Jill, 48 ans : « Grâce à ce nouveau job, je passe de l’ancien monde au nouveau »

Publié le 26 août 2020 Sokha Keo

SERIE « FRANCHEMENT » épisode 6 – Jill Cairns a quitté un job où elle avait passé 15 ans, en a retrouvé un sans perte de salaire, et a intégré sa nouvelle boîte en plein confinement. C’est grâce à un Mastère spécialisé à l’Essec qu’elle a trouvé le déclic pour un changement de cap. Elle quitte l’ancien monde du marketing classique pour celui du digital. Elle raconte.
Jill, 48 ans : « Grâce à ce nouveau job, je passe de l’ancien monde au nouveau »

Cadremploi publie une série de rencontres intimistes avec des cadres en pleine transition professionnelle qui s'expriment sans filtre, anonymement ou pas. Voici le témoignage de Jill Cairns, 48 ans, directrice marketing-relation client passée d’un grand groupe à une start-up, en plein confinement. Si vous souhaitez témoigner dans cette série, contactez la rédaction de Cadremploi à l'adresse suivante en précisant "Série #FRANCHEMENT" : info@cadremploi.fr

 

Le déclic : rester up-to-date

« Je travaillais depuis 15 ans chez Hachette éducation. J’ai commencé en tant que chargée d’études et de promotion, puis responsable marketing et enfin, responsable marketing monde et coordinatrice des actions commerciales en France. J’adorais ma fonction mais au bout de 15 ans, j’avais envie de changement. J’ai donc fait une demande de formation pour m’inscrire au Mastère spécialisé « Marketing management et digital » de l’Essec, en programme executive.

Je me posais des questions, je voulais donner un coup de fouet, un élan à ma carrière pour engager une transition. En 15 ans, le marketing s’est transformé avec l’arrivée du digital. J’avais enclenché cette transformation dans ma boîte et j’avais envie d’enrichir cette expérience. Si on veut aller de l’avant et piloter une activité, il faut prendre du recul. J’avais le soutien de ma hiérarchie, ma candidature a été retenue, et j’ai suivi cette formation de 18 mois, de novembre 2017 à avril 2019.

Quand cette opportunité est arrivée, j’ai eu un déclic. Cela me semblait évident de vivre une sorte d’aventure, de mettre mes années d’expérience à l’épreuve.

Un nouveau job grâce au réseau tissé pendant une formation

Dans le cadre de la rédaction de mon mémoire à l’Essec, je menais des entretiens auprès des entreprises sur le thème : « comment créer une relation de confiance avec la communauté enseignante ». J’ai notamment contacté la start-up EvidenceB et rencontré Catherine de Vulpillières, une des co-fondateurs, en octobre-novembre 2019. Cet échange avait été riche et stimulant, il m’avait marqué.

Après la soutenance, j’ai remercié les entreprises qui m’avaient reçue et j’ai revu Catherine de Vulpillières pour lui livrer l’aboutissement de mes réflexions. Dès la fin de notre rendez-vous, elle m’a indiqué avoir terminé une levée de fonds et voulait savoir si rejoindre EvidenceB me tentait. J’ai dit oui. J’étais en recherche d’emploi suite à mon master, j’avais postulé à plusieurs offres dans le secteur de l’éducation, fil conducteur dans ma carrière mais quand cette opportunité est arrivée, j’ai eu un déclic. Cela me semblait évident de vivre une sorte d’aventure, de mettre mes années d’expérience à l’épreuve et d’imaginer un marketing dans le secteur de l’éducation qui associe les enseignants, qui sollicite leur expertise pédagogique. L’idée de relier la recherche en sciences cognitives et l’intelligence artificielle au service des enseignants et des élèves me plaisait.

Un entretien d'embauche sous forme de discussions entre pros

Suite à cette rencontre décisive avec Catherine de Vulpillières, j’ai fait connaissance avec les deux autres fondateurs Thierry de Vulpillières et Didier Plasse. Les entretiens d’embauche ressemblaient davantage à des discussions. EvidenceB est en accélération marketing et commercial. Les fondateurs ont une vision bien précise du secteur et nous étions totalement en phase. Nous avons ensuite multiplié les échanges téléphoniques et par email.

Je suis retournée les voir pour évoquer les conditions de travail. J’avançais des propositions, eux aussi, et puis cela s’est décanté. Mon salaire représente une évolution positive pour moi. Ma volonté était de vivre autre chose, d’évoluer. Pour moi, cette opportunité a répondu à un ensemble de critères. Dans la vie, il y a des choix de raison et des choix de cœur. Fin janvier 2020, j’ai signé mon contrat pour une prise de poste au 22 avril… Nous étions alors en plein confinement.

Je suis passée d’un grand groupe à une start-up de 25 personnes, donc cela change tout.

Intégration facile grâce à une équipe bienveillante

J’ai pris mon poste dès le 22 avril. J’ai organisé des rendez-vous avec l’équipe afin de les rencontrer en visio et de voir ce que je pouvais faire sur leur périmètre d’action. Dans ce genre de structure, le télétravail n’est pas un choc des cultures. J’ai démarré avec l’idée d’écouter, de comprendre et d’apporter ma pierre progressivement. C’est ainsi que je vois les choses.

Dès mon arrivée, avec la Covid, nous avions des demandes de mise à disposition de ressources et de supports pédagogiques pour les enseignants qui devaient faire cours à distance. Nous devions les épauler dans cette situation. Nous créons des modules d’apprentissage adaptatifs pour stimuler l’apprentissage des savoirs fondamentaux, complémentaire aux manuels scolaires. Début juin, je suis venue au bureau, installé chez l’incubateur Willa, rue du Sentier. J’ai augmenté progressivement mes jours de présence et je viens désormais trois fois par semaine. J’ai été accueillie par une équipe bienveillante et disponible.

Je suis passée d’un grand groupe à une start-up de 25 personnes, donc cela change tout. Je suis missionnée pour structurer une activité et une équipe. Deux personnes vont nous rejoindre à la rentrée. Cela va dans le sens d’un nouvel élan professionnel. Cela me plait de créer quelque chose et d‘œuvrer pour sa réussite sur le plan marketing.

 

Sokha Keo
Sokha Keo

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