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À quoi ressemble le quotidien d'un franchisé ?

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Régis Delanoë

28/09/2015

Le franchisé est-il un chef d’entreprise comme un autre ? Comment organise-t-il ses journées de travail ? Quels sont les avantages de s’engager dans un réseau ? Tout ce qu’il faut savoir sur la façon dont travaille au quotidien un franchisé.

Une activité de chef d’entreprise

Lui-même entrepreneur de grande expérience et fondateur du salon des micro-entreprises, Alain Bosetti sait ce qu’il en est du quotidien d’un franchisé. « C’est globalement celui de tout entrepreneur se lançant dans une création d’entreprise, assure-t-il. Il faut avoir le bon état d’esprit pour se lancer dans pareille aventure. » À savoir beaucoup de dynamisme et de préférence un tempérament de fonceur. « La bonne attitude pour réussir, c’est être motivé et se démener pour imposer son concept et le viabiliser, ce qui ne se fait pas en restant chez soi à attendre que les clients viennent à vous », prévient Patrick Rougeon, fondateur du réseau d’animation scientifique pour enfant Les Savants Fous. Le gros du travail quotidien d’un franchisé, surtout au début de l’activité, est donc d’aller chercher la clientèle, la fidéliser, continuer à prospecter… Avec un avantage indéniable par rapport à un entrepreneur indépendant : la force et la réputation de la marque du réseau et les outils publicitaires mis à disposition de la franchise pour faciliter son travail de communication.

 

Le maître-mot : la polyvalence

« Une fois que l’affaire tourne, un franchisé doit généralement décliner son temps de travail ainsi : 30 % de relation client, 30 % de management RH, 30 % de gestion courante et 10 % de vie du réseau », calcule Julien Moineau, fondateur et PDG du groupe Axeo Services (services à la personne). Mieux vaut donc savoir faire preuve de polyvalence, une qualité que possèdent heureusement la plupart des candidats à la franchise, constate Bernard Tardy, gérant du cabinet conseil RBC : « La moyenne d’âge est de 40 à 45 ans et 90 % d’entre eux occupaient auparavant une fonction de cadre. » Ce qui leur a permis d’acquérir des réflexes d’adaptabilité au travail. « Il faut savoir ne pas rechigner à mettre la main à la patte et à remplacer au pied levé un employé malade par exemple ou lorsqu’il y a un surplus soudain d’activité », illustre Rose-Marie Moins, responsable de la formation à la Fédération Française de la Franchise.

 

Moins de paperasse qu’en indépendant

Niveau temps de travail, si le franchisé ne doit pas compter ses heures, il a un avantage de taille par rapport au créateur d’entreprise indépendant : de l’administratif et de la comptabilité moins chronophages. « En règle générale les franchiseurs mettent à disposition des franchisés un ensemble d’outils et de process leur permettant de gagner du temps », constate Pierre-Michel Cros, consultant du cabinet de conseil MADERE. Exemple : la franchise Essentiel & Domicile (services à la personne) met à disposition de ses franchisés un outil informatique avec QR Code permettant aux employés de donner instantanément des informations sur les clients visités et le temps passé. « C’est un gain de temps considérable », remarque Pierre-Michel Cros.

 

En lien constant avec le réseau

Au quotidien, le franchisé est aussi aidé si besoin par le franchiseur, via les animateurs de réseau. « Ils font l’intermédiaire et s’assurent à la fois du fait que le franchisé respecte bien les termes du contrat mais aussi qu’il reçoive tous les renseignements nécessaires au bon pilotage de son entreprise », développe Patrick Rougeon. Suivi des devis, des factures, de l’encaissement, gestion du planning et des RH… Le franchisé est guidé dans ses fonctions et bénéficie de l’expérience d’un réseau qui a déjà fait ses preuves.

 

L’obligatoire soutien des proches

Dernier point à ne pas négliger : le franchisé doit se sentir soutenu par ses proches. « Comme pour toute création d’entreprise, c’est essentiel car cela va au-delà du travail. Cela implique un changement de vie pour toute la sphère familiale », fait remarquer Rose-Marie Moins. En général, le retour sur investissement n’est pas possible avant un ou deux ans dans le meilleur des cas et il faut bien souvent se priver soi-même de salaire les premières semaines voire les premiers mois suivants le lancement de l’activité. « On y pense jour et nuit alors l’aspect psychologique est très important, insiste Alain Bosetti. Il faut être fort mentalement et sentir la confiance des siens. »

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