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Les SSII : "des boîtes à viande" ?

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Tiphaine Réto

24/09/2010

Problème de management, manque de reconnaissance, isolement... Les informaticiens commencent à dénoncer les pratiques mises en place dans certaines SSII, comme l'atteste une récente étude de la Darès. Le stress au travail augmente. La grogne, aussi.

Ils étaient les bons élèves, qu'on imaginait faire leur métier par passion. Depuis quelques temps, pourtant, les informaticiens se rebiffent. En juin 2010, la publication d'une étude de la DARES sur les grèves et les négociations syndicales mettaient en évidence la grogne dans un secteur jusqu'ici peu habitué à manifester : « 2,5 % des entreprises de 10 salariés ou plus dont la convention collective principale relève des branches « bureaux d'études et prestations de services aux entreprises » ont connu au moins une grève ou un débrayage en 2008. Elles étaient moins de 0,5 % en 2007. »

 

Salaires, reconnaissance et conditions de travail

Les SSII dans le collimateur de leurs collaborateurs ? L'étude n'a pas réellement étonné Régis Granarolo, président du Munci : « Les principales revendications tournent autour des salaires, de la reconnaissance et des conditions de travail. » Lors de la parution, en février dernier, par le ministère du Travail, du classement des entreprises en fonction de leur gestion du stress au travail, pas moins de 40 SSII faisaient partie de la liste rouge. « Et pour celles inscrites dans la liste verte, beaucoup de salariés nous ont écrit qu'ils ne comprenaient pas ce classement », s'inquiète le représentant syndical.

 

Un management trop éloigné, trop fragmenté

Les raisons de ce désamour sont multiples. Mais pour Jean-Claude Delgenes, directeur général de Technologia, cabinet d'expertise sur les conditions de travail, le principal souci vient d'une dématérialisation des liens entre manager et salariés : « Le collaborateur est chez le client. On ne le voit pas et on ne communique avec lui que par ordinateur ou téléphone. Ca ne fait que renforcer l'éloignement. ». Avis encore plus tranché pour Yann (le prénom a été changé), auteur du blog « Ma vie de presta » : « Les SSII vendent des services. Vous faites partie de ces services et votre manager n'est qu'un commercial qui vend votre cerveau. Quel est l'intérêt pour lui de créer du lien ? »

 

Pour Régis Granarolo, le problème managérial vient surtout de la multiplication des liens hiérarchiques : « Vous dépendez d'une société, mais vous travaillez pour une autre... Même si le client, en théorie, n'a pas d'ordre à vous donner, dans les faits, il est aussi le patron. »

 

Etre toujours à la pointe

Résultat : les salariés des SSII se sentent souvent isolés et mal reconnus pour leur travail, pourtant de plus en plus poussé. « A la différence des sociétés de conseil traditionnelles, les SSII apportent une expertise technique de pointe. Ses salariés doivent donc être toujours à la page », note Jean-Claude Delgenes. La pression est donc forte. Parfois même exagérée : « On m'a demandé de tricher sur mon CV pour y faire mentionner des spécialités que je n'avais pas », révèle Yann, sur son blog.

 

Des intercontrats pas toujours bien utilisés

Sans aller jusqu'à la fraude, la peur de ne pas être à la hauteur est récurrente dans les SSII. Surtout lorsque les périodes d'intercontrat s'éternisent. « Passer un délai de huit mois à attendre la prochaine mission, le risque psychologique est grand pour le salarié, qui se sent peu à peu devenir obsolète », poursuit le spécialiste. Obsolète... voire parfois humilié.

