Louise : « Privée d’expatriation, j’ai finalement décroché un CDI dans une boîte internationale grâce à l’intérim »

Sylvie Laidet

Série #PremierJob2021 – Diplômée en septembre 2019 d’une école de commerce, Louise Marçais s’apprêtait à décoller vers le Canada pour sa première expérience professionnelle. Mais la Covid et les restrictions sanitaires ruinent ses rêves d’expatriation. Son CV en ligne tape dans l’œil d’une société d’intérim qui la place chez un grossiste en informatique – secteur en manque de jeunes recrues. Elle y voit une aubaine de pouvoir évoluer. Bingo, elle vient de décrocher un CDI dans une autre boîte anglo-saxone avec un salaire tout à fait honorable (entre 30 et 35 000 euros). Où elle espère réaliser son rêve d'international.
Louise : « Privée d’expatriation, j’ai finalement décroché un CDI dans une boîte internationale grâce à l’intérim »

Qui est Louise Marçais ?


Son diplôme : Master international finance à PSB (Paris School of Business) en septembre 2019.
Son objectif professionnel : un poste dans la finance mais avant cela, elle visait un VIE (Volontariat international en entreprise) au Canada.
Sa réalité :

  • Mission en intérim en administration des ventes chez un grossiste en informatique, Exertis (octobre 2020-mars 2021)
  • depuis mars 2021 : acheteuse IT en CDI chez Computacenter, une ESN d’origine britannique, cotée à la Bourse de Londres.

Un job en intérim à la place d’un VIE

C’est au Canada que Louise Marçais avait décidé de débuter sa carrière après l’obtention de son master en finance internationale décroché en septembre 2019. Une fois trouvé son VIE et prête à décoller, la Covid la laisse sur le tarmac.

J’ai dû faire une croix sur mon expatriation et j’ai commencé à chercher du boulot en France. On m’a proposé une mission d’intérim de gestionnaire d’administration des ventes chez un grossiste informatique, Exertis. J’ai été contacté le mardi pour commencer le jeudi. J’ai évidemment accepté pour l’expérience que je pouvais en retirer.

A la découverte d’un secteur totalement inconnu pour elle

Elle rêvait de faire de la finance, la voilà à gérer des bons de commande dans un secteur dont elle ne soupçonnait même pas l’existence.

En école de commerce, on ne nous parle pas de ce type de secteur déjà bien implanté, viable et fiable. Surtout avec le développement du télétravail, la vente de matériel informatique se porte super bien. Peu connu des étudiants, il y a peu de jeunes candidats. J’y ai vu une aubaine de pouvoir évoluer.

Elle a bien fait car, au bout de quelques mois, l’entreprise lui propose un job de responsable logistique… en CDI. Après deux semaines de vacances et de réflexion, elle décline l’offre. C’est qu’elle avait toujours dans un coin de sa tête l’envie de partir travailler à l’étranger. La voilà qui annonce donc la fin de sa mission aux clients avec qui elle travaillait au quotidien !

Elle passe du fournisseur au client en une semaine et demie

L’un de ses clients, spécialiste en conseil informatique et revendeur de matériel informatique pour le secteur public, en profite alors pour lui proposer un poste d’acheteuse.

Durant une semaine et demie, j’ai enchainé les entretiens de recrutement et j’ai signé un CDI chez Computacenter. C’est une entreprise anglo-saxonne, j’ai donc bon espoir d’y évoluer notamment à l’étranger !

Un salaire d’embauche raisonnable

Louise Marçais a accepté une rémunération légèrement inférieure à ses prétentions mais tout à fait honorable (entre 30 et 35 000 euros).

C'est pile dans la fourchette annoncée par mon école à l’issu du cursus. Bien sûr que j’aurais aimé davantage mais je ne me plains pas. J’ai un CDI, un super poste dans une boîte internationale. C’est quand même l’idéal vu le contexte. Beaucoup de mes camarades de promo recherchent encore un poste, ont dû réorienter leur recherche ou sont carrément en galère.

A qui l'tour ?

Vous êtes jeune diplômé (2019 ou 2020) ? Si vous avez accepté un job alimentaire en attendant mieux et vous souhaitez partager votre expérience (anonymement), écrivez-nous et un journaliste de la rédaction de Cadremploi prendra contact avec vous :

info@cadremploi.fr

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

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