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Votre métier vous passionne ? Vous n’êtes quand même pas à l’abri d’un burn-out

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Quentin Velluet

18/08/2016

Une récente étude révèle que le décalage entre les aspirations professionnelles et la réalité d’un poste, au-delà de le décevoir, peut mener un salarié au burn-out. Même les chanceux qui ont trouvé leur voie ne sont pas à l’abri de craquer un jour. Voici pourquoi.

Vous êtes plutôt introverti mais votre métier vous impose de vous mettre en avant ? Le burn-out vous guette peut être ! On a l’habitude de le définir comme le syndrome d’épuisement professionnel, mais il semble qu’il ne soit pas seulement dû à un stress chronique causé par une surcharge de travail ou un management hostile. L’inadéquation entre vos besoins inconscients et les caractéristiques du poste que vous occupez entrent aussi en jeu. C’est ce que vient de conclure une étude* menée par Veronika Brandstätter, Veronika Job et Beate Schulze, trois chercheuses des universités de Zurich en Suisse, et de Leipzig en Allemagne.

Besoin d’affiliation et besoin de puissance

Pour en arriver là, les trois expertes en psychologie ont comparé les aspirations professionnelles et le niveau de bien-être de 97 salariés et salariées, victimes d’un burn-out, avec les caractéristiques de leur poste. Au terme de leur étude, elles ont observé que tous ont craqué parce qu’ils n’ont pas assouvi un besoin inconscient, susceptible de les motiver. Ils sont fait pour travailler en collaboratif (besoin d’affiliation) ou influer sur leur entourage professionnel (besoin de puissance), mais aucun n’occupe un poste qui leur permet de satisfaire ce besoin profond. Ainsi, selon l’étude, un fossé entre leurs aspirations professionnelles et les caractéristiques de leur poste s’est creusé au fil du temps. Et plus celui-ci s’agrandit, plus la tendance au craquage augmente.

>> À lire aussi : Zwi Segal (Motiva) : « La motivation : une compétence profesionnelle qui se travaille »

Tous aux abris !

Si l’on en croit l’étude, personne n’est donc à l’abri de « brûler » un jour, même ceux qui sont persuadés d’avoir trouvé leur voie et sont passionnés par leur job. « Prenez l’exemple d’un guitariste qui rencontre le succès. Celui-ci peut très mal vivre le showbiz et la notoriété car ce qui le motive au départ, c’est la musique et non son environnement », illustre Lionel Leroi-Cagniart, psychologue clinicien. On repense à Kurt Cobain ou encore Amy Winehouse. Des exemples certes extrêmes, mais qui illustrent les dégâts que peut causer le déni de ses vraies aspirations.

Comment réduire le décalage ?

Pour le psychologue, le tout est de savoir quel environnement vous convient. Vous travaillez à la comptabilité dans une grande entreprise et vous trouvez qu’il n’y a pas assez d’échanges avec les autres services ? Changez pour une petite structure où vous serez amené à travailler concrètement avec tout le monde. Vous êtes commercial mais détestez devoir faire bonne figure à longueur de journée devant des clients peu convaincus ? Optez pour une entreprise qui vend un produit auquel vous croyez, la tâche sera moins rude. Et si jamais le mal-être ne passe pas, l’expert insiste : En plus du repos, consulter un psychologue ou un psychanalyste peut aider à prendre du recul et cerner vos besoins. Vous éviterez ainsi de finir cramé façon rock star.

*Source : Brandstätter V, Job V and Schulze B (2016) Motivational Incongruence and Well-Being at the Workplace: Person-Job Fit, Job Burnout, and Physical Symptoms. Front. Psychol.

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