« Il n'est pas rare qu'on nous demande de faire des tâches « pour s'occuper », se souvient Yann. Des choses qui n'ont rien à voir avec nos compétences, comme trier des CV ou rechercher nous-mêmes, à la place des commerciaux, notre prochain contrat. » Régis Granarolo tempère : « Avec la reprise, les périodes d'intercontrat sont moins longues. Et majoritairement, les bonnes SSII prennent comme une chance de former leurs salariés. »

 

Stagnation

Pourtant, ils sont nombreux à avoir l'impression de faire du surplace. « Vous êtes chez le client, donc on vous oublie et on ne pense pas à vous proposer une promotion ou une augmentation de salaire », remarque Yann. Même constat pour Jean-Claude Delgenes : « L'offshoring fait aussi qu'une partie des équipes travaillent désormais en Inde ou au Maroc. Là-bas, le turn-over est important et les collaborateurs français doivent régulièrement repartir de zéro avec leurs collègues étrangers. Ca ne favorise pas la progression de la tâche. » Mais ça aide à l'amplification du stress et du mal-être.

 

Crise cardiaque ou dépression ?

Résultat : « l'année dernière, il y a eu des cas de suicide en SSII, rappelle Régis Granarolo. Mais on n'en a peu parlé. » Avant d'arriver à cette extrémité, Jean-Claude Delgenes observent surtout une recrudescence des problèmes cardiaques et neurologiques chez une population jusque-là épargnée.

Yann, lui, a choisi de quitter l'univers des « boîtes à viande » pour rejoindre une « vraie » entreprise. « C'est au moins l'avantage des SSII, sourit-il. Ca étoffe votre réseau pour aller travailler ailleurs. »

 

Autre article du dossier :

La reprise des embauches a sonné dans l'informatique

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commentaires

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Louis

08/10/2017

à 23:44

Je suis consultant en management. Dit comme ça, ça fait plus classe que consultant en SSII ou informaticien. Pourtant c'est exactement la même chose: intérim de luxe, instabilité, peu de reconnaissance... bref le monde du conseil est le pire visage de la nouvelle économie neoliberale. La précarité version col blanc et hyper diplômé.
Mon conseil: après 3 ou 4 ans d'expérience, tirez vous et trouvez vous un "vrai job" dans une "vraie" boite.

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Sophie Léac

13/05/2016

à 22:46

Combien d'années en moyenne reste un informaticien dans une SSII ? 3 ans?

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Alpha, Blondy, Alpha

21/02/2016

à 21:49

Personnellement je pense que la présences des "Ingénieurs" commerciaux lors des entretiens avec les clients est inutile et sans valeur ajoutée :

- Le client choisit un candidat uniquement (toutes choses égales par ailleurs) sur ses compétences et son budget : on a fait croire aux commerciaux qu'ils "plaçaient" les consultants
- A londres (la grande majorité des consultants sont indépendants), les clients finaux ne reçoivent pas les commerciaux lors de l'entretien, ce qui est logique car il n'a pas de valeur ajoutée (mots prononcés par un client final Français, parce que le commercial n'était pas å l'entretien...)
- La majorité (j'ai fait 8 ans en SSII) sont véreux et vendraient leur mère pour faire des affaires : j'en ai connu un qui a appelé une boîte avec laquelle je discutais, pour leur dire qu'on avait un contrat d'exclusivité ensemble (énorme mensonge pour prendre une commission qu'il ne méritait pas)
- L'avenir c'est des sociétés avec peu de commerciaux (pour gérer les référencements), et que les consultants (manager, senior) fassent le business. Après tout nous sommes ceux qui sommes sur le terrain, et connaissons tous les nouveaux projets chez le client. Je connais une société de consultants qui fonctionnent de cette manière, les marges commerciales sont redistribuées aux consultants sous forme de bonus (7000 á plus 10000 euros)...

