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Des milliers d'emplois pour les jeunes diplômés en 2017 dans le conseil-audit

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Issus d’écoles de commerce le plus souvent, mais aussi d’écoles d’ingénieurs et de Science Po, voire un master ou un diplôme de comptabilité et de gestion : les jeunes diplômés sont très courtisés par les professionnels de l’audit.

Quelle que soit leur taille, les cabinets ont besoin d’eux. « Pour les jeunes diplômés, les perspectives d'emploi sont très fortes, reconnaît François Alliès, consultant senior au cabinet Fed Finance Paris, spécialisé dans la division audit, conseil et expertise. Les Big Four - voire Five si on ajoute Mazars - ont toujours de gros besoins. » Parmi les jeunes diplômés ciblés : essentiellement des profils de niveau bac +5. « Si les profils issus d’écoles de commerce restent les plus courants, nous observons une diversification des profils et l’augmentation de candidats issus d’écoles d’ingénieurs et de Science Po. Une formation en master, comme un diplôme supérieur de comptabilité et de gestion, est également appréciée. »

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Des besoins importants… et partout

Tous ces profils ont l’embarras du choix. Surnommés les Big Four, Deloitte, PwC, KPMG et EY ne ménagent pas leurs efforts pour attirer les jeunes talents. PwC a prévu d’embaucher environ 1 700 collaborateurs, dont 700 jeunes diplômés. « Pour l'exercice en cours, nous avons prévu 2 200 recrutements en CDI, dont deux tiers de jeunes diplômés, confirme Felicitas Cavagné, associée responsable du recrutement chez Deloitte. Nos recrutements sont relativement stables depuis trois ans et l’audit reste l'activité qui recrute le plus de juniors. Il s’agit encore majoritairement de profils issus d'école de commerce, avec une accentuation des profils issus de formations universitaires et une augmentation des écoles d’ingénieurs. Cette diversification des parcours de nos collaborateurs nous permet de répondre aux besoins de nos différents clients. C’est pourquoi des profils internationaux, ou des collaborateurs binationaux par exemple, sont aussi très appréciés. » Parmi les gros cabinets, on peut aussi citer Accenture, qui vient de lancer son CampusTour, et a annoncé 1 000 recrutements pour 2017.

Mais ces recrutements concernent bien d’autres recruteurs aussi : tous employeurs confondus, 71 % des cabinets d’audits et d’experts comptables prévoient de recruter en 2017 selon le dernier rapport du cabinet Hays consacré aux métiers de l’audit et de l’expertise comptable. « Nous avons nous aussi des besoins réguliers, en matière d'embauche de jeunes collaborateurs, témoigne Olivier Drouilly, président de Sadec Akelys, un cabinet de 340 collaborateurs qui accompagne TPE, PME et sociétés cotées dans leurs prises de décisions. Ces besoins s’expliquent par le développement de notre activité, mais aussi à cause d'un turnover important dans la profession dans certaines villes et notamment en Île-de-France. »

 

Un dynamisme et un turnover naturel

Selon le rapport du cabinet Hays, les employeurs de plus petite taille déclarent recruter pour la majorité entre deux et cinq personnes, en particulier dans la région Sud-Est plus impactée par les départs à la retraite. Mais les raisons des ouvertures de postes sont multiples. « Les nouvelles contraintes réglementaires liées à la loi Sapin II notamment, vont générer des besoins en termes de gestion et de maîtrise des risques et par conséquent renforcer les équipes en audit, analyse Jean-Marie Pivard, directeur de l'audit interne et de la gestion des risques chez Publicis Groupe. Également vice-président de l’Ifaci (Institut Français de l’Audit et du Contrôle Internes), il décrit aussi une augmentation générale des besoins en jeunes talents sur le marché. « Selon une récente étude du cabinet PwC menée au niveau mondial, 30 % des départements d’audit interne auraient prévu d'étoffer leurs équipes en 2017-2018. Les besoins sont nombreux car toutes les grandes entreprises ont aujourd'hui un département d'audit interne et, peu à peu, ces départements apparaissent par capillarité dans les entreprises de taille moyenne, voire plus petites. »

Selon le dernier baromètre du cabinet Fed Finance, le turnover reste en effet en 2016, comme les années précédentes, le premier motif de recrutement : les entreprises embauchent en premier lieu pour remplacer un collaborateur en partance (52,25 % des motifs d’embauche). Même constat au cabinet Hays où, preuve que les talents s’arrachent sur le marché, 1 collaborateur sur 4 indiquent avoir changé de cabinet depuis juin 2015. Et, pour 85 %, de leur propre initiative…

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