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Vis ma (vraie) vie de fonctionnaire dans l’Éducation nationale

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Elodie Buzaud

07/08/2015

Pour tordre le cou aux clichés entourant les métiers de l’Enseignement et de la Recherche, la SGEN-CFDT, syndicat dans l’Éducation nationale, a lancé le site Raconter le travail. Depuis un an, les fonctionnaires y racontent leur vie. Morceaux choisis.

« Feignants », « planqués », « privilégiés »… Les stéréotypes concernant les métiers de l’enseignement ont la dent dure. Et les premiers concernés en ont assez. C’est pourquoi un syndicat dans l’Éducation nationale, la SGEN-CFDT, a lancé, depuis un an, le site Raconter le travail. Il invite tous les fonctionnaires de l’Enseignement et de la Recherche à témoigner de leur quotidien. « Parce que c’est par une meilleure appréhension de la vérité du travail et des personnes qui l’assument que l’on réconciliera les citoyens avec leurs services publics », explique Frédéric Sève, secrétaire général du syndicat.

Ceux qui remettent les pendules à l’heure

Certains fonctionnaires ne se font pas prier pour régler leurs comptes, notamment avec l’image de tire-au-flanc qui leur colle à la peau. « Aujourd’hui je suis censée travailler 35 heures par semaine et m’occuper de 21 classes soit environ 700 élèves. Ce qui représente : 126 000 secondes hebdomadaires, divisées par 700, soit trois minutes par élève. Tous les élèves n’ont, certes, pas besoin de moi et tant mieux car je passe aussi du temps en réunion. Je suis conseillère d’éducation », écrit, par exemple, Claire Tod. Et d’ajouter : « 36 réunions en 9 semaines (4 par semaine environ) d’une durée minimum de 30 minutes jusqu’à 4 heures pour un conseil d’administration. Ceci représente en moyenne une demi-journée par semaine passée en réunion (sur un total de 7 demi-journées passées dans l’établissement). »

Dans la même veine, Samir raconte : « Il y a une expression que les infirmiers scolaires entendent avant même d’être salués : "Tu es là aujourd’hui !!!". […] Il faut savoir que les infirmiers, comme tous les autres personnels, doivent demander des autorisations d’absence en temps et en heure s’ils ont besoin d’un congé exceptionnel. Leurs absences sont donc prévues et signalées à l’avance. »

Redorer le blason de l’Éducation

D’autres, comme Alexandre, jeune chimiste en Arctique, témoigne d’une réalité plus exotique du métier : « Nous sommes sur le glacier du Roi, une autoroute de glace de trente kilomètres de long sur deux de large », écrit-il.

Enfin, parmi ces témoignages, on trouve aussi ceux de personnalités connues, comme Philippe Claudel, écrivain et réalisateur français, qui redonne toutes ses lettres de noblesse à l’enseignement : «  Être un homme, c'est être à la fois le gardien de connaissances qu'on nous a transmises, et aussi la voix qui saura faire aller ces connaissances vers les générations nouvelles. Dans la communauté des hommes, le professeur occupe donc une place centrale. »

8 561 postes à pourvoir en 2016 dans l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur et la Recherche

Cette initiative rejoint celle du ministère de la Fonction publique qui avait lancé, en début d’année, la campagne nationale "Stop aux clichés sur les fonctionnaires !". Reste à savoir si l’opération suffira à changer l’image des fonctionnaires. En 2014, seuls 34 % des Français encourageraient leurs enfants à le devenir, selon un sondage Ifop. En 2016, l’État s’apprête pourtant à en recruter 8 561 dans l’Éducation nationale, l’enseignement supérieur et la Recherche, selon Le Parisien

Images de la campagne Stop aux clichés sur les fonctionnaires. Crédit photo © DR.

