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Ces clichés qui plombent les femmes en entretien d'embauche

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Céline Chaudeau

29/02/2016

Selon le Code du Travail, aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement en raison notamment de son sexe, sa situation de famille ou son âge. Voilà pour la théorie…

« Quand vous m’avez demandé de réfléchir à des clichés entendus en entretien d’embauche, ma première réaction a été de soupirer », concède-t-elle. Encore un article sur le sujet ? Silvana Frazzetta s’en passerait volontiers. Mais cette consultante,  fondatrice d'Atmosphère Coaching, reconnaît vite que c’est nécessaire car encore trop d’actualité. « Quand j’entends certaines choses en accompagnement, voire plus simplement autour de moi, il y a de quoi être encore choquée. »

 

« La grossesse, c’est pour quand ? »

Même si la question - illégale - est rarement posée de façon frontale, elle arrive. « J’ai accompagné une salariée de 28 ans à qui on a demandé de façon anodine si elle avait des projets, témoigne Silvana Frazzetta. On sait ce que ça veut dire. Elle allait justement se marier et s’est demandé quoi répondre. » « Pas la peine de mentir pour faire plaisir à un recruteur », recommande Goretty Ferreira, dirigeante de l'Agence pour l'entreprenariat féminin. « Même si la question d’une éventuelle grossesse n’est pas posée frontalement, il ne faut juste dire au recruteur ce qu’il a envie d’entendre. Et puis surtout, essayer de ne pas mentir car c'est toucher sa propre identité. Or, il faut absolument garder son authenticité. » Malgré tout, cette militante pour la parité recommande de ne pas entrer trop dans le domaine de l’intime et à garder le curseur sur le plan professionnel. « On peut dire que le sujet n'est pas d'actualité mais que s’il le devenait, l'organisation suivrait en conséquence sans affecter votre vie professionnelle. Sans compter que l’on peut aussi rappeler qu’il y aurait aussi un papa, soumis aux mêmes exigences. » Façon de dire que l’on pourrait aussi, de temps en temps, songer à poser la même question à un homme…

 

« Qui va s’occuper des enfants ? »

Et même si les enfants sont déjà "faits", la candidate n’y coupe pas. « Si un recruteur sait que vous avez des enfants, il peut être amené à poser des questions de logistique, ce qui est une façon voilée de vous demander qui va s’occuper des enfants », ironise Émilie Devienne, auteure du livre Les 50 lois des femmes qui réussissent. Mais pour cette coach, inutile de se braquer.

« Pour dépassionner le débat, il faut capter l'énergie de cet entretien. Si la question est neutre ou bienveillante, comme c’est souvent le cas, il suffit juste de le rassurer sur ses capacités ou son implication. On peut clore le débat avec une formule du genre "Dans un de mes postes précédents, j'ai obtenu tels résultats ou effectué X déplacements avec des enfants en bas âge". On peut aussi jouer la carte de l’humour avec une phrase du genre "Si j'ai appris trois langues, ce n'est pas seulement pour partir en vacances". »

 

« Et sinon, votre mari, il fait quoi ? »

Mais il y a une autre question qui fâche davantage Émilie Devienne. « Qu’un recruteur s’inquiète de votre organisation et de votre efficacité à un poste peut s’entendre même si on ne poserait pas la question à un homme. Mais quand on interroge une candidate sur son mari, là, je sors de mes gonds. » Cette coach - et militante - cite ainsi le faussement anodin « Et sinon, votre mari, il fait quoi ? ». « Car la disponibilité est associée aux enfants mais aussi au mari. S’il a un poste important, on soupçonne la candidate d'avoir juste besoin de s’occuper et de démissionner à la première promotion venue, du conjoint évidemment. » La coach cite ainsi le cas d’une cadre supérieure à qui on hésitait à proposer un poste à New York. « On lui a dit qu’avec son mari et ses enfants, ce serait sans doute compliqué. Mais elle a tout de suite coupé court en disant : "Toi tu t'occupes de ma mobilité, et moi du reste". »

 

