Les profils cadres recherchés dans le Grand Ouest

Publié le 01 mars 2007 La rédaction Cadremploi

Sur les 28 000 cadres recherchés cette année dans le Grand Ouest, les spécialistes du transport et de la logistique, les commerciaux encore et toujours et les as du service clients font l'objet de toutes les convoitises. Eclairage sur ces secteurs qui innovent et cherchent des cadres à leur image.

La Haute Normandie en pince pour la logistique

Ça y est. Malgré un retard à l'allumage qui rend son nom un tantinet has been, le terminal Port 2000 a été inauguré. Du moins sa première tranche. Ces installations doivent relancer l'activité portuaire du Havre et conforter sa place de premier port français et cinquième européen pour le marché des conteneurs. A l'horizon 2010-2015, la cité havraise doit faire beaucoup mieux encore et devenir l'un des plus grands terminaux mondiaux, lors de la mise en service des deux étapes suivantes du programme qui lui permettront d'accueillir simultanément 12 grands porte-conteneurs. Autant d'embauches de cadres en vue à moyen terme. Sans attendre cette échéance, les entreprises du port du Havre, fort de son million de mètres carrés d'entrepôts et de ces 500 000 m² de locaux dédiés à la logistique sont en recherche permanente  de  commerciaux. Mais aussi de profils plus exotiques comme ces « experts maritimes », ces professionnels capables d'intervenir lors de l'examen d'avaries sur un navire, sur des marchandises ou sur des installations portuaires pour évaluer la cause et le montant des dommages. Un diplôme en formation continue vient d'ailleurs d'être créé pour formaliser cette compétence toute nouvelle et dont l'émergence n'est pas étrangère au débat actuel sur les responsabilités lors des récents naufrages.
Pour autant, le Havre n'a pas le monopole de la logistique en Haute Normandie. C'est le département tout entier qui s'est épris du secteur au point de créer un pôle de compétitivité. Deux projets y font déjà l'objet de développements approfondis dans le domaine de la sécurisation de la supply chain d'une solution de logistique par télécommunication partageable.

Commerciaux wanted

Ici comme ailleurs, la pénurie sévit. Tous les secteurs du Grand Ouest recherchent des commerciaux, sans y parvenir toujours. A l'instar de ce recruteur, qui travaille sur cinq régions. « Pour un poste de commercial bac +2 à 47 000 euros, basé à Rennes, j'ai reçu seulement 5 CV. Et pourtant, nous sommes filiales d'un groupe, le portefeuille clients à développer est énorme, il n'y a pas d'entourloupes. Et j'estime que le salaire est plus que correct. ». Des postes de commerciaux, la région Grand Ouest en regorge, même si la moyenne des salaires ne dépasse pas 35 K€. Tous salaires confondus, Cadremploi.fr affiche actuellement près de 1 200 offres les concernant. Une situation qui permet aux candidats de faire des choix. Comme Denis, commercial grand comptes spécialisé dans les équipements de sécurité. « C'est vrai que je fais le difficile. Je ne réponds pas aux annonces où le salaire n'est pas mentionné. Ou du moins le niveau du fixe. De même, je veux savoir ce que je vais vendre et à qui. Les annonces sont truffées de formules creuses, elles oublient qu'un candidat a besoin d'informations sur le poste et pas seulement sur l'entreprise pour avoir envie de postuler.»
Cette pénurie de commerciaux semble amplifiée ces temps-ci par les pôles de compétitivité qui, plus d'un an après leur création semblent porter leurs premiers fruits. Les nouveaux produits qui y sont développés sont à maturité et ne demandent qu'à être commercialisés. En Pays de Loire et en Bretagne, ils concernent l'agro-alimentaire et deux pôles s'y consacrent. Le premier, Valorial, développe les aliments de demain  et le second, Végépolys, est dédié au « végétal spécialisé ». Autour de ces centres de recherches, des PME agroalimentaires se battent pour attirer des profils commerciaux de développeurs pour leurs innovations.

Services : les centres d'appels embauchent des superviseurs

L'activité des centres d'appel se prête très facilement à la délocalisation en province. Un déménagement  auquel le prix de l'immobilier en région parisienne ne peut qu'inciter. C'est ainsi que deux entreprises fraîchement installées au Havre continuent sur ce rivage leur expansion et leurs recrutements. Division Arvato Services, filiale du groupe Bertelsmann installée dans la cité havraise depuis un mois est à la recherche de superviseurs et d'un contrôleur de gestion junior. Plateforme d'assistance commerciale d'EDF, ce centre d'appels devrait voir le nombre de ses conseillers passer de 96 actuellement, à 325 dès le mois de juin prochain. De son côté, Meilleurtaux.com, leader français du courtage en ligne et coté en Bourse, qui avait recruté 90 personnes à l'occasion de son l'implantation, a continué à créer  70 postes supplémentaires. Enfin, Médiamétrie, le roi de la mesure d'audience, ouvre un nouveau centre au Petit-Quevilly en Haute Normandie. Opérationnel depuis le début de l'année, il accueille 70 emplois en CDI. L'Indre-et-Loire n'échappe pas à la fuite vers la province puisque Fidela, qui prend en charge l'assistance téléphonique de l'assureur MMA,  a ouvert de nouveaux locaux à Tours. Son siège des Hauts-de-Seine étant saturé.

L'automobile mise sur le haut de gamme

Si l'industrie automobile française connaît quelques difficultés ces temps-ci, elle n'en perd pas moins le sens de l'innovation. Considérant même qu'elle tient là sa planche de salut, elle multiplie les recherches. Nombre d'équipementiers  implantés dans l'Ouest (Alcan, Valeo, Trelleborg, Defontaine...), se rapprochent du pôle automobile haut de gamme commun aux régions Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes.
Objectif de ce pôle : augmenter le nombre de brevets pour développer les savoirs faire des industriels locaux, en matière d'innovations destinés aux modèles de haut de gamme. Une orientation qui peut paraître surprenante, puisque les constructeurs français (Renault, Peugeot et Citroën) produisent des automobiles plus abordables. Mais les constructeurs de luxe, notamment Allemands, sont aujourd'hui les plus rentables et nos équipementiers comptent bien sur ces marchés pour les tirer du mauvais pas où les ont entraîné les marques hexagonales. 

La rédaction Cadremploi
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