Je ne supporte plus ces commerciaux, ignorants et arrogants (comment tu peux préparer un consultant á un entretien quand tu connais rien au métier ???? )

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En réponse à Alpha, Blondy, Alpha

Faith

13/04/2017

à 14:10

bonjour

Je travail dans une société de portage salarial COALISE et la majorité de nos clients sont des ss2i. Nous remarquons que ces sociétés ont recours au portage pour diverses raisons comme le risque important d'inter-contrats. Mais nous avons aussi beaucoup de consultant indépendant ou free lance qui ne souhaitent plus dépendre des ss2i et finalement trouve eux mêmes leurs missions et peuvent de se faite être indépendant salarié car leur statut leur permet de cotiser aux différents organismes sociaux : pole emploi, prévoyance... mais le portage est malheureusement peu connu et comme partout il y a aussi des sociétés de portage sans scrupule!

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Faith

13/04/2017

à 14:10

bonjour

Je travail dans une société de portage salarial COALISE et la majorité de nos clients sont des ss2i. Nous remarquons que ces sociétés ont recours au portage pour diverses raisons comme le risque important d'inter-contrats. Mais nous avons aussi beaucoup de consultant indépendant ou free lance qui ne souhaitent plus dépendre des ss2i et finalement trouve eux mêmes leurs missions et peuvent de se faite être indépendant salarié car leur statut leur permet de cotiser aux différents organismes sociaux : pole emploi, prévoyance... mais le portage est malheureusement peu connu et comme partout il y a aussi des sociétés de portage sans scrupule!

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Nico

05/09/2016

à 14:50

Bonjour Alpha, Blondy, Alpha,

Je viens de commencer dans le monde des SSII en temps que commercial. Je ne suis pas du genre arrogant mais pour autant je ne connais pas encore bien ce monde. Pourrais tu me dire ce que tu attends du commercial ?

je te remercie par avance

> Répondre

Ludovic Bertrand

04/02/2016

à 20:43

Le marché du travail est innondé par les SSII qui vous vendent et qui trafiquent votre CV à tort.
Vous êtes sous le stress de 2 responsables à longueur de temps, à part votre responsable client, on vous demande de faire des comptes rendus chaque mois.....sans pourtant être bien payé!!!

Actuellement, vous ne pouvez trouver de travail chez une entreprise sans passer par ces escrots!!!!

> Répondre

RasLeBol

13/07/2011

à 20:44

Je n'ai jamais travaillé en SSII et je n'y travaillerai jamais ! On m'a dégoûté de l'informatique... J'ai vu des bras cassés finis dans des boîtes (pas des SSII) gagner de gros salaires et en ayant aucunes compétences en informatique... alors qu'à côté, en SSII, on va vous payer au lance pieere et par contre on vous demandera de tout savoir (une hérésie en informatique)...
J'ai néanmoins passer beaucoup d'entretiens pour des SSII... Rien qu'à l'entretien, ça ne donne pas envie d'y aller...
Le commercial qui vous reçoit qui une semaine avant vendait des photocopieurs (profil trouvé sur google, merci l'ami).. il ne retient que les mots clefs magiques "DOTNET","SQL", etc... sans comprendre de quoi il parle...
Grotesque..

Un autre entretien où on n'hésite pas à me dire que 32 ans, c'est limite, qu'il faut qu'ils voient avec le siège en Suisse pour savoir s'ils peuvent vous prendre... Dommage, je n'avais pas mon dictaphone...

On vous parle que les missions seront en local.. Ben voyons !

Aucune envie d'aller travailler chez ces viandeurs...

Sauf si vous êtes un vrai passionné.. n'allez pas en informatique (SURTOUT PAS DE DEVELOPPEMENT !!! DANGER !!! DES MILLIERS DE CHOSES A SAVOIR ET UNE VALORISATION FINANCIERE & HUMAINE = 0), devenez plutôt ébéniste ou boulanger (je suis sérieux là).