Vers un changement de mentalités

Pour autant, Silvana Frazzetta refuse de rester uniquement sur le terrain de la complainte. « Les questions et clichés par rapport au statut marital sont consternants, poursuit la coach. Mais n’est-ce pas aussi aux femmes, autant que possible, de ne pas tendre de perches ? » Cette spécialiste cite ainsi quelques mauvaises habitudes comme de spécifier son statut marital et le nombre, voire l’âge de ces enfants sur son CV. « Ne pas donner ces informations n’empêchera peut-être pas un recruteur de poser la question, mais les citer les autorise un peu à en parler… » « Heureusement, les mentalités changent un peu grâce à la génération Y, observe Goretty Ferreira. Je vois de plus en plus d’hommes évoquer spontanément des questions de flexibilité parce qu’ils sont plus impliqués dans leur vie de famille. Alors peut-être qu’un jour, on cessera de poser ces questions tendancieuses aux femmes. Ou on les posera aussi aux hommes… »

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Bertrouf

08/03/2017

à 15:03

C'est bizarre, certaines questions ne me paraissent pas hors sujet. Il est normal, à mon avis, qu'un recruteur demande comment le futur salarié va s'organiser d'un point de vue personnel. Cette question englobe la famille, le temps de trajet, une éventuelle mobilité, des changements majeurs attendus.
Et cette question s'adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Si je réponds : "je suis en train d'acheter une maison, à 10 minutes d'ici", c'est un changement majeur (signe de stabilité) qui concerne l'employeur. Mais si je devrais répondre : "Ma femme travaille en Normandie, elle fait le trajet en train tous les jours, je m'occupe des enfants matin et soir et nous envisageons de déménager à la fin de l'année scolaire." il est évident que le recruteur va essayer de le découvrir et que ça ne va pas m'aider. Même si je le cache.
Encore une fois, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, ça fait partie de la mission du recruteur de trouver des gens qui vont rester.

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homme qui cherche

08/03/2017

à 10:02

bonjour, j'ai 2 diplômes bac + 4 et Bac +5 j'ai 54 ans, tout le monde m'en donne 10 ou 15 de moins car physiquement ne fait pas mon âge (merci dame nature) et que ceux ayant 30ans ne suivant pas mon rythme me donne 15 ans de moins. Vous avez beau mettre un Cv anonyme : qd il fait 2 pages le recruteur se doute qu'il ne lit pas le Cv d'un perdreau de l'année... mais il veut 25 ans d'expérience,le salaire d'un bac -2 et une formation bac + 5...pourquoi?
parce qu'un recruteur avant même d'embaucher, pense au départ. Pourquoi? car il a peur!. notre code du travail a vouloir protéger certain handicape tout le monde. S'il y avait plus de fluidité, 5 % de chômage.. les recruteurs seraient bien plus aimable dans leurs entretiens. Qd le travail est rare, il est cher, le pourvoir est au recruteur. Qd le travail est facile, le pouvoir est au travailleur. Un recruteur n'oserait pas une quelconque question discriminante ayant peur d'un procès et voyant alors se tarir les CV. Dans toutes les formations de management on explique que ceux qui ont changé le monde étaient ceux qui ne pensaient que ce soit impossible. Les recruteurs ont peur, ne participent jamais a ce genre de formation car s'estiment au top sans même manager des personnes. Avez vous vu un RH manager plus de 4 personnes?!
Ma petite expérience m'a fait rencontrer a 90 % des femmes RH... Suis je le seul? pourtant la discrimination existe toujours, sur l'âge, le sexe, l'origine, le diplôme (la France est le seul pays au monde où n recruteur vous fait une remarque à 50 ans sur un diplôme obtenu à 23 ans!!!) car le RH a peur. Je manage 15 personnes dont 3 hommes, je ne me suis jamais posé la question de savoir s'il fallait prendre un homme ou une femme. Je n'ai regardé que l'expérience et le "caractère" pour avoir une bonne équipe : efficace et conviviale (car on dépense moins d'énergie a sourire qu'à faire la gueule). j'ai eu des déboires de recrutement...sincèrement.... A la fin notre code du travail ne permet pas de cesser une relation sereinement car en tant que salarié vous savez que l'avenir sera dur.

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sixtine

08/03/2017

à 17:35

Vous avez raison, à quelques nuances près cependant.

C'est vrai, les DRH sont souvent des femmes, mais elles semblent parfois l'oublier !... De plus elles ne font qu'obéir à la politique sociale de l'entreprise, donc qu'elles soient d'accord ou non, si la direction dit ni femme, ni senior, etc.........elles se plieront sans état d'âme, ni plus ni moins.

