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Survivre aux robots grâce à de nouvelles compétences

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Farah Sadallah

16/01/2017

Toujours plus de compétences à acquérir… C’est la faute des nouvelles technologies qui automatisent et numérisent de plus en plus nos emplois. Ces "compétences complexifiées" ont fait l’objet d’une étude réalisée par le Conseil d’orientation pour l’emploi. Cadremploi vous éclaire sur celles à acquérir.

Finalement l’arrivée des robots ne va pas faire disparaître les cadres, enfin pas pour l’instant. Le nouveau rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi nous le confirme et s’oppose à la récente tribune de Laurent Alexandre, président de DNA Vision dans La Tribune : « L’intelligence artificielle va bientôt remplacer les comptables, juristes, chauffeurs, radiologues… ». Et pourtant, selon l’analyse d’Autor, Levy et Murnane dans Travail industriel à l’ère du numérique. Se former aux compétences de demain, reprise par le COE, les technologies n’automatisent pas des métiers mais des tâches. Un salarié confronté à l’automatisation d’une de ses tâches sera amené à en réaliser une nouvelle à la place.

Dans le secteur du numérique, les nouvelles technologies font donc émerger de nouvelles compétences qui s’appuient sur de nouvelles tâches. Par exemple, les entreprises sont à la recherche de salariés disposant de compétences spécifiques comme des ingénieurs et cadres en recherche & développement en informatique, et des chefs de projet informatique où le taux de difficulté de recrutement en 2016 est de 61,7 %, selon les données de Pôle Emploi dans l’enquête Besoins en main-d’œuvre.

Au-delà du numérique, tous les secteurs d’activité sont impactés par les nouvelles technologies et font émerger de nouveaux métiers, et des tâches nouvelles plus complexes.

Les métiers des cadres en mutation

Les cadres sont directement concernés par ces transformations, selon Pierre Lamblin, directeur du département d’études et de recherches de l’Apec. L’ingénieur d’affaires doit maîtriser actuellement 8 compétences principales contre 4 en 2000, les nouvelles étant, l’utilisation d’un CRM, les techniques de management, des connaissances en droit commercial, et des connaissances dans le domaine de l’innovation.

Concernant un responsable recrutement, selon l’Apec, les compétences principales attachées à ce métier sont passées de 5 en 2000 à 9 en 2016. Il doit désormais maîtriser : les médias sociaux, la pratique des outils informatiques, mais aussi la marque employeur et la réglementation (non-discrimination et donnée personnelles).

Des compétences analytiques, interactives, sociales et techniques

Les compétences analytiques et interactives sont celles que l’on retrouve le plus souvent dans les mutations des différents métiers, selon l’étude du Conseil d’orientation pour l’emploi (qui a croisé les études de Spitz-Oener et de Berger et Frey). Selon eux, la première concerne la réalisation de tâches telles que la recherche, la planification ou l’évaluation. La deuxième nécessite de faire de la vente, de la coordination ou de la délégation de travail. L’étude de Berger et Frey en 2016, a donné des exemples de ces nouvelles tâches à l’image : « du spécialiste des relations publiques qui doit désormais publier et mettre à jour les contenus sur le site de l’entreprise et les réseaux sociaux ».

Ces compétences requièrent un mélange avec d’autres plus sociales, telles que la réflexion critique, la gestion des ressources humaines et la compréhension de l’environnement social, toujours selon l’étude. Des compétences techniques telles que la programmation et l’évaluation des systèmes sont également requises.

Ces compétences ne sont pourtant pas uniquement le fait des nouvelles technologiques dans l’entreprise. L’étude montre que l’exigence des consommateurs, la transition énergétique, les changements organisationnels, et enfin l’internationalisation des chaînes de valeur qui requiert la maîtrise de l’anglais, participent aussi à la complexification des compétences métiers. 

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commentaires

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Aline

23/01/2017

à 15:01

Il s'agit tout simplement d'être expert de son poste. Avoir une vision générale. Des banalités en somme dès lors que le poste n'est pas précisé.

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