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commentaires

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stephanie d

18/04/2016

à 12:11

concernant leur retraite je peux vous renseigner
dans le secteur privé le calcul de la retaite est fait sur les 20 meilleurs années
dans la fonction publique il est sur les 3 dernières années et comme on sait qu'ils montent en echelon au fur et a mesure de leur carrière rien que par l'ancienneté le calcul est vite fait !
de plus le mode de calcul n'est pas le meme
donc oui ils auront une retraite assuréé

par contre je peux vous assurer qu'ils existent heureusement de nombreux prof (et c'est une grande majorité) très très impliqué surtout dans les lycéé pro ou l'enjeu est majeur
pour faire un cours d'un heure comptez environ 2 à 3 here de travail et de recherche
en bref 20 h en cours =entre 40 et 50 h de travail global
donc oui ils sont relativement bien payé mais ce sont tous des bac +4 ou 5 minimum
un peu normal non ?

> Répondre

En réponse à stephanie d

brigitte

02/05/2016

à 18:18

Bonjour, je tiens a préciser que tous les fonctionnaires ne sont pas des enseignants et que si vous voulez parler de nos grilles de salaires et des avancements par échelons , regardez un peu les catégories C... nos salaires sont bloqués depuis 2007 et un échelon est égal a environ 8 euros brut par mois d'augmentation et qu'il faut 4 ans environs pour l'obtenir !!! permettez moi de vous dire que je ne me considère pas comme "bien payée" compte tenu de ma charge de travail !

> Répondre

calt

20/09/2015

à 04:19

ferrymanMind
<Je suis désolé mais les profs des écoles, collèges et lycées (je généralise et je m'excuse pour ceux qui font bien leur travail) se préoccupent de moins en moins de la réussite des élèves.

comment à partir D'une expérience vous pouvez généraliser vous pensez que votre impression représente des faits ?

<Ils ont plus de vacances que n'importe qui, sont plutôt bien payé et seront bientôt les seuls a avoir une retraite que nous autre payeront.>

là encore vous extrapolez à partir de quelles données ?. Ils ont plus de vacances que dans le privée mais ils le payent sur leur salaire non ? qu'est ce qui vous fait penser qu'ils auront une retraite

<Les 2/3 de mes professeurs ne m'ont strictement rien appris, internet était ma source et l’école, le contre courant que je détestais avec des profs pas très futés
Heureusement la plupart des profs du supérieurs sont de bon profs.>
donc vous avez connu 50 ou 60 profs sur plus d'un million et vous pouvez lancer des banalités comme ça....

c'est justement contre ces lieux communs qu'il faut lutter

< Lire un texte, corriger une copie, c'est risible et je peux programmer ça en quelques heurs.>

effectivement, internet est capable de faire ça, mais c'est malheureusement pas ce qu'on demande à un professeur

> Répondre

bob

11/09/2015

à 09:23

Si vraiment vous êtes capable de programmer un logiciel capable de remplacer une instit, un prof de collège, ou un prof de lycée, je vous encourage à le faire de ce pas. vous deviendrez riche à coup sûr.
Mais je doute que vous soyez si bon programmeur que ça pour prétendre qu'il existe des IA capable d'interpréter correctement une copie. ou alors votre vision du monde et plus particulièrement de l'enseignement, est tellement étriquée que s'en est triste à pleurer.

Je ne suis pas moi même fonctionnaire, mais développeur d'application, pourtant j'enrage de voir des personnes comme vous asséner leurs clichés comme vérité absolue, donneur de leçon dans l'absolu, mais vous seriez bien désemparé face a une classe de 34 élèves, j'en suis persuadé.

> Répondre

En réponse à bob

stephanie d

18/04/2016

à 12:14

j'en suis certain les classe de plus de 30 eleves sont impressionnantes
j'ai testé c'est rés physique de maintenir une ecoute meme passive pendant 1 h
on ne peut remplacer l'humain et heureusement mais les outils techno et informatique sont des sources d'inspiration et de renouvellement non négligeables voir indispensable pour animer un cours

> Répondre

prof de mater

14/08/2015

à 22:36

Certes, certains corps sont en sur-effectif flagrant ..... mais venez enseigner dans une classe de 60m2 avec 34 enfants de 2 à 4 ans en faisant tout votre possible pour qu'ils apprennent tout qu'on exige d'eux , qu'ils se sentent bien à l'école, qu'ils viennent avec le sourire le le plaisir de découvrir de nouvelles choses ....Et ce, même quand vous avez une lombalgie à pleurer ou 39°de fièvre ..... ENSUITE on discutera du métier ..... et pas de l'administration responsable de la mauvaise gestion .......