Que les recruteurs aient peur, sans doute. Cela étant quand on est très respectueux de droit, il n'y a pas lieu d'être inquiet. Les relations dans le travail sont viciées, mais je ne pense pas que le Code du travail y soit pour grand chose. La preuve femmes et seniors par exemple sont discriminées sans vergogne et en toute impunité, à l'embauche, alors que le Code l'interdit, mais tout le monde s'en moque. C'est plutôt le contournement quasi systématique dudit code, par certains, qui est le vrai problème.

Je ne vais pas dresser une liste des pratiques plus que douteuses qui deviennent récurrentes, mais rien que le cas des ruptures conventionnelles est à lui seul édifiant. Ces ruptures n'ont de conventionnelle que le nom.

Combien de seniors à 2 ou 3 ans de la retraite se retrouvent contraints de signer , et se retrouvent au chômage ? Pratique de plus en plus courante, à l'origine d'une véritable fraude aux prestations sociales. Puisqu'il n'y a plus de préretraite, c'est POLE EMPLOI, donc tout le monde qui paie. Ainsi les prestations servies feront la jonction jusqu'au jour de la retraite.

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Dumontel François

07/03/2017

à 22:13

On en a marre du politiquement correct. Enfin quoi, même sans poser ces questions dites tendancieuses, on finit par en trouver les réponses, du fait même que la vie de chacun est exposée dans les réseaux sociaux.
De plus, comment s'offenser pour telle ou telle question ? Comment faisaient les générations précédentes ?
Non franchement, pendant que l'on parle de cela, on ne parle pas des vrais soucis qui sont :
- les opportunités d'embauche ;
- être employé à sa vraie valeur plutôt que d'avoir à se 'prostituer' presque ;
- offrir de vrais challenges et un vrai projet professionnel pour le candidat ;
- inclure la famille comme étant justement les valeurs mêmes d'un équilibre.
Moi je proposerai que l'employeur rencontre la famille, mais bon...

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HEBACKER MARIE ODILE MARYLE

08/03/2017

à 12:57

Excellente réflexion de cet internaute et propositions intéressantes de sa part.
Enfin quelqu'un qui apporte une vraie valeur ajoutée.
Effectivement ,aujourd'hui ,il est de plus en plus important de réussir à obtenir un équilibre entre vie professionnelle et vie privée .
Lors d'une précédente embauche ,qui remonte tout de même à 1999,notre employeur avait choisi d'impliquer la famille lors de certaines réunions.Visionnaire?Precurseur?
Dommage que cette entreprise ait changé d'orientation et se soit trouvée dans l'obligation de se rapprocher d'un autre groupe,modifiant ainsi ses objectifs.
À méditer .........

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Roussel Roselyne

13/03/2016

à 16:10

Bonjour, les mentalités changent dîtes vous dans l'article, je vous invite à vous présenter dans la Grande Distribution où l'on vous remet un document sur lequel les questions pourtant interdites par la LOI sont inscrites clairement avec un astérix qui spécifie que sans réponse à ces questions votre candidature sera éliminée.

Il m'est même arrivé de recadrer un jeune recruteur de l'age de mon fils qui crument m'a dit que j'étais trop vieille pour le poste, je lui ai demandé si il pensait la même chose de sa maman !!! il était un peu gêné tout de même, mais juste un peu.

Au exemple, aidante pendant 2 années auprès de ma belle-soeur en grande maladie, en fin de vie et décédée depuis, lors d'un recrutement lorsque j'ai été sommé d'expliquer en long en large et en travers le trou dans mon cv, il m'a été répondu que j'étais instable, je l'ai encore en travers de la gorge.

De même, vouloir s'inscrire en agence d'intérim à 57 ans est devenu impossible, l'age a tout les niveaux de la vie est une barrière insurmontable, à 20 ans pas d'expérience, à 30 ans les enfants, à 40 ans le salaire trop conséquent et passé ce cap, on vous lamine moralement, j'en suis à plus de 700 cvs envoyés pour des postes d'assistante de direction(35 ans d'expérience), toutes entreprises confondues, TPE, PME, Grands Groupes, j'ai reçu en tout et pour tout 70 réponses négatives mais des réponses quand même.

