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Ces entreprises qui cherchent à recruter des femmes

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Agnès Wojciechowicz

02/03/2015

En manque de femmes dans leurs effectifs, certaines entreprises cherchent à les attirer. Elles ajustent leurs processus de recrutement, promettent un meilleur équilibre vie pro-vie perso ou vont carrément les chercher… à l’école.

Les femmes cadres manquent cruellement dans certains secteurs traditionnellement masculins. L’industrie, l’automobile, l’énergie, l’aéronautique et le numérique, par exemple. C’est pourquoi, même si la discrimination à l’embauche est interdite, certaines entreprises ont décidé de prendre le problème à bras le corps.

Elles orientent leurs recrutements en faveur des femmes

L’éditeur de logiciels Oracle fait ainsi toujours figurer au moins une femme dans la short-list des candidats, lorsqu’un poste est à pourvoir. « À défaut, les recruteurs doivent expliquer les raisons de cette absence », précise Martine Liautaud, auteur du livre "Culture mentoring, accompagner les femmes pour réussir" (éd. Eyrolles, 2014).

Pascale Salut, présidente du réseau régional de distribution de pièces de rechange automobile Dasir (Dépôt Auto Sport Industrie Rhodanien) a aussi modifié ses habitudes de recrutement. « J’ai décidé d’orienter un peu plus mon recrutement en direction des femmes en les recrutant sur des fonctions en logistique, explique-t-elle.  En visitant quelques entreprises de logistique, je m’étais aperçue qu’elles employaient beaucoup de femmes. On m’avait expliqué qu’elles étaient rigoureuses, organisées et très soucieuses de la qualité. Aujourd’hui, nous avons quasiment atteint la parité. »

Des initiatives pour renforcer l’équilibre vie pro-vie perso

Modifier les process de recrutement ne suffit pas toujours pour recruter des femmes. Car avant de les embaucher, encore faut-il qu’elles candidatent… Or « même lorsque nous recherchons activement des candidatures féminines, nous ne parvenons pas à les trouver ! », déplore Véronique Di Benedetto, directrice déléguée de la société de services numériques Econocom et présidente de la commission du Syntec Numérique "Femmes du numérique".

« Elles s’excluent elles-mêmes de certaines fonctions techniques », constate Frédérique Dofing, directrice générale du fournisseur d’accès Céleste. En cause, notamment, la peur de ne pas pouvoir maintenir l’équilibre entre leur travail et leur vie privée. C’est pour contrer cette idée reçu que certaines entreprises ont mis en place des mesures pratiques. « Nous avons créé une conciergerie offrant de nombreux avantages aux femmes et dont les hommes de l’entreprise profitent aussi finalement : un pressing, une cordonnerie, des services de baby-sitting, de couture… indique la directrice déléguée d’Econocom, société de conseil informatique. Nous réservons des places en crèche et proposons des cours de soutien scolaire en ligne pour les enfants. »

L’entreprise de services numériques Capgemini a quant à elle signé un accord sur l'équité hommes-femmes et la parentalité il y a deux ans. Elle offre, par exemple, 2 heures à celles qui souhaitent faire la rentrée des classes de leurs enfants.

Des actions dans les collèges et des lycées

Frédérique Dofing a un autre problème : « sur les fonctions d’administrateurs réseaux, moins de 10 % des jeunes diplômés sont des femmes ». Impossible donc, d’en recruter. C’est pourquoi ces sociétés ont décidé d’aller encore plus loin dans la démarche de "séduction" des femmes. « Nous allons dans les collèges et les lycées pour faire de l’information, promouvoir l’apprentissage de codes de programmation dès le plus jeune âge car ce sera de plus en plus indispensable dans le futur. Nous rencontrons les mères pour qu’elles soient prescriptrices de ces métiers du numérique auprès de leurs filles », confie Véronique de Benedetto.

