Energie : 4 métiers cadres qui ont le vent en poupe

Sylvie Laidet

Que vous soyez en reconversion, en recherche d’un premier job ou que vous ayez tout simplement envie de changer de boîte, voici quatre postes pour lesquels les acteurs de l’énergie recrutent dans les mois et années à venir.
Energie : 4 métiers cadres qui ont le vent en poupe

Pilote énergie 

C’est la nouvelle coqueluche des entreprises qui entendent optimiser leurs factures énergétiques. La mission du pilote est double : identifier les économies d’énergie à réaliser et accompagner au quotidien les clients dans des plans d’action. Le profil idéal privilégié par les employeurs, essentiellement des cabinets de conseil, est un ingénieur spécialisé en génie énergétique (école d’ingénieur ou université) mais pas seulement. « En interne, nous avons beaucoup d’outils qui nous aident à identifier les actions à mener auprès des clients. Mais un pilote d’énergie ne doit pas que lire les courbes. Il doit également former et aider ses clients à une meilleure compréhension de ses dépenses énergétiques. L’aisance relationnelle et la communication sont primordiales », insiste Quentin Froment, manager de pilotes d’énergie chez Greenflex.

Salaire : À l’embauche, un pilote d’énergie émarge aux alentours de 35 à 40 000 euros bruts par an (fixe + variable) en fonction de son expérience.

Conseil : les offres d’emploi « Pilote énergie » étant encore rares, n’hésitez pas à élargir votre recherche en tapant des mots clés connexes comme « génie énergétique » ou « dépense énergétique », etc.

Chef de projet développement dans les énergies renouvelables

Sans lui, point de champ d’éoliennes ou de centrale solaire. En effet, dans le secteur des ENR (énergie renouvelable), ce professionnel est d’abord chargé d’identifier un site susceptible d’accueillir l’installation, d’en analyser les atouts et les contraintes puis de négocier un bail avec les propriétaires, mais aussi d’obtenir les différentes autorisations administratives pour exploiter. Pour cela, il doit être capable de mener la concertation avec les différentes parties prenantes du projet. « Il s’agit souvent d’ingénieurs ou de titulaires d’un master 2 en environnement ou développement durable ou d’un mastère spécialisé en énergie renouvelable. Mais des pré requis sur l’énergie, ou les ENR, s’imposent », constate Damien Mathon, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables (SER)

Salaire : un jeune cadre est embauché entre 45 000 et 50 000 euros bruts annuels. La rémunération d’un candidat plus expérimenté peut grimper à 60 000 euros. Et ce, hors variable. « Ces chefs de projet développement peuvent prétendre à des primes sur objectif indexées sur le nombre de permis obtenus », conclut le SER.

Conseil : retrouvez nos offres de chef de projet dans les ENR

Data scientist

Et si c’était la nouvelle star de l’énergie ? Signe qui ne trompe pas, en juin 2015, Engie signait un accord sur le big data avec l’Ecole Nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE ParisTech). Objectif : se créer un vivier potentiel de data scientists capable de collecter et d’analyser les giga données disponibles et générées par les clients. Cette meilleure connaissance des clients sert notamment la conception de nouvelles offres dans le domaine de l’efficacité énergétique et la gestion intelligente de l’énergie.

Salaire : qu’il s’agisse de postes en interne, donc chez les énergéticiens eux-mêmes ou chez des prestataires extérieurs, les salaires d’embauche sont plus qu’honorables. Selon une étude du cabinet Robert Half publiée en octobre 2016, le data scientist doté de 3 à 5 ans d’expérience émarge désormais entre 55 et 75 000 euros bruts par an. « Un junior, moins de 3 ans d’expérience, se contentera en 2017, de seulement 13% de plus et ne touchera « que » 35 à 55 000 euros annuels », assurent les auteurs de l’étude.

Ingénieur d’affaires

Un métier vieux comme le monde mais qui retrouve toutes ses lettres de noblesse dans ce secteur où la libéralisation du marché de l’énergie donne des sueurs froides à certains opérateurs. L’ingénieur d’affaires est là pour fidéliser les clients mais surtout pour renflouer son portefeuille clients en France et à l’international. A lui de proposer une solution technique sur mesure au client friand de services à forte valeur ajoutée. De formation technique, mais mieux encore d’un double cursus ingénieur / business développer, l’ingénieur d’affaire doit être un bon gestionnaire mais aussi un bon commerçant. Une expérience dans le secteur de l’énergie ou dans une autre filière aussi exigeante en termes de normes et d’assurance qualité, est vivement recommandée.

Salaire : doté d’une vision globale d’un business, ce professionnel peut débuter à 35 000 euros bruts par an à la sortie de l’école pour atteindre voire dépasser 70 000 euros sur les gros deals. Pour aller plus haut, il faudra souvent endosser une casquette de manager.

Conseil : Retrouvez nos offres ingénieurs d’affaires énergie

 

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Journaliste indépendante, je réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de mes sujets de prédilection.

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