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Plus d’un Francilien sur deux rêve de quitter l’Île-de-France

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Grégory Haelterman

15/10/2012

Région Ile-de-France

L’herbe professionnelle est-elle plus verte en dehors de la région Île-de-France ? Ce qui est sûr, c'est que les Franciliens sont nombreux à vouloir tenter l'aventure en Province, selon un sondage CSA-Provemploi. Mais pour quelles raisons, et où se rendraient-ils ?

Alors que Provemploi, le salon pour "vivre et travailler en Province" ouvrira ses portes demain à Paris, un sondage CSA-Provemploi rapporte que 54 % des Franciliens envisageraient de quitter un jour la région parisienne. L'enquête, réalisée sur la base d'un panel de plus de 1000 franciliens, précise que 19 % des sondés seraient "certains" de sauter le pas un jour. Pour 35% des Franciliens, ce n'est en revanche qu’une simple idée.

Ce projet serait motivé, selon les cas, par l’entrée dans la vie active, l’accès à l’autonomie ou le fait d'envisager de construire une famille. Les personnes ayant entre 25 et 34 ans représentent ainsi la catégorie d’âge la plus importante (69 % des répondants) parmi les personnes certaines de leur départ. Par contre, ce désir semble partagé par l’ensemble des catégories sociales (63 % des CSP+, comme 61 % des CSP-), par les natifs d’Île-de-France (50 %) comme par les Provinciaux d’origine (58 %).

Partir oui… Mais où ?

Les deux-tiers de ces personnes (64 %) ont déjà en tête une destination si le départ venait à se concrétiser : 51 % iraient vers une ville petite ou de taille moyenne (moins de 100 000 habitants), contre 26 % qui se rendraient à la campagne ou dans un village, et seulement 18 % dans une ville de plus de 100 000 habitants. Une envie d’air frais mais ensoleillé, puisque la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se révèle être la première citée dans les choix de destination, pour 25 % des répondants. Suivent ensuite la Bretagne (21 %), le Languedoc-Roussillon (19 %) et l’Aquitaine (18 %).

 

Le palmarès des régions où se verraient bien les Franciliens

   

Source : CSA-Provemploi.

 

La qualité de vie comme raison majeure

Trouver un cadre de vie plus agréable représente clairement le motif le plus souvent avancé pour quitter l’Île-de-France (68 %), devant un coût moindre de la vie courante (41 %), le besoin de quitter l’agitation parisienne (38 %), l’occasion de devenir propriétaire de son logement (20 %) ou les opportunités professionnelles (13 %). Les inconvénients principaux de la vie parisienne sont le prix trop élevé de l’immobilier (56 %), le stress de la vie quotidienne (41 %), la durée des transports (40 %) et le coût de la vie (39 %). Autant d’éléments qui se retrouvent cités à titre d’avantages une fois en Province, en plus du climat plus accueillant (33 %), d’un accès plus aisé à la nature et aux loisirs (31 %) et de la plus grande amabilité des gens (20 %).

Un départ à préparer soigneusement

La mobilité professionnelle reste cependant un projet d’envergure qui peut inquiéter. Les personnes prêtes à quitter la capitale et sa région s’inquiètent par exemple d’éprouver des difficultés à trouver un emploi satisfaisant (48 %), des complications pour le conjoint (27 %), d’être loin des proches (27 %) ou d’avoir moins de choix pour leurs loisirs (20 %). Une longue préparation s’avère donc indispensable pour réaliser ce projet et passerait par une bonne connaissance de l’immobilier local (45 %), une visite préalable de la région (37 %) et une connaissance des entreprises et opportunités professionnelles (36 %).