Même démarche pour Frédérique Dofing : « je vais dans les écoles pour parler de l’évolution des femmes dans le secteur numérique et de mon parcours. Il est important d’expliquer que les fonctions informatiques ne nécessitent pas forcément des compétences techniques : dans la fibre par exemple, plusieurs métiers pourraient être exercés par des femmes à l’instar de celui de conducteur de travaux. » « De plus en plus de femmes ont des fonctions clés dans de grands groupes comme HP ou IBM mais il en manque encore beaucoup dans ces postes-clés, d’où l’importance de travailler sur les viviers car les femmes ne peuvent être absentes du numérique », ajoute Véronique di Benedetto. Pour le moment, la France compte seulement 21 % de femmes ingénieures, selon la dernière enquête de l’Observatoire des ingénieurs et scientifiques de France.

Que dit la loi sur la parité en entreprise ?

La loi n’impose aucun quota de femmes dans les entreprises, même si la loi Copé Zimmerman les oblige à en compter au moins 40 % dans leurs conseils d’administration.

 

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commentaires

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Raslebol

10/03/2015

à 12:41

Ces grandes entreprises de services numériques qui recrutent les femmes, ce n'est pas parce qu'elles veulent établir l'équité hommes-femmes, c'est plutôt qu'elles veulent profiter le sens de responsabilité des femmes pour les faire travailler plus.Ces entreprises savent très bien qu'une femme veut réussir professionnellement, fournit plus d'efforts et de temps dans le travail, voire sacrifie parfois sa vie personnelle. Alors, pourquoi ne pas profiter cette aubaine pour les exploiter un peu plus ?! Je fais partie de ces 21% femmes ingénieures travaillées dans ces entreprises, je sais de quoi je parle!

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Nana

09/03/2015

à 09:20

Recruter des femmes ne pose pas de souci. Le problème se rencontre plutôt lors des promotions : les femmes sont filtrées des sélections car elles ne sont pas prises au sérieux. Les managers sous-estiment l'étendue de leurs responsabilités, même dans les grosses boîtes qui annoncent des actions en faveur de l'égalité. C'est comme pour les comptes cachés dans les paradis fiscaux : tant qu'il n'y a pas de contrôle ni d'amende, les gens ne changent pas. Les managers ont beau suivre des formations, sur le terrain ils gardent leurs préjugés inconscients. Il faudra attendre que leurs filles soient bridées à leur tour, pour qu'ils réalisent que le problème persiste.

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Hélène

08/03/2015

à 21:11

Peut-on avoir la liste de ces entreprises??

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Don Quichotte

06/03/2015

à 16:02

Suite à votre dernière "précision", je comprends maintenant pourquoi ce sont en majorité des hommes qui héritent des postes de Manager.
J'en ai même vus avec des compétences dont on était à même de se poser de sérieuses questions, mais qui travaillaient avec tant de jeunes gonflés à bloc, qu'il se permettait d'avoir des petites heures ... ce que ne se serait certainement pas permis la plupart des femmes manager !!!

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Zaza Napoli

04/03/2015

à 13:59

La discrimination positive, c'est un sujet sans fin. J'ai connu successivement deux groupes qui ont mis en place ce genre de politique et mon experience c'est que la decision ne se fait pas sur un critere d'egalite de competence, Ce n'est pas "a competence egale, on nomme la femme" mais plutot "on nomme la femme meme si elle est un peu moins bien". De toutes facons, a des postes de management, a moins d'etre deficient mentalement, la personne nommee dans un poste reussira toujours a s'en sortir en s'appuyant sur ses equipes,.

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libre

03/03/2015

à 14:05

Je n'ai progressé dans la hiérarchie qu'après être devenue célibataire !
Dans notre société actuelle, gérer un homme à la maison, c'est beaucoup de travail.
Ma priorité était et est toujours mes enfants. Pour les faire vivre, il me fallait un travail bien rémunéré. Alors, j'ai sacrifié l'inutile : l'homme.
Vous trouvez que je suis dure ? Mais les hommes qui nous prennent pour leur bonne et refusent de faire la moindre concession sur leur énorme besoin de loisir ne le sont-ils pas plus encore ?
J'ai choisi et j'ai cessé d'être une bête de somme.
La progression dans la hiérarchie est venue après, tout naturellement. J'ai même des loisirs maintenant...

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