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En réponse à RasLeBol

Foupoudav

05/02/2016

à 13:40

Hello RAsLeBol,

Apres 8 années en SSII je connais effectivement bien le problème et cela va en s'aggravant. En effet le marché est innondé de SSII ou boite a viande qui dévalorise completement le métier de cadre en informatique en deshumaniqant et cassant totalement leurs employés. Les clients finaux n'embauchent plus. Il semblerait qu il y a encore quelques années on pouvait après une experience en SSII se faire embaucher par le client après s'etre fait une premiere experience en SSII mais ce n'est plus le cas (ou cas beaucoup trop rare pour équilibrer la demande)... Resultats des ingénieur se retrouve bloqué en SSII et apès 10 ans de bons et loyaux service se voit envoyé un peu partout en France tous les 6 mois pour les pousser à refuser une mission et ainsi pouvoir les virer grace à la convention collective SYNTEC qui leur permet de virer un employé pour refus de mobilité ou alors on les laisse pourrir en inter-contrat ou bien d'autres stratageme malsain comme les forcer à la mutation en leur supprimant leur frais de déplacement.... Certains diront : on t'a pas forcé à signer en SSII.... Je leur dirai gentiment de relire les premières lignes de mon commentaire => le marché du travail est innondé de SSII donc pas le choix.... Bref c'est un vrai cercle vicieux. Cela nous amène dans un mur. Les industries se font clairement voler par les SSII, je me rappelle de mission ou je réalisais le travail de 4 ingénieurs pendant 3 jours par exemple du coup mon commercial facturait 4 ingénieurs pendant 3 jours.... Soit 450X"4"X3€. Si on coule pas les grosse boites avec ça... Rajoutez à ça la perte de savoir faire, les ingé étant changer de client ou de missions des la fin de celle ci. Du coup en cas d'évolution d'une technologie il faut reformer tous le monde (c'est a dire de nouveaux prestax...) Sans compter que les gens ne s'investisse plus dans leur travail car pas valorisés. J'ai meme vu du code embarqué sur des avions de ligne validé au Bengladesh... qui ne vérifiez ben... rien. L'A400M s'est craché faisant 4 morts suite à un problème informatique du FMS qui est sous traité de maniere catastrophique par Thales.
Je suis donc tout a fait d'accord avec toi autant devenir boulanger, charpentier ou autre. Les études pour devenir ingénieur sont assez dure entre MatSup, MatSpe les concours (je sors d'une ecole bien coté donc ne pensez pas que le probleme vient de là) Donc si vous ne sortez pas de CEntrale, X ou Normal, le chemin boueux qui vous attend et decrit ci dessus.

Bon courage!

> Répondre

Guimo

20/12/2010

à 15:47

ann, lui, a choisi de quitter l'univers des « boîtes à viande » pour rejoindre une « vraie » entreprise.
C'est quoi une vrai entreprise? Celles qui sont en train d'externaliser leur informatique pour la revendre à des SSII? Ou celles qui la transforment en Centre de Service, qui est en fait une SSII?
Alors qu'avant les informaticiens commencaient en SSII pour aller finir leur carrière chez un client, aujourd'hui, le chemin inverse apparait : être chez un client, et finir dans la SSII qui a récupéré l'externalisation.

> Répondre

HGYT

23/11/2010

à 23:00

Les acheteurs des grosses sociétés sont également responsables de la création de ces négriers des temps modernes. Quelles compétences ou savoir-faire peut apporter une SSII qui a un turn-over de 33%. Des forfaits dépassés, des consultants mal dans leurs peaux (loin de chez eux, stressés, devant assumer les délirs des commerciaux, ....), les acheteurs ne continuent qu'à regarder les coûts journaliers et le montant des pénalités. Après, on apprend que des moteurs d'avion ont des des défauts de conception.... SSII -> A fuire

> Répondre

yom07

08/10/2010

à 10:11

Rien de nouveau sous le soleil. J'etais en SSII il y a 15 ans, et les problemes etaient exactment identiques.

