Margaux : « J’ai accepté un téléstage rémunéré au Québec mais depuis la France »

Sylvie Laidet

Série #PremierJob2021 – A peine diplômée et déjà au chômage. Pour éviter le trou sur son CV, Margaux Azincot a décroché un stage rémunéré dans une entreprise québécoise mais en télétravail depuis la France. Un trimestre outre-Atlantique sans bouger de chez soi qui devrait lui servir à doper ses compétences. En attendant mieux.

En attendant un premier job, Margaux Azincot a décroché un stage à distance au Quebec mais en télétravail

Margaux : « J’ai accepté un téléstage rémunéré au Québec mais depuis la France »
En attendant un premier job, Margaux Azincot a décroché un stage à distance au Quebec mais en télétravail

Qui est Margaux Azincot ?  

Ses diplômes : 2 masters en gestion internationale, l’un de l’ESAM School of advanced management and finance (France), l’autre à l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada), septembre 2019
Son objectif professionnel : un job dans la communication digitale au Canada.  
Sa réalité : un stage en télétravail chez Carrément Tarte au Québec via Pôle emploi et l’Office franco-québécois pour la jeunesse.

Un parcours sans faute et hyper réfléchi

Après ses masters en gestion internationale, Margaux Azincot décide de s’accorder une année de césure pour passer un CAP de pâtisserie avant de repartir rouler sa bosse au Canada. Cette année prévue en alternance est en fait rapidement stoppée par la Covid. Elle a été en chômage partiel jusqu’à fin août 2020, puis a un peu retravaillé avant de se retrouver définitivement au chômage en janvier 2021.

J’ai eu peur du trou sur mon CV. Alors quand Pôle emploi m’a parlé de ces téléstages organisés entre la France et le Canada, j’ai tout de suite saisi ma chance. Plutôt ça que rien !

Sa stratégie anti crise pour éviter un trou sur son CV

La jeune femme de 28 ans, ayant déjà vécu au Québec pendant ses études, envoie sa candidature à Pôle emploi qui la relaie auprès de l’Office franco-québécois pour la jeunesse. Seuls 25 jeunes auront la possibilité de suivre un téléstage dans les domaines de la communication, du développement informatique, des RH et du graphisme avec une boîte québécoise.

Margaux Azincot fait partie des heureux élus pré sélectionnés. Elle passe ensuite un entretien à distance avec l’entreprise Carrément Tarte.

J’ai de suite été à l’aise dans cet environnement. J’ai parlé de mon parcours et de mes motivations mais aussi de la météo locale. Donc une atmosphère plus détendue qu’en entretien de recrutement en France.

Son téléstage outre-Atlantique en horaires décalés  

Début février 2021, Margaux Azincot rejoint donc les rangs de Carrément Tarte, sans bouger de son domicile du Val d’Oise. Son téléstage d’assistante marketing et communication lui permet de découvrir les rudiments de la com’ sur les réseaux sociaux pour optimiser le référencement de l’entreprise. Elle élabore des newsletters, planche sur le site web….

Ce sont des missions que je ne maitrisais pas forcément avant donc c’est une expérience hyper enrichissante. Du fait du décalage horaire, je dois être hyper autonome. La veille, j’organise ma journée du lendemain et je pose les questions par mails ou SMS à mes collègues québécois. Chaque lundi, on fait un point téléphonique à 16 heures (heure française). Et tout fonctionne très bien comme ça.

Et côté finances ?

Margaux Azincot n’a pas pu conserver son appartement dans Paris et est donc retourner vivre chez ses parents. Chaque mois, en tant que demandeur d’emploi, elle perçoit une allocation de retour à l’emploi (environ 1000 euros) et une indemnité de stage de 300 dollars canadiens (environ 200 euros) versée par son employeur.

Vivre chez mes parents me permet d’économiser au maximum avant d’anticiper l’avenir.

A l’issue de son téléstage franco-québécois de 3 mois (courant mai), la jeune femme souhaite continuer à travailler dans la communication digitale. Mais sous quel statut ? Salariée ou créatrice d’entreprise, elle veut encore prendre le temps de la réflexion.

A qui l'tour ?

Vous êtes jeune diplômé (2019 ou 2020) ? Si vous avez accepté un job alimentaire en attendant mieux et vous souhaitez partager votre expérience (anonymement), écrivez-nous et un journaliste de la rédaction de Cadremploi prendra contact avec vous :

info@cadremploi.fr

Et si vous êtes un garçon, on vous offre un surclassement dans notre newsletter parce que, pour le moment, on n'a que des réponses de filles 😉

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

Vous aimerez aussi :