Les cadres plus fluent en anglais que les autres mais peuvent mieux faire

Publié le 17 juin 2020 Sylvie Laidet

Ah le rapport des Français à l’anglais ! Voilà un sujet « touchy » qui revient régulièrement sur le devant de la scène. Et pour cause, si l’on en croit la dernière étude menée par Cambridge Assessment English en partenariat avec Cadremploi, le niveau d’anglais des Français est moyen. Les cadres sont certes plus « fluent » mais loin d’être des cadors sur le sujet. Explications. et solutions.
Les cadres plus fluent en anglais que les autres mais peuvent mieux faire
  1. Les cadres parlent mieux anglais que les autres mais…
  2. 3 reasons why les cadres parlent mieux anglais que les autres
  3. Avoir des lacunes en anglais est un obstacle dans la carrière des cadres
  4. Alioune Fane, ingénieur au Luxembourg : « J'ai mobilisé mon CPF pour me former à l'anglais »

Les cadres parlent mieux anglais que les autres mais…

Alors qu’une large majorité des salariés pense qu’un bon niveau d’anglais constitue un facteur de réussite professionnelle, plus de 50 % d’entre eux affichent un niveau d’anglais intermédiaire entre B1 et B2, normalement attendu en fin de lycée. 40 % des salariés répondants interrogés dans le cadre de l’étude Cambridge Assessment English en partenariat avec Cadremploi*, ont un niveau B1 quand 26 % annoncent un B2. Pour le reste, 17 % révèlent un niveau confirmé (C1 ou C2) et 16 % un niveau débutant (A1 ou A2). La catégorie socio-professionnelle est évidemment un facteur important, révélateur du niveau d’anglais des salariés. On constate en moyenne qu’il y a presque un niveau d’écart entre les cadres (B2) et les autres catégories dont les artisans, ouvriers et professions intermédiaires (B1). 47 % des cadres ont des niveaux allant du B2 (intermédiaire supérieur) au confirmé (C2) contre 31 % seulement des autres catégories socio-professionnelles.

 

3 reasons why les cadres parlent mieux anglais que les autres

Plusieurs facteurs expliquent que près d’un cadre sur deux affiche un niveau B2/C1/C2 en anglais. D'abord évidemment, un niveau de formation initiale en anglais plus élevé en anglais que les autres CSP. Mais aussi et surtout une pratique plus régulière de cette langue. Les auteurs de l'étude soulignent d'ailleurs « l’importance de la pratique de l’anglais concret et professionnel au quotidien dans un contexte international. Ce qui est le cas pour beaucoup des profils de jeunes actifs d’aujourd’hui ».

La formation continue explique également cette bonne maîtrise générale de l'anglais par les cadres. Même s’ils sont moins nombreux à compter mobiliser leur CPF dans les 2 ans à venir pour se former en anglais, ils bénéficient d’autres moyens de progresser. Notamment dans le cadre de cours de conversation in english, via des Mooc, des cours à distance mixant classe virtuelle, tutorat et auto-apprentissage. Toutefois, il est important de noter que durant cette période de confinement, la plupart des organismes de formation ont ouvert gratuitement leur plateforme d'apprentissage en ligne. L'occasion de parfaire son anglais quelques minutes par jour ou quelques heures, selon ses disponibilités. De quoi faire remonter le niveau des cadres français et des autres.

 

Avoir des lacunes en anglais est un obstacle dans la carrière des cadres

Pas « fluent » mais lucides sur leurs lacunes en anglais et surtout sur les conséquences éventuelles sur leur carrière. Plus de 7 cadres sur 10 interrogés dans le cadre de cette étude reconnaissent que leur niveau d’anglais (moyen moins donc) est un frein pour leur évolution professionnelle. Impossibilité de postuler à une offre ou de progresser dans leur carrière, entretien d’embauche raté ou encore situation de malaise lors d’échanges internationaux…. Les exemples sont malheureusement encore trop nombreux. Des situations ultra frustrantes pour les cadres.

* Étude menée en février auprès de 1070 salariés issus d’entreprises de toute taille.

Alioune Fane, ingénieur au Luxembourg : « J'ai mobilisé mon CPF pour me former à l'anglais »

 

Vous avez mobilisé votre CPF pour suivre une formation en anglais à distance. Pourquoi une telle démarche ?
Alioune Fane : Avant de rentrer en formation, j’avais obtenu un niveau B2 au Bulats. J’ai choisi de suivre cette formation car mon poste de travail va évoluer et je vais être amené à communiquer avec des clients allemands, américains ou encore canadiens. J’ai choisi cette formation car elle est opérationnelle. La formation s’étend sur 3 mois et est organisée par thème (répondre au téléphone, organiser une réunion, rédiger un email). Elle contient également une préparation intensive au test Linguaskill Business pour maximiser mon score. Je vais donc à la fois renforcer mes compétences et pouvoir les valoriser sur mon CV ! Je vise un niveau C1 au test Linguaskill.

Quels enseignements tirez-vous de cette formation éligible au CPF ?
J’ai été agréablement surpris par la rapidité du processus de mobilisation de mon CPF. J’ai recherché une formation en anglais sur internet, ai contacté 3P Formations pour la session "Utiliser l’anglais au travail (Linguaskill)" et, à peine quelques jours après, mon financement était validé et j’étais inscrit en formation ! J’ai bénéficié d’une plateforme me donnant accès à une grande variété de ressources (vidéos, audios, articles, chaîne TV). Je ne suis jamais seul et ai toujours quelqu’un en cas de besoin malgré la distance qui nous sépare. Des séances de tutorat individuel en visioconférence sont également prévus pour travailler l’oral sous forme de jeux de rôle et de mises en situation."

 

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

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