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Un nouveau concept de bureau pour les big boss

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Quentin Velluet

24/02/2017

À l’heure du tout collaboratif, une poignée de dirigeants ont choisi de troquer leur bureau fermé contre une place en open space, au milieu de leurs équipes. L’idée, qui peut paraître un peu trop radicale aux yeux de certains, a inspiré Steelcase qui a imaginé le nouveau bureau des big boss. Venez voir à quoi ça ressemble.

Pas moyen de les déloger, ni de dégonder les portes de leurs bureaux fermés à double tour. Encore 58 %* des dirigeants dans le monde occupent un bureau individuel fermé, et même 71 %** en France. Un paradoxe pour ceux qui poussent tous les jours leurs équipes à innover et incitent à la collaboration en réaménageant régulièrement les locaux. Un comble aussi pour les chercheurs de Steelcase, spécialisés dans l’aménagement de bureau. Ils ont suivi des dirigeants du monde entier pendant deux ans et recueilli leurs besoins. Le résultat : un nouveau concept de bureau, rien que pour les PDG.

Un patron accessible pour plus d’engagement

La porte fermée du bureau du patron n’incite pas à la collaboration et freine l’engagement des salariés. Ainsi, certains préfèrent occuper un bureau quelconque au milieu de leurs équipes, comme Mark Zuckerberg. Mieux, Henry Blodget, PDG du site d’actualité économique Business Insider et Jack Dorsey, PDG de Twitter, vont plus loin en préférant travailler debout, au beau milieu d’un plateau. Illusoire ?

Il semblerait tout de même, selon l’étude de Steelcase, que les dirigeants veulent plus de proximité. On la retrouve donc dans le Leadeship Community Space imaginé par les chercheurs Steelcase, une sorte d’espace dirigeants ouvert à tous et placé au centre de l’entreprise.

    

Installé au rez-de-chaussée de l’immeuble, l’espace est testé au siège américain de Steelcase. Il comporte deux surfaces, l’une surélevée, qui rassemble les bureaux individuels et des fauteuils insonorisés pour les temps d’introspection. En dessous, les salles de réunion vitrées sont entourées par les bureaux des assistants. Aucun poste n’est attribué, tous les salariés sont incités à s’approprier l’espace en réservant les salles de réunion et en s’installant aux bureaux inoccupés. Une façon de cultiver les discussions informelles en désacralisant les fonctions dirigeantes.

    

Trouver de nouveaux attributs hiérarchiques

Le concept de Steelcase tranche radicalement avec ce que l’on peut observer chez les hauts dirigeants du CAC 40. Patrick Pouyanné, PDG de Total, est par exemple installé au 44e étage de la tour du quartier de la Défense à Paris. Une place que l’on doit à la force du symbole. Les attributs hiérarchiques et marqueurs sociaux comme le restaurant réservé – c’est le cas chez TF1 – ou la voiture de fonction, ont encore leur importance dans l’Hexagone. Mais les mentalités peuvent évoluer. « Cette façon de penser est caduque en Europe du nord, où les organisations sont beaucoup plus horizontales », note Catherine Gall. Dans des pays comme la Suède où les salariés sont souvent logés à la même enseigne, la différenciation statutaire existe mais elle se fait au niveau de l’équipement technologique. Moins tape à l’œil…

Le paradoxe du flexoffice à la française

En France, des entreprises s’adaptent et s’engagent comme Steelcase dans le flexoffice. Le spécialiste de l’habitat Saint-Gobain, la foncière Icade ou encore Société Générale avec ses nouveaux locaux de la banlieue Est de Paris, on part exemple sauté le pas. Mais pour la banque, le flexoffice est encore une exception. Les tours historiques de la Défense fonctionnent encore à l’ancienne. Et jusqu’à preuve du contraire, aucun collaborateur n’a encore vu le PDG Frédéric Oudéa, s’installer à côté de lui pour la journée.

>> À voir aussi : notre infographie sur les vrais chiffres des nouveaux modes de travail en France

Et vous, que pensez-vous de ce nouveau concept ? Dites-le nous en commentaires.

*Étude Global Workplace Report de Steelcase, février 2016.

**Étude Actineo 2015.

3

commentaires

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Fred 136

28/02/2017

à 21:24

OK, il y a quand meme des clichés...
Certes on voit volontiers le quartier sacré du pdg et ses "privilèges" devenus old-fashion. Mais, adepte de la modestie, de l'accessibilité et promoteur de l'égalité pour tous, je n'en ai pas moins des conversations assez confidentielles avec mes proches collaborateurs (qui ferment eux meme la porte en entrant dans mon bureau) mes avocats ou autres conseils financiers, strategiques, mes administrateurs, actionnaires...
Je me vois mal sortir +30% du temps d'un open space ou tout le monde entend les conversations, pour parler plans strategiques, cessions-acquisitions, fermetures de site...
Et ce serait une faute de ne pas garder ces sujets confidentiels...
Par contre depuis quelques annees, mon bureau est aussi petit que les autres, je n'ai plus d'asistante, et j'ai une légère priorité sur les salles de réunions... que j'utilise au moins autant que mon bureau.

FH, Dirigeant de societe depuis +15 ans.

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ARLA Michèle, Lasegue

28/02/2017

à 17:57

Je trouve ce concept très sympa ! Cela rend la Direction plus accessible et moins impressionnante pour les employés. On ressent moins la différence hiérarchique, lorsque tout le monde peut se côtoyer dans un espace clair et convivial.

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Climont

28/02/2017

à 17:21

L'occasion de revenir sur les thèmes de "L'entreprise Libérée" et les notions d'engagement.
Il me semble que l'abandon des codes hiérarchiques traditionnels permet certes de briser quelques cloisons et rapprocher le patron de ses collaborateurs, il m'apparait cependant qu'au delà de la proximité, en désacralisant la posture cela remet de l'humain au centre de l'entreprise.
Si encore aujourd'hui certains WC sont réservés aux top managers (positionnés de telle sorte qu'ils ne soient pas accessibles aux collaborateurs), il n'en demeure pas moins que ce sont bien les mêmes scènes qui s'y jouent comme ailleurs.
Au delà de cette réflexion que l'on pourra qualifier de triviale, sans en refuser la symbolique, dès lors que l'on parle d'engagement et plus radicalement de talent, il est nécessaire de quitter la liste des employés qui défilent à l'écran, pour aller rencontrer SES collaborateurs.
Mes collaborateur sont alors autant ceux à qui je délègue que ceux qui me délèguent.

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