> Répondre

Julie

04/10/2010

à 16:00

J'ai été salarié de 3 SSII pendant 6 ans juste après mes études.
Et pour résumer rapidement la situation, pour ma toute première mission, j'ai été vendu comme expert sur un outil informatique, sur lequel je m'étais AUTO FORME pendant ... 1 semaine : VERIDIQUE.
J'avais quand même réussi à passer l'entretien de qualification chez le client, mais autant vous dire que cette première mission a été assez stressante...
Sur mon CV, je n'avais plus 23 ans, ... mais 25 ans : il fallait bien réussir à caser mes (fausses) 2 années d'expériences professionnelles... justifiant de mon expertise !!!


Maintenant il faut savoir relativiser : même si cette pratique n'est pas terrible, c'est quand même elle qui m'a permise de démarrer ma carrière. On sait combien il est difficile pour un junior de démarrer : les clients n'ont ni le budget ni le temps de former leurs prestataires (consultant). Il leur faut donc des prestataires directement opérationnels.

Ma conclusion : technique professionnellement et humainement pas terrible, ... mais de bonne guerre !

Et c'est ce qui explique que les SSII soient assez critiquées aujourd'hui (comme vue sur la page d'évaluation des sociétés où les internautes peuvent noter leur employeur, saisir leur salaire, décrire leurs entretiens d'embauche : http://www.lejustesalaire.com/note-ton-entreprise.php).

Mais n'oublions pas non plus que c'est grace à elles que beaucoup de jeunes (et moins jeunes aussi) réussissent à décrocher un CDI !

> Répondre

Steph

30/09/2010

à 11:01

Le problème, c'est que peu de PME embauchent des informaticiens, et préfèrent passer par des sous-traitants, en général pour faire les taches ingrates qu'elles ne veulent pas faire elles même. Du coup, pour un informaticien même expérimenté, la SSII devient un passage obligé et dans une démarche de recherche d'emploi, il est difficile et même impossible de faire abstraction des SSII pour uniquement postuler chez les clients finaux. Les SSII restent de bons tremplins pour acquérir des compétences et se faire connaitre auprès des clients, mais certainement pas pour y faire carrière ou s'enrichir. Le consultant est, et restera du bétail que l'on facture au meilleur prix dans la majorité des sociétés de services, et celles qui y font exception sont peu nombreuses.

> Répondre

Arnaud13

30/09/2010

à 09:59

Quand on ne vous demande pas de solder vos congés pour diminuer l'impact sur les résultats d'une période d'inter-contrat ...

> Répondre

Eolean

30/09/2010

à 09:45

La vérité, c'est que le management demande du temps et que le temps c'est de l'argent. Cet argent, les SSII le mettent pour trouver des nouveaux marchés où ils placeront d'autres bouts de viandes...Nous. Les chiffres qui doivent être défendu lors des comités de direction, se doivent d'être dans le vert sinon les indicateurs remontent tout en haut et la société se met en danger au niveau boursier. ça devient un enjeux financier. On demande à l'argent de faire de l'argent et non plus aux salariés. Seulement, pour ça, il faut que l'argent frais montent et on presse donc la base encore et toujours pour pouvoir continuer à jouer dans les hautes sphères financières... La vraie maladie de notre travail n'est pas l'économie, mais la finance.

> Répondre

cdg

29/09/2010

à 21:11

je ne peux qu abonder. Une SSII = marchand de viande qui n a que faire de ses ingenieurs.
Le business model est souvent de prendre des petit jeunes, de les arnaquer car ils ne connaissent pas le systeme
On leur promet la lune et la SSII a de tout facon pas l intention de tenir ses promesses.
Le temps que l employé se rende compte qu on l a entubé, qu il recherche autre chose et qu il trouve + periode d essai, c est au moins 1 a 2 ans. Pendant 2 ans, grosses marges pour le commercial et la SSII

au niveau respect du client, c est pas mal non plus. presenter des stagiaires comme des employes, maquiller les CV sont des pratiques courantes

Le probleme, c est qu en France, maintenant 80 % du travail en informatique doit etre en SSII. donc il est difficile de trouver autre chose
Le mieux c est encore de changer de branche