Si après les affaires de suicides dans les entreprises, il y a eu une tentative de recadrage pour le management, il y a encore beaucoup de chemin à faire et pour nous les femmes beaucoup de combats à avoir pour qu'on nous reconnaisse réellement comme des salariées apportant un savoir-faire et une plus value aux entreprises qui nous embauchent et non pas comme de possibles voire probables sources de problèmes organisationnels.

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MAGIORANI Gisèle

07/03/2016

à 08:46

et bien moi tout simplement je suis handicapée, j'ai 52 ans , de plus 4 enfants et je suis une femme. Quand on me voit arriver avec mes béquilles et mon orthèse la question est toujours la même. Oh vous avez eu un accident ? Et quand est ce que vous pourrez reprendre vos activités ? et là je suis obligée de leur répondre que j'ai un statut d'adulte handicapée. Donc sur mon front il y a marqué ATTENTION ARRÊT DE MALADIE EN PERSPECTIVE. Alors que cela fait deux 1/2 que je travaille, je ne me suis pas arrêtée une seule fois pour maladie mais c'est un contrat CAE/CUI. Je recherche donc un emploi de secrétaire de Direction et en plus je n'ai même pas besoin d'un aménagement particulier. Voilà mon histoire. Beaucoup trop de préjugés à mon goût.

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isadora

07/03/2016

à 08:30

Bonjour ,Je suis chef d'entreprise,une toute petite entreprise,nous sommes trois .
effectivement un congé maternité complique mon organisation ,mais faire des enfants fait parti de la vie,je suis moi même mère de deux enfants (adultes maintenant) .
habitant une petite commune,je n'ai pas d'hommes qui se présentent mais je n'ai aucun soucis à travailler avec des femmes,la plupart sont séparées ,elles travaillent tout en gérant leurs enfants ,je suis moi même veuve depuis l'âge de 44 ans .
Les femmes sont courageuses et habituées à se battre ; mes employées arrivent même a trouver le temps de faire du sport !
Je précise que je suis dans le commerce !
Bravo les filles !

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Jeune cadre infertile

04/03/2016

à 10:43

Hier soir j'ai passé un entretien pour un poste de Cadre RH et à la fin de notre échange, on m'a demandé si j'étais mariée (je le suis), si j'avais des enfants (je n'en ai pas) et quels étaient mes projets. J'ai demandé au recruteur si sa question était de savoir si je souhaitais avoir des enfants... Réponse du recruteur un peu gêné : "oui, c'est normal que je vous pose la question, vous avez 34 ans, pas d'enfants. Ne me dites pas que vous ne posez jamais vous-même la question aux candidates que vous rencontrez" (je fais moi-même du recrutement très régulièrement dans mon poste actuel mais je n'ai jamais posé cette question à une femme). J'avoue que je n'avais pas bien préparé ma réponse même si je savais qu'on me la poserait probablement... J'ai donc répondu la vérité, à savoir 4 années d'infertilité derrière moi...toujours pas de bébé et que de ce fait être parents se ferait sans doute d'une façon différente pour mon conjoint et moi (adoption)...Je précise que j'ai dit tout ça avec beaucoup d'émotion dans la voix... donc pas top pour une fin d'entretien. Le recruteur va peut-être se dire qu'au moins il a pu tester ma stabilité émotionnelle ;-) J'espère malgré tout que ma réponse l'a mis un peu mal à l'aise !

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Véro

03/03/2016

à 16:18

Bonjour !
petite anecdote personnelle sur la question qui m'a été posée en entretien de recrutement pour le poste de directrice d'une entreprise de 220 salariés. "vous avez 3 enfants, dont un en bas âge ; qui va s'occuper d'eux ?"
ma réponse a été la suivante : "je vais répondre à votre question et je compte sur vous pour la poser également aux messieurs que vous rencontrez comme moi pour ce poste" ... avec le sourire ! Et ça a marché !

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Nath

03/03/2016

à 08:09

Bonjour, je me nomme Nathalie et j'ai 45 ans cette année, Bac+4. Je suis informaticienne de gestion. A chaque entretien on me dit soit que je suis trop vieille et que je ne peux donc pas concurrencer les jeunes ingénieurs hommes, soit que je suis mère avec des enfants. Le fait que je soit seule avec eux pose des problèmes aussi, il faut que je justifie comment je m'organise.

