement big data solide.  

Conseils pour décrocher le poste 
 « En général, les employeurs recherchent des candidats avec un back ground ingénieur ou en statistique ou en économétrie et avec une expérience en cabinet de conseil en technologie. Idéalement, il faut que le candidat ait participé à un pivot stratégique chez un client. Ou alors, on chasse directement auprès des cabinets de conseil spécialisés en data », explique  Christophe de Bueil de Grant Alexander.

Quelques exemples d’offres d’emploi

>> Chief data officer

 

Juristes séniors spécialisés dans les fusions acquisitions / financement de projets, d’actifs / private equity :  des experts qui valent de l’or

C’est quoi leur job ?

Conseiller et mener à bien des deals de croissance externe, de financement de projets… pour le compte de leur entreprise. De grands groupes industriels par exemple.

Pourquoi ça rapporte ?

Car les profils sont rares et donc chers. « J’ai récemment recruté un juriste M&A (ndlr : fusion – acquisition) pour un groupe d’assurance crédit à 125 000 euros brut par an en salaire fixe. Autre exemple, pour une banque de financement et d’investissement, j’ai recruté un juriste spécialisé en financement immobilier à 120 000 euros bruts par an », illustre Romain Franck, senior manager au sein du cabinet de recrutement Fed Legal.

Conseils pour décrocher le poste 
 « Les candidats ont généralement entre 10 et 15 ans d’expérience réussie et reconnue en cabinet d’avocat ou au sein de directions juridique ou fiscale. A cela s’ajoute de multiples diplômes. DEA/DESS ou master 2 en droit, un autre diplôme en droit étranger type LLM, le diplôme d’avocat (CAPA), parfois même le diplôme d’avocat en droit étranger (Sollicitor, US bar), etc. Sans oublier la pratique courante de l’anglais et parfois d’une autre langue étrangère car le périmètre du poste est souvent international», détaille Romain Franck, senior manager au sein du cabinet de recrutement Fed Legal.

 

Responsables / directeurs juridique, des pros du droit et du management

C’est quoi leur job ?

Manager une équipe interne de juristes. Dans un grand groupe, un responsable juridique peut émarger à ce type de salaire. Dans une PME, pour la même rémunération, il aura le titre de directeur juridique.

Pourquoi ça rapporte ?

Car ce sont des experts qui, en plus de leur parfaite maitrise technique, sont capables de manager des équipes et de porter des dossiers parfois sensibles.

Conseils pour décrocher le poste 
Ce type de poste est soit pourvu en interne. « Dans ce cas, ce sont des profils de juristes ou d’avocats ayant, au fil des années, acquis une vraie légitimité technique en interne et formé de jeunes recrues, qui se voient proposer le poste », observe Romain Franck. Ou alors, les entreprises chassent un profil occupant déjà cette fonction de responsable ou directeur juridique, à l’extérieur.

Quelques exemples d’offres d’emploi

>> Directeur juridique

 

 

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