> Répondre

Frank Esprit

25/09/2010

à 19:15

triste réalité:
votre salaire stagne, les salariés nouvellement embauchés sont souvent mieux payés que ceux qui ont 2 an d'ancienneté, obtenir une augmentation relève du périple, il est s'avère nécessaire de démissionner pour voir son salaire augmenter

sans oublier les astreintes déclarées en prime dont les heures ne sont pas comptabilisées (**** la retraite), et sur lesquelles on paye l'impôt sur le revenu

> Répondre

Paul75

25/09/2010

à 11:47

« A la différence des sociétés de conseils traditionnels, les SSII apportent une expertise technique de pointe. Ses salariés doivent donc être toujours à la page », note Jean-Claude Delgenes.»

C'est bien mal connaitre la réalité de nos SSII pour affirmer pareille chose !
Les "vraies" SSII qui apportent une réelle valeur ajoutée, tant à leurs clients qu'à leurs collaborateur, par "l'expertise technique" (poles de compétences...) sont minoritaires !
La plupart des SSII sont de "faux sous-traitants", autrement dit des sociétés "d'intérim de luxe" généralistes qui ne font que louer les compétences de leurs collaborateurs, compétences que le management (ie. les commerciaux) connait simplement DE NOM plus ou moins bien... sans plus !

> Répondre

DURAND

24/09/2010

à 21:07

Ayant evolué dans l'univers des SSII, je pense que l'un des problemes majeurs sont les IA. Formé en 3 mois, tres peu de connaissances liées à leur metier et encore moins sur celui des ingés et cdp... Ayant ete chef de projet pour 2 ssii du top 3, les quelques commerciaux que j'ai connu avaient fait litterature ou sociologie avant d'etre engagé dans leurs fonctions actuelles. (J'ai le sentiment que ces personnes echouent à ce rôle). De plus, pour une bonne partie d'entre eux et pour avoir observé le phenomene, ils restent derriere leur bureau a attendre que la mission vienne a leur pied...(profil "eleveur"?) et vive sur les clients recurrents. nouveaux contacts=0... je ne suis donc pas surpris du taux important d'interco et du turnover de les equipes. Perso, je ne remettrais jamais les pieds dans une SSII. Belles promesses, desillusions, non professionnalisme et salaires bien en dessous du marché (et oui! il faut payer les intermediaires...) m'ont convaincu de ne pas essayer une troisième societe de ce type. PAradoxalement, les entreprises clientes ne réagissent pas au phenomene SSII. Comment peuvent elles accepter les nombreuses modifications marketing du CV d'un consultant lambda sans verifier les sources. Un jour un client m'a convoqué dans son bureau pour me demandais de clarifier quelques points, notamment mon age qui a été augmenté de quatre ans. Cela n'a pas eu d'incidence sur mon travail, mais devoir se justifier sur des elements dont je n'avais pas ete tenu informé n'est pas simple surtout qu'il y a le spectre du retour de baton comme quoi je ne suivrais pas la culture de l'entreprise prestataire. et oui vous etes l'image de la société!!
Bref j'etais septique sur les experiences en SSII et on me disais que je serais de la "viande". J'ai essayé. Et je peux dire qu'il n'y a pas grande difference dans la politique et la philosophie de ces entreprises
Mon conseil : a fuir sans hesiter!!

> Répondre

En réponse à DURAND

Bigard

11/12/2016

à 17:02

Mon Dieu !

> Répondre

En réponse à DURAND

red

23/10/2016

à 14:13

Jean Millerat (Wecena)

24/09/2010

à 13:36

L'intercontrat, c'est une période stupide à vivre quand on n'a pas de formation à faire. Pour faire plus que "s'occuper", pour se rendre utile et donner un peu plus de sens à ses compétences, il y a aussi la possibilité de devenir volontaire, pour quelques jours, auprès d'une association d'intérêt général. cf. http://www.wecena.com/apropos

> Répondre

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