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ragot sylviane

02/03/2016

à 19:45

Bonjour je suis sylviane ragot 45 ans agent de maitrise en incendie
la socièté securitas étè condanner pour licement abusif depuis tout les entreprises que j'envoie un cv + une lettre de motivation ou je me présente on me dit que je suis trop diplomes ou trop d'expérience ,quand il me voie que je suis une femme c'est pas ce qu'on cherche ou la place et priseou des fois pas de réponse.......
cordialement
Mme Ragot Sylviane

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fanfan19

02/03/2016

à 18:46

pour ma part, j'aurais 56 ans ce mois ci. je suis sans emploi depuis quelques mois et je vous assure que lors des derniers entretiens de recrutement dans 'l'industrie pharmaceutique (+30 ans d'expérience), mon âge pèse dans la balance . la raison qui m'est donnée pour refuser ma candidature c'est que "tout compte fait, mon profil ne correspond pas tout à fait !!"
Labo Thea, santen Nestlé, Horus...et autres

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Femme active

02/03/2016

à 14:21

Je n'ai jamais rencontré un employeur (PME, groupe international ou cabinet de recrutement) qui ne me poserait pas de questions personnelles (grossesse, enfants, mari) sous prétexte de vouloir mieux me connaitre. A Nantes, j'ai l'impression, c'est encore pire qu'ailleurs. Parfois les gens commencent leur présentation dans le cadre professionnel par leur situation personnelle. On est encore loin du modèle britannique où les CVs qui comportent une photo où d'autres informations personnelles sont, au contraire, écartés.

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En réponse à Femme active

HEBACKER MARIE ODILE MARYLE

08/03/2017

à 13:13

Effectivement ,les employeurs ,quelqu'ils soient , essayent de nous déstabiliser avec des questions du type : "et votre vie privée?"
A quoi je répond en faisant un très long silence et je précise ,s'agissant d'un Expert Comptable responsable d'un grand cabinet :
Je dois préparer ma retraite et j'ai une fille en études supérieures.
Par le biais de ses relations et de mes réponses pertinentes et professionnelles ,ce Monsieur m'a fait décrocher un poste de deux mois dans un cabinet.
Donc,en résumé ,pas d'apriori,mais de l'applond,les pieds bien plantés au sol et droite.

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En réponse à Femme active

sixtine

07/03/2017

à 18:39

Je suis une Nantaise d'origine, et hélas la perte de mon travail en Alsace m'a contrainte à revenir dans cette chère citée des Ducs... Ce que vous dites est vrai, c'est une ville particulièrement clivée, ultra conformiste d'un côté et un peu beaucoup même parfois "anti tout". A 40 ans passés on me demandait encore dans quel Lycée j'étais, heureusement pour moi mes parents en avaient choisi un ô combien prestigieux, mais c'est tout à fait ridicule, j'en conviens. Mais ça c'est NANTES et ses contradictions.

Reste que aujourd'hui à 56 ans à NANTES où ailleurs, l'âge est la première discrimination. Juriste, (deux masters 2..) "les recruteurs" n'osent pas me dire que je suis trop vieille, non ils préfèrent me dire que je risque fort de m'ennuyer dans tel ou tel poste. C'est peut-être plus poli, mais c'est aussi douloureux. J'ai trop de diplômes et d'expérience paraît-il, je vais devoir m'en excuser !

Ce qui est profondément injuste, c'est qu' après tant d'années à avoir payer cotisations et autres impôts sur des salaires de cadres, on se retrouve (en je fais partie de ces personnes) à ne percevoir que 500€ mensuels (ASS). Quand on a épuisé ses droits à indemnisation en dépit de nombres de CV envoyés sans succès, que fait-on ?????? La retraite est encore loin, et l'on perd des droits. Reculer l'âge de départ à le retraite, pourquoi pas, encore faudrait-il pouvoir faire une carrière complète !!!!!!!
Les questions d'âge et d'apparence pour les femmes sont encore plus prégnantes. Nul ne peut le contester.

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En réponse à sixtine

Senior

14/03/2017

à 21:43

Femme, plus de 50 ans, je cumule au moins 2 inconvénients pour obtenir un emploi. Les recruteurs trouvent toujours un motif non discriminant pour conforter leur réponse négative à ma candidature. Il me faudrait presque m'excuser d'oser espérer apporter mes compétences et mon expérience à une entreprise. Je suis mariée et mes enfants sont élevés, ouf au moins 2 points positifs à mettre dans la balance.

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