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Conseil-Audit : vaut-il mieux travailler dans un gros ou un petit cabinet ?

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Être ou ne pas être dans un Big Four ? "That is the question", apparemment. Si la taille du cabinet impactera forcément la carrière future des intéressés, chacun a des arguments valables à faire valoir.

Même si elle espère attirer les meilleurs candidats, pas question pour elle de dénigrer ses concurrents. « Il ne s’agit surtout pas de dire que l’un est meilleur que l’autre, prévient Felicitas Cavagné, associée responsable du recrutement chez Deloitte. Les profils qui optent d'entrée pour un Big Four songent souvent à leur future carte de visite. C'est un avantage incontestable et incontesté d'un Big qui ouvre beaucoup de portes. » Mais pour cette spécialiste, le choix d’un employeur dépendra avant tout des aspirations des candidats.

 

Des missions très différentes

Car tous nos interlocuteurs en conviennent : les missions assignées aux collaborateurs dépendront de la taille du cabinet. « Petit cabinet ou Big Four, c’est une très belle opportunité dans les deux cas, insiste Jean Bouquot, président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) et associé EY. Quelle que soit la structure choisie, c'est formateur. Les grandes structures offrent de belles ouvertures sur l’international. Mais la France a aussi cette particularité d'avoir une variété très importante de cabinets de toutes tailles que l’on ne retrouve pas forcément sur d'autres marchés. On peut choisir un ancrage international ou territorial. Un candidat peut aussi choisir en fonction de typologies de clientèle, voire selon un domaine d'activité. Il y a vraiment matière à trouver son épanouissement ! »

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Pour François Alliès, la différence au quotidien tient en effet à la nature du portefeuille. « Un Big Four traitera souvent de gros mandats, au sein de sociétés cotées ou de filiales de groupes étrangers, précise le consultant senior chez Fed Finance Paris, spécialiste de la division audit, conseil et expertise. C’est prestigieux mais les collaborateurs seront généralement plusieurs à travailler sur le même dossier, avec souvent moins d'autonomie. » Parmi les avantages évidents, ces collaborateurs apprendront beaucoup au contact de sociétés cotées et se familiariseront avec des normes et process plus internationaux. En revanche, les missions seront plus diverses et nombreuses ailleurs. « Dans un petit cabinet, il sera plus autonome, dans un organigramme plus réduit, et des mandats plus diversifiés. La relation avec le client - c’est-à-dire le mandat qu’on lui confiera - peut être aussi plus privilégiée. Il pourra aussi acquérir dans ces cabinets une meilleure technicité à plus court terme. » « Dans un cabinet comme le nôtre, un jeune collaborateur aura sans doute une vision beaucoup plus globale de sa mission, estime Olivier Drouilly, président du groupement Sadec Akelys. La taille de l'entreprise lui permettra d'intervenir à l’échelle de plusieurs fonctions de l’entreprise. Dans un plus gros cabinet, il aura peut-être une vision plus parcellaire. Il s’en tiendra peut-être, par exemple, à une analyse des stocks ou du poste fournisseur. »

 

Passer d’une petite structure à une plus grande

Mais l’un n’empêche pas l’autre, bien au contraire. « Qui dit premier emploi, ne signifie pas forcément employeur à vie !, rappelle Jean Bouquot. On voit des mouvements dans les deux sens. » Passer d’un environnement PME à des entreprises du CAC 40 n’est pas interdit. « Si les deux sont possibles, je reste persuadé qu’il est plus facile de passer d’un cabinet intermédiaire à un plus gros, estime Olivier Drouilly. Les Big Four ont de beaux programmes de formation. Même si nous n'avons peut-être pas leur aura, nos cursus sont tout aussi intéressants. Si les clients peuvent sembler moins prestigieux, la formation est beaucoup plus complète. »

« Contrairement à certaines idées reçues, il est peut-être plus facile d’évoluer d’un petit cabinet vers un Big Four que l’inverse, abonde François Alliès. Ces profils, très appréciés pour leur autonomie et leur hauteur de vue, devront simplement s’adapter à de nouveaux process de fonctionnement. » Pour en avoir recruté beaucoup chez Deloitte, Felicitas Cavagné en convient. « Des cabinets plus petits offrent aussi d'excellentes formations, pour en avoir discuté avec des collaborateurs passés par là, et sont souvent recrutés ensuite par de plus grands cabinets. » 

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