Grégory Haelterman © Cadremploi.fr

5

commentaires

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anne75

25/10/2012

à 14:09

Nous aussi avons tenté l'expérience. Partis de Paris il y a un mois pour Montpellier, nous sommes déçus du peu de sorties culturelles qui s'offrent à nous. Adieu les petits concerts sympas. Certes les gens sont très gentils ici mais ne fonctionnent pas au même rythme. Ce qu'on appelle "qualité de vie" sonne pour nous comme vie plan-plan et fermeture d'esprit. Peut-être que le stress parisien légendaire est tout simplement synonyme de dynamisme ? Tout ça pour dire que les Parisiens convaincus ont intérêt à bien réfléchir avant de se lancer et que la province ne peut pas correspondre à tout le monde.

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mia1976

25/10/2012

à 09:59

A mon avis les franciliens sondés se bercent d'illusions.
pour avoir travaillé 5 ans en Aquitaine (lot et garonne et pyrénées atlantique) avant de venir travailller sur Paris, je ne regrette pas du tout mon choix

le sud de la France:
-pas de perte de temps dans les transports? oui mais obligation d'avoir une voire deux voitures
-coût moindre de la vie? certes mais salaires qui vont avec, donc pas de réel amélioration du pouvoir d'achat
-des personnes accueillantes? pour les vacances, mais qui te font bien comprendre que tu prends les emplois qui leur reviennent de droit
-opportunités professionnelles quasi inexistantes, comparé à l'ïle de France
-climat? on en reparle quand il faudra aller au bureau par 40°C

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mia1976

25/10/2012

à 08:46

A mon avis les franciliens sondés se bercent d'illusions.
pour avoir travaillé 5 ans en Aquitaine (lot et garonne et pyrénées atlantique) avant de venir travailller sur Paris, je ne regrette pas du tout mon choix

le sud de la France:
-pas de perte de temps dans les transports? oui mais obligation d'avoir une voire deux voitures
-coût moindre de la vie? certes mais salaires qui vont avec, donc pas de réel amélioration du pouvoir d'achat
-des personnes accueillantes? pour les vacances, mais qui te font bien comprendre que tu prends les emplois qui leur reviennent de droit
-opportunités professionnelles quasi inexistantes, comparé à l'ïle de France
-climat? on en reparle quand il faudra aller au bureau par 40°C

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jakez

24/10/2012

à 21:07

Etude intéressante mais faussée pour ce qui concerne la Bretagne dont on a amputé Nantes et sa région (Nantes ancienne capitale de la Bretagne pour mémoire est ressortie dans d'autres études relatives aux cadres comme la ville ou une des villes les plus attractives de France pour les cadres dans sa catégorie de population, idem pour Rennes dans sa catégorie, Vannes dans sa catégorie)
Car si la Loire Atlantique était prise en compte avec la région Bretagne je suis porté à croire que cette région reconstituée serait N°1. Cela a peut être l'air anecdotique mais serait le reflet réel de l' attractivité de la Bretagne.
Il en est de même pour toutes les études relatives au poids économiques de la région toujours amputée de son pôle économique le plus important.
Le classement en N°1 ou N°2 ne traduit pas la difficulté de la migration vers l'ouest malgré son tissu d'entreprises.

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Ame_Nomade

24/10/2012

à 18:29

C'est exactement mon cas. Cadre natif d'Ile-de-France, je viens d'emménager cette semaine à Montpellier où j'envisage de rester très très longtemps. A 33 ans, je voulais sortir de cette grisaille, ce stresse, cette pollution, et même... cet état d'esprit endémiques à l'Ile-de-France.

Aujourd'hui grand soleil, comme très souvent, 10°C d'écart avec Paris (25°C contre 15°C), et j'ai tous les commerces et les activités à pieds, les grands centres commerciaux à une rue d'ici, etc. Ici il y a l'espace pour réaliser de grands projets de type éco-quartier, bâtiments basse consommation, et les gens eux-mêmes ne sont pas pareils.

Rénover Paris ? Pourquoi pas, mais alors il faut être patient (~50 ans ?), ou bien quitter Paris. La décision est relativement naturelle, en fait.

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