> Répondre

signe_furax

12/08/2015

à 19:36

C'est comme partout : il y a ceux qui sont consciencieux et les autres. Les premiers font le travail des deuxième, ce qui ne les dérange pas. Aucune sanction possible, puisqu'ils ne peuvent pas être licenciés. Mais c'est surtout dans la fonction publique que ça se passe. Voilà comment on se retrouve avec des effectifs de 5,8 millions d'actifs.

La France a l'administration la plus nombreuse, la plus pesante et la plus coûteuse du monde développé depuis la disparition de l'URSS. Son entretien est largement responsable du déficit qui rejoint d'année en année celui que connaît la Grèce car :

1) A 5,8 Ms de personnes, ils ne peuvent pas être en sous-effectif; En tous les cas je ne peux pas l'entendre. Mais les Conseillers généraux (ou régionaux !!!) embauchent à tour de bras pour assurer leurs réélections.
2) Ils ont la sécurité de l'emploi ce qui les rend les effectifs impossible à ajuster. C'est pour ça que le prélèvement de l'impôt à la source n'est toujours pas fait chez nous, alors qu'il est généralisé dans quasi-toute l'Europe
3) il y avait 3,5 millions de retraités/pensionnés du secteur public en 2004. J'imagine que 10 ans plus tard, on est au moins à 4 millions. Ce qui fait plus ou moins 10 millions de personnes à "entretenir" sur nos impôts.
4) Cerise sur le gâteau, ils partent en retraite plus tôt que ceux qui n'ont pas la garantie de l'emploi - cherchez l'erreur.

Les fonctions régaliennes (police, justice, hôpital) sont mécontentes et débordées, les autres travaillent moins de 35 heures (lu dans les Echos).

Tout ça pour dire que l'on a une administration dont la gestion RH est sans doute la plus mauvaise du monde développé. C'est aussi l'administration plus coûteuse et la plus impossible à réformer. Mais ce qui arrive à la Grèce peut arriver à la France, et là, on ne rigolera plus. Tout ce qu'on peut faire c'est se se moquer avec des "clichés" (mais on a des exemples de "clichés réels") sur le professionnalisme des Fonctionnaires. Ca soulage en attendant la catastrophe budgétaire dans laquelle ils nous entraînent.

> Répondre

ferrymanMind

12/08/2015

à 15:18

Je suis désolé mais les profs des écoles, collèges et lycées (je généralise et je m'excuse pour ceux qui font bien leur travail) se préoccupent de moins en moins de la réussite des élèves.
Ils ont plus de vacances que n'importe qui, sont plutôt bien payé et seront bientôt les seuls a avoir une retraite que nous autre payeront.
J'ai oublié de dire qu'ils font sans arrêt des gréves.
Ils plombent la France.
Les 2/3 de mes professeurs ne m'ont strictement rien appris, internet était ma source et l’école, le contre courant que je détestais avec des profs pas très futés
Heureusement la plupart des profs du supérieurs sont de bon profs.

Que les instits, les profs de collège et de lycée se reprennent rapidement car a ce jour des IA informatiques pourraient aisément donner des prestations de meilleur qualités que celles délivré par les écoles, collèges, lycée. Lire un texte, corriger une copie, c'est risible et je peux programmer ça en quelques heurs.

Aujourd'hui, tout les problèmes a l’école avec des élèves sont de la fautes des parents, c'est un comble que ce soit les profs qui viennent se plaindre que les élèves étudient mal a l’école aux parents.

Cela dit, je réfléchis moi même a devenir ingénieur fonctionnaire pour quelques années, après tout c'est, a ce jour, pour les gens de ma génération, le seul moyen (bien que peu probable) d'avoir une retraite et de pouvoir s’arrêter de travailler avant 85 ans

> Répondre

En réponse à ferrymanMind

foufi

16/09/2016

à 03:10

et bien vous avez pris la bonne décision ! Que des fonctionnaires d’état : c 'est l'avenir et je ne plaisante pas !

> Répondre

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