
Le contexte de son départ
C’est début octobre 2020 que Nicolas Bergeret est licencié pour faute de son précédent job de DRH dans une entreprise en croissance.
La crise a eu bon dos je pense. En fait, le business résistait bien mais les dirigeants ont très mal vécu le premier confinement. La crise a bouleversé leurs certitudes et ils ont eu du mal à cacher leur marasme. Avant, leur business c’était leur vie. Et là, tout a été chamboulé.Nicolas Bergeret
S'il raconte son histoire, ce n'est pas pour blâmer ces anciens boss. Au contraire, il insiste sur la détresse de dirigeants trop souvent passée sous silence durant cette crise.
L’un d’eux s’est renfermé sur lui-même, est devenu moins abordable et davantage dans le contrôle. Moi j’ai fait mon boulot en mettant notamment en place des ateliers de réflexion sur la stratégie à venir. J’ai l’impression qu’ils se sont sentis dépossédés d’une partie de leur job.
Son plan de bataille « recherche d’emploi »
Licencié et donc sans emploi, Nicolas Bergeret veut vite retrouver un poste.
Les allocations chômage à taux plein n’allaient pas durer longtemps. Le marché de l’emploi était tendu. J’avais une petite appréhension sur le fait de retrouver du boulot rapidement.
Il active donc dès le début ses réseaux (anciens collègues & prestataires, anciens de promo, etc), multiplie les entretiens avec les cabinets de recrutement et de chasse de tête. Répond à des annonces notamment pour des postes dans des start-up en devenir.
Mon profil n’a pas séduit ces recruteurs. Sans doute se sont-ils interrogés sur mes capacités à staffer rapidement 50 personnes compte tenu de ma courte expérience précédente.
Fatigué de voir que les offres étaient toujours publiées alors que les postes étaient déjà pourvus, il accuse le coup mais répond quand même à une nouvelle offre pour NEOMA Business School, fin décembre 2020. Et là, tout va très vite. Il reçoit une offre mi-janvier 2021 pour un CDI à compter du 4 février. Banco !
Ses premiers jours dans son nouveau poste
Mais une menace plane quelques jours avant sa prise de poste :
Le dimanche soir précédant mon arrivée effective, j’avoue j’ai eu une petite appréhension sur le fait de ne pas pouvoir prendre mes nouvelles fonctions en présentiel. Et puis, le gouvernement n’a finalement pas opté pour un nouveau confinement
Nicolas est soulagé d’avoir échappé à une prise de poste en 100% à distance.
Son poste de DRH adjoint est une création de poste.
C’est l’idéal car je reste dans l’opérationnel donc je vais pouvoir consolider mes acquis et les faire évoluer au fil des mois.
A qui l'tour ?
Si vous allez bientôt prendre un nouveau poste et que vous souhaitez partager votre expérience (à visage découvert ou anonymement), écrivez-nous et un journaliste de la rédaction de Cadremploi prendra contact avec vous :
Journaliste indépendante, je réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de mes